
Synopsis de l’éditeur :
Optus Warhole, le duplicateur d’humains, se mue en Artiste du Mal Suprême, prompt à jouer et à se jouer de tout, de l’infiniment grand, y compris une ouverture abyssale sur l’inconnu du cosmos, ou de l’infiniment petit, y compris quatre destins humains, il est vrai pas tout à fait ordinaires, car tout simplement ses préférés : ceux de Nike, Leyla, Amir et…Sacha.
Mon avis :
Cette BD est la suite du Sommeil du monstre, commenté par Miss Chikita ici. Personnellement, je n’avais pas trop apprécié le volume 1, qui, pour moi, part un peu dans tous les sens et demande presque un mode d’emploi (je lui aurai donné 6/10). Le 2 me paraît mieux construit, moins ‘explosif’. J’ai d’ailleurs lu sur d’autres sites que c’est ce que reprochent un peu les inconditionnels à Bilal : ne pas avoir fait un deuxième opus aussi déjanté que le premier. De mon côté, je remercierai l’auteur d’avoir pensé aux gens qui, comme moi, estiment avoir le cerveau dans le bon sens 🙂
Alors là-dedans, vous trouverez des clones qui pensent être l’original, un fou qui repeint son salon avec du sang, trois petits orphelins qui ont connu les premiers jours de leur vie ensemble et que la vie rapproche dans un Sarajevo quasi post-apocalyptique. Une chose qui me gêne un peu – mais c’est sans doute la ‘patte’ de l’auteur, c’est cette dominante grise et sale, ces ‘couleurs-vomi’, ces nombreux visages où le sang suinte comme de la sueur, ces personnages dont les contours semblent non pas découpés mais déchirés. Difficile de rester indifférent : je pense qu’on aime ou qu’on n’aime pas.
L’intrigue commence à m’intéresser un peu plus mais je pense toujours que l’auteur gâche un peu ses idées (une femme qui devient noire de peau, des conflits d’identité entre clônes, un gros nuage bizarre qui fait pleuvoir une sorte d’acide sur les gens, et la fin qui semble remettre en cause l’origine même de l’homme sans nous y avoir préparé au fil du scénario [quand parle-t-on d’une telle découverte dans les pages ou le volume précédents ???]) en nous les jetant à la figure au lieu de nous les suggérer peu à peu. De même : quid de la capacité mémorielle de Monsieur Nike, si omniprésente dans le premier tome ?
En lisant cette BD, j’ai eu l’impression de plonger dans l’esprit d’un auteur tourmenté.
Ma cote : 7/10 (c’est néanmoins fort original)
































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