Remington T1.

Remington_couv.jpgremington1_10.jpgEditeur: Ankama Editions
Scénariste : Tot
Dessinateur : Adrian
Famille: Comics Bimestriel
Pages: 36 pages
Prix: 3.5 €
Date de parution: 15-12-10

Résumé de L’éditeur :

Toujours dans les pires coups, les frères Smisse . Pas dans les magouilles qui rapportent de l’argent facile mais dans celles qui demandent du doigté, de l’audace aussi et bien sûr, une bonne dose de risque ! Remington toujours devant, ombre cynique et moqueuse, collectionneur invétéré de Shushus, et Grany, son frérot, rieur et costaud, qui assure les arrières. Chez les Smisse, les arnaques c’est toujours une affaire de famille, même quand ça tourne mal…

Mon avis :
C’est le premier comics de la maison Ankama : signé de Tot (co-fondateur d’Ankama et scénariste du manga Dofus notamment) et Adrian (dessinateur espagnol remarqué du Corbeau noir). Cette série se déroule dans l’univers de Wakfu qui a déjà engendré une série BD (Wakfu Heroes).
On retrouve pour ce premier opus deux membres du clan des Roublards : Remington et Granny (Smisse), deux frères, voleurs de haute voltige, qui vont tenter un gros coup, un très gros coup ! Adrian nous offre un dessin de très bonne facture. Il fait partie de la talentueuse « équipe espagnole » qui émerge après Guarnido (Blacksad), Ibanez (Jazz Maynard), Arnaiz (Légendes de Parvaterra), pour ne citer qu’eux. On ne pourra pas dissocier le graphisme d’Adrian de la mise en couleurs de Sygas. Cette dernière amplifie le dynamisme imposé par le style comics, notamment lors de la scène de l’absorption de la potion de rappel qui « fait gerber Granny Smisse » ! J’ai apprécié le découpage de Tot. Il s’en dégage trois parties principales : passé, présent, passé avec des entrées/sorties de séquences très à propos. Je précise que je ne suis pas un adepte du monde de Wakfu. Ceci ne m’a pas empêché de passer un bon moment avec ce premier volume qui se termine sur une note de suspense des plus intenses. Qui plus est, un petit complément vous est proposé à la fin de l’histoire pour comprendre certaines situations et connaitre certains personnages. Pour un premier essai, c’est assez concluant ! On notera également le prix qui n’est pas excessif !
Laissez-vous tenter !!
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Little Beetle.

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ARZAK l’arpenteur -Tome 1.

Couv_114382.jpg114382_pla.jpgDessin et scénario : Moebius

Editions Glenat

Sortie le  15/09/2010

Prix conseillé : 18 €

Genre : Science fiction, Fantastique

Résumé (de l’éditeur) : On ne connaît de lui que son visage brûlé par les vents du désert, sa grande cape et son chapeau en forme de cône. On sait qu’il chevauche un curieux volatile d’un blanc éclatant. Ensemble ils survolent un univers de fin du monde, aux perspectives désolées et stériles. Ils y croisent les lambeaux d’une civilisation engloutie. Ils traversent des situations absurdes, aux prises avec une faune et une flore tour à tour cocasses, inquiétantes et mortelles.

 

Mon avis : Attention chef d’œuvre ! La première attention va au livre lui-même. Plus grand que la moyenne (250 X 350mm), cet album de 72 pages est un bien bel objet. Les pages intérieures en papier glacé et grand format donnent la pleine mesure au dessin de Moebius, « la » référence en matière de Science-fiction, un homme qui a même influencé le cinéma à Hollywood (Bladerunner,…).Seul bémol, le prix :18 euros mais c’est une belle réalisation graphique et puis c’est du Moebius… En 1977, Moebius, alias Jean Giraud, avait sorti un livre intitulé « Arzach ». Pour des raisons de droits probablement, il modifie l’orthographe pour le publier chez « Moebius productions ». Mais personne n’est dupe, c’est bien le même personnage et le même contexte. On ne savait rien d’Arzach. Trente trois ans plus tard, l’auteur se donne trois tomes pour nous en faire savoir plus à son sujet.

Alors que Moebius et Jean Giraud sont la même personne, en réalité ce sont deux univers graphiques totalement différents. Moebius a un style graphique plus simple et plus épuré et très abouti. C’est presque la perfection du trait. La mise en perspective sur des grandes surfaces imprimées et le travail de mise en couleur minutieux parachève une grande œuvre. Le scénario est typique du style Science fiction dans lequel excelle Moebius. Les grandes cases sans dialogue ne sont pas rares et les dialogues sont plutôt brefs. Pas de longs monologues à la « Blake et Mortimer ».Cet album, ça se compulse, ça s’admire, ça se contemple, ça se déguste…C’est du ravissement à chaque page et cela se lit d’une traite. L’excellent cahier graphique en fin d’album décidera les derniers réticents. Assurément un des grands albums de l’année 2010.

 

9/10

 

Capitol.

 

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MAGASIN GENERAL -Tome 6: Ernest Latulippe.

Couv_117401.jpgPlancheA_117401.jpgDessin et scénario : Loisel & Tripp

Editions Casterman

Sortie le  10/11/2010

Prix conseillé : 14,95 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : En l’absence de Marie, dont personne ne sait si et quand elle reviendra de Montréal, Serge a pris la décision de s’occuper désormais de son commerce. C’est qu’il faut bien approvisionner Notre- Dame-des-Lacs, qui manque de tout depuis que son Magasin Général est tombé en déshérence. Malheureusement, ce n’est pas si simple. Les fournisseurs de Saint-Simon, qui n’accordaient leur confiance qu’à Marie, refusent de faire crédit à Serge. La tension monte au village, scindé en deux camps : ceux qui regrettent Marie (surtout les hommes) et ceux qui sont heureux qu’elle soit partie (surtout les femmes), ne lui pardonnant pas d’avoir « fauté ». Pendant ce temps, Marie s’amuse comme une folle à Montréal, sort et multiplie les amants. Mais elle est nostalgique du village…

 

Mon avis : On va croire que je me répète mais le tome 6 de cette saga, qui se déroule dans un petit village reculé du Québec, est du même niveau que ces cinq prédécesseurs. On pourrait pourtant croire qu’à force de tourner dans ce village, on va finir par s’en lasser…Mais pas du tout ! Il se passe toujours quelque chose à la Paroisse de Notre-Dame-des-lacs. Je pourrais reprendre mot pour mot ma chronique du tome 5. Rien n’a changé et les péripéties que vivent les villageois sont toujours aussi passionnantes. Les tournures de langage typiquement québécoises, les dialogues de derrière les fagots, des personnages à la fois justes et typés, font mouche à chaque fois et la lecture reste un ravissement. Même les canards ont du style dans cette BD ! Et puis, ce dessin à quatre mains est et reste extraordinaire, un vrai régal ! Je n’ai aucun reproche à faire à cette série !

Si vous n’avez pas encore plongé dans l’univers du Magasin général de Loisel et Tripp, il est plus que temps de vous y mettre. Il n’est pas encore trop tard, ne mourrez pas idiot ! Incontournable !

 

8,5/10

 

Capitol.

 

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La confrérie du crabe T3:Troisième partie.

Confrérie du crabe (La)3.jpgConfrérie du crabe (La).jpgAuteurs : Gallié et Andreae.
Editeur : Delcourt.
Sortie : 11/2010.

Réponses.
Pourquoi ont-ils fait ce même rêve ? Pourquoi ont-ils été transférés dans ce monde ? Qui se cache derrière cette machination ? Sous l’emprise du crabe qui les ronge de l’intérieur, les enfants ne comprennent toujours pas ce qui leur arrive. Pourtant, ils ont les cartes en main depuis le début, ils ont affronté mille épreuves qui étaient autant de réponses… des réponses qu’ils n’osent s’avouer.
La métaphore.
Les deux premiers tomes nous avaient fait beaucoup voyager. Les héros  n’arrêtaient pas de courir d’un univers cauchemardesque à un autre. Et  voilà donc le tome final, l’album des réponses et des révélations. Dans ce dernier opus, la métaphore se veut plus directe, finie la récréation, finis les rêveries, retour à la réalité et surtout à la…vie. Le message  est bien là, un peu d’espoir et surtout beaucoup  courage.. Rien de plus, rien de moins.
Mais ce qui marque à coté du scénario du docteur Gallié , c’est le dessin d’Andreae. C’est du très grand art. Il a su mettre en image de façon remarquable ce monde onirique avec des scènes assez hallucinantes comme page 15 où l’on voit une armée de squelettes travailler à la chaine. Grandiose !
En plus, tous ses personnages ont une gueule pas possible. Si vous y faites attention, vous trouverez aussi pas mal de référence au cinéma.
La confrérie se révèle au final comme un récit atypique, un ovni tel un film de David Lynch. On aime ou pas mais difficile de rester indifférent devant un tel spectacle. Que la danse macabre commence, les crabes, faites attention qu’on ne vous écrase pas ! On y prendrait certainement beaucoup de plaisir.
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Thorgal T32:La bataille d’Asgard.

Thorgal32.jpgThorgal3.jpgAuteurs :Rosinski et Sente.
Editeur : Le lombard.
Sortie : 11/2010

Mon royaume pour…..

Alors que Thorgal poursuit les ravisseurs du jeune Aniel, son fils aîné Jolan s’apprête à franchir définitivement le seuil de l’adolescence. Vainqueur de périlleuses épreuves, il doit maintenant pénétrer le royaume d’Asgard pour en rapporter un fruit du jardin d’Idun, unique remède pour sauver Vylnia, la mère de Manthor. Afin d’atteindre cet objectif, ce dernier lui a confié une armée. Mais, pourra-t-elle le protéger des manigances du perfide Loki ? Une chose est certaine : le jeune homme sortira transcendé du royaume …
Evacuez Asgard
Après la lecture de cette (brève) bataille d’Asgard, j’ai plutôt un avis neutre. D’un coté, on a une lecture agréable, on arrive au bout de l’album sans peine. Le dessin de Rosinki est fidèle à ses dernières réalisations. Mais c’est aussi sans palpitation que j’ai refermé ce tome 32.Et comme  on parle d’un album de Thorgal, je trouve qu’un « moyen plus » c’est presque limite pour le héros des héros. L’histoire  est aussi scindée en deux, celle de Jolan dans le royaume de dieux et Thorgal , notre néo retraité qui reprend du service pour retrouver son 2e fils. Pour Jolan, tout se passe gentiment, tout coule de source, même quand il rencontre Odin dans sa pièce de théâtre. Bref, vivement que Jolan sorte de là car ça devient pénible et risible.  Quand à Thorgal, il fait presque choux blanc dans ce tome. On a  seulement des effluves d’un lointain voyage vers les 1001 nuits. Il serait temps que tout ce beau monde reprenne un peu de testostérone car on va finir par s’endormir à cause de la lenteur de l’un et la gentillesse de l’autre
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Interview de Béatrice Tillier.

Après Jérémy, Philippe Xavier, c’est au tour de Béatrice Tillier pour une petite interview. Le bois des vierges est donc à l’honneur pour mon plus grand bonheur.

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•Je suppose que tu es ravie de voir enfin ce tome 2 chez les libraires, le chemin de l’édition du bois des vierges n’a pas été toujours un long fleuve tranquille ?

Bois des vierges (Le)1.jpgEffectivement !! Beaucoup de rebondissement à cause du rachat du catalogue Laffont. 1 an de perdu pour le Bois des Vierges et ses lecteurs. Du coté des auteurs par contre, les idées ont fusé, je me suis remis à écrire et nous avons réfléchi avec Jean à des projets futurs.

•Comme je viens de relire les 2 tomes du bois des vierges, je me suis demandé surtout en voyant le tome 1, si tu avais travaillé le comportement  de certains animaux comme les loups pour les retranscrire dans ton dessin ?

Pour qu’ils ne paraissent pas incongrus au milieu de l’histoire, il fallait les penser comme les autres protagonistes : des hommes, mais en plus poilus !!! Jean tenait à ce qu’ils conservent une noblesse dans leur stature et pas le coté « rampant » d’un animal à quatre pattes. Il suffisait de garder à l’esprit que les animaux avaient un comportement  humain et les humains un comportement bestial.

•Pour le tome 2, on est plus dans les mythes et légendes. Quels sont les êtres imaginaires que tu as aimé dessiner et  inversement  et tes sources d’inspirations pour les retranscrire?

Tous !!! Je crois que la majorité des dessinateurs rêvent tous un jour de donner leur tillier3.jpginterprétation des créatures mythologiques !!! Pour me les approprier, je les ai pensés comme des hybrides, un mélange des deux corps plutôt qu’une simple superposition. Je partais de l’animal de base (bouc, cheval, aigle…) en lui donnant des traits humains. J’ai un peu compulsé tout ce qui avait été déjà fait pour ne pas refaire la même chose !!

•T’attendais tu à revisiter autant des légendes au début du BDV ? Tu ne te demandes pas parfois ce que Jean Dufaux va encore inventer pour la suite ?

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Oui, je savais que j’aurai un sacré bestiaire. Je reste d’ailleurs un peu frustrée, car nous n’avons pas eu la place de tous les montrer !! Il manque par exemple les sirènes qui sont juste citées. On se demande toujours ce que Jean va inventer !! D’autant plus quand on n’a pas tout le scénario sous  les yeux !!

•ET si on inversait les rôles…Quel animal serait pour toi
 tillier2.jpgAube ? Surement pas une jeune biche !! Plutôt un félin, car son haut rang dans la société lui confère une certaine prestance. On la voit comme un petit chat apeuré mais elle n’hésite pas à sortir les griffes !! Une panthère des neiges ?

•Hugo ? Un bon gros toutou, fidèle, droit, travailleur. Un chien de chasse obéissant, un tillier1.jpgpeu cabot parfois. Un griffon ?

•Arcan ? Un Lion sans hésiter !! Il veut tout diriger, rester maitre de sa progéniture.

•Et aussi quel homme serait 
Loup Gris ? Un vétéran qui a trouvé l’amour chez son ennemi. Un soldat américain qui aurait épousé une vietnamienne et aurait embrassé sa cause.

•Griffe tout ? Un bel arnaqueur à la petite semaine. Un Arsène Lupin.

•Et Dame Goupil ? Une femme forte et digne malgré la conscience qu’elle a de sa condition sociale.

•Pour terminer, que nous réserve l’ultime tome 3 ?

Je ne le sais pas encore… Beaucoup de rebondissements au début de l’histoire, mais j’en ignore encore le dénouement.

As-tu déjà un projet pour l’après BDV ?

Oui, toujours en collaboration avec Jean, car le tandem fonctionne à merveille et les histoires sont toujours sur mesure !!

Mon petit doigt me dit qu’il s’agirait d’une complainte mais chuuutttt.
Un grand merci à Dame Béatrice pour cette belle interview.
Et vive le bois des vierges.

Les eternels car Uma le vaut bien….

eternels.jpgeternels1.jpgAu cœur de l’enfer blanc Canadien, Uma et Jaî sont chargés de retrouver une mallette contenant des diamants le tout dans un avion disparu dans une tempête de neige. Deux enfants ont sans doute résisté au crash et Elisapie est la pour retrouver son fils et servir de guide
Mais entre les tueurs (forcement méchants et sans scrupules) et la nature hostile, Uma et Jaî ont du mal à survivre.
Et revoilà la sculpturale Uma. A priori elle a oublié tous ses problèmes existentiels et maintenant assume totalement sont rôle de substitution. Yann à connu des jours meilleurs pour son scenario. Il déroule tranquillement son personnage et c’est…sans surprise. Il ne réussi pas à capter l’attention du lecteur. Ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais c’est une bd qu’on ne relira pas deux fois (ou plus !). Reste des moments sympathiques, comme le vœu de chasteté de Jaî résister aux assauts sans concessions de leur guide aussi pulpeuse que fort en gueule (c’est le moins que l’on puisse dire), ou encore l’accent et les expressions Canadiennes toujours sympathiques. Une nouveauté Yann en profite pour distiller des messages écologistes (dénonciation de l’exploitation des nappes de schistes bitumineux, influence de l’homme sur le milieu naturel) et sociaux (droit des indiens autochtones de disposer de leur terre).
Reste les dessins de caractéristiques de Meynet. Mais la aussi on ne joue plus : les femmes sont plus pulpeuses que jamais. Même en combinaison de plongé (qui n’est pas l’archétype d’une tenu de soirée) Uma ressemble à un mannequin …. Cela nuit à la crédibilité. Evidemment si c’est cela que l’on recherche le lecteur en aura tout son saoul.

Tout cela fait de ce tome, une BD qui ne sort pas du lot mais reste un moment de lecture agréable. Pour ma part je ne sais pas si je vais continuer la série car elle s’essouffle. A noter que l’on sait enfin ce qu’est « la cire qui chante » titre du précédent opus et l’élucidation de titre accrocheur reste (il est vrai) une bonne surprise !
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Tigrevolant.

 

 

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LES ETERNELS – Tome 6: Le cercueil de glace

116232_c.jpgPlancheA_116232.jpgDessin : Félix Meynet- Scénario : Yann

Editions Dargaud

Sortie le  26/11/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Aventures

 

Résumé (de l’éditeur) : La magnifique Uma, sur la piste d’un avion disparu dans une tempête de neige, se retrouve plongée au coeur du Grand Nord canadien. L’un des passagers de l’avion, un enfant, a visiblement survécu au crash, mais dans cet univers hostile, peuplé de loups et recouvert de neige, sa survie ne tient qu’à un fil.

 

Mon avis :

Oyez ! Oyez, bonne gens !…Sonnez tambours, trompettes ! Félix Meynet sort avec Yann le tome 6 de la série « Les éternels » qui est en réalité la suite de l’histoire du tome 5 ! Oui, je sais, cela devient très compliqué de suivre le fil conducteur dans le monde de la BD…Debout ! Amateurs de jolies pins up, cette série est faite pour vous !…La réputation de Meynet n’est plus à faire ! Une foule de chasseurs de dédicaces et autres revendeurs sur Ebay, avides de la bonne pin up sur papier BD, hantent déjà leurs lieux de rassemblement, qui à Angoulème, qui devant la porte de leur librairie préférée (non, Samba, il ne passera pas chez BDscope !), pour espérer recevoir des mains de ce génial dessinateur, après tirage au sort, achat d’un tirage de tête qui vous coûtera la peau des fesses et moult péripéties, « le » graal tant attendu qui deviendra « la » pièce ultime d’une collection, qu’on ne montre qu’aux aficionados, à un cercle très restreint et trié sur le volet de compagnons, d’admirateurs de ce « phare » de la littérature BD franco-belge. D’autres, enfin,  se dépêcherons d’en faire profiter le « vulgus pecus » via le world wide web, moyennant payement d’une somme sonnante et trébuchante. Mais avant de partir battre la campagne, de suivre le « Meynet on tour », pourquoi ne pas lire ce divin album ?…Le scénario de Yann nous avait laissé dans l’expectative et pendant presque six mois nous avons du patienter…Six mois ? Le tome 5 est sorti en mai 2010. J’aurai dit au départ un an…Eh oui, Meynet a dû travailler à marche forcée pour livrer son opus pour la fin de l’année. L’histoire de Yann  tient ses promesses et nous avons droit à quelques péripéties et rebondissements qui tiennent en haleine le cher lecteur…

Mais il y a quand même quelque chose qui ne va pas, Yann ! Pourquoi avoir fait dérouler cette histoire dans le grand Nord, dans la neige ? Bonjour, manteaux de fourrure, passe montagne, moufles,…Les pins up se rhabillent….Ca va pas, ça !…Pourquoi ne pas avoir fait cette histoire sous l’équateur ? Heureusement, Meynet ne connaissant que son courage, va dévêtir Uma en fin d’album pour la bagarre finale…Même pas froid ! En plus, s’est plus facile pour se démener…Ouf, la série est sauve !…Oui, c’est bien un album de Meynet…

En conclusion, j’ai apprécié la lecture et le scénario mais j’ai trouvé le dessin de Meynet un peu moins accrocheur et moins abouti. Est-ce du à l’histoire qui s’y prête moins ? Oui, peut-être…A chacun de se faire son idée sur la question.

 

7,5/10

 

Capitol.

 

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