32 décembre

32 décembre

Synopsis de l’éditeur :

Optus Warhole, le duplicateur d’humains, se mue en Artiste du Mal Suprême, prompt à jouer et à se jouer de tout, de l’infiniment grand, y compris une ouverture abyssale sur l’inconnu du cosmos, ou de l’infiniment petit, y compris quatre destins humains, il est vrai pas tout à fait ordinaires, car tout simplement ses préférés : ceux de Nike, Leyla, Amir et…Sacha.

Mon avis :

Cette BD est la suite du Sommeil du monstre, commenté par Miss Chikita ici. Personnellement, je n’avais pas trop apprécié le volume 1, qui, pour moi, part un peu dans tous les sens et demande presque un mode d’emploi (je lui aurai donné 6/10). Le 2 me paraît mieux construit, moins ‘explosif’. J’ai d’ailleurs lu sur d’autres sites que c’est ce que reprochent un peu les inconditionnels à Bilal : ne pas avoir fait un deuxième opus aussi déjanté que le premier. De mon côté, je remercierai l’auteur d’avoir pensé aux gens qui, comme moi, estiment avoir le cerveau dans le bon sens 🙂

Alors là-dedans, vous trouverez des clones qui pensent être l’original, un fou qui repeint son salon avec du sang, trois petits orphelins qui ont connu les premiers jours de leur vie ensemble et que la vie rapproche dans un Sarajevo quasi post-apocalyptique. Une chose qui me gêne un peu – mais c’est sans doute la ‘patte’ de l’auteur, c’est cette dominante grise et sale, ces ‘couleurs-vomi’, ces nombreux visages où le sang suinte comme de la sueur, ces personnages dont les contours semblent non pas découpés mais déchirés. Difficile de rester indifférent : je pense qu’on aime ou qu’on n’aime pas.

L’intrigue commence à m’intéresser un peu plus mais je pense toujours que l’auteur gâche un peu ses idées (une femme qui devient noire de peau, des conflits d’identité entre clônes, un gros nuage bizarre qui fait pleuvoir une sorte d’acide sur les gens, et la fin qui semble remettre en cause l’origine même de l’homme sans nous y avoir préparé au fil du scénario [quand parle-t-on d’une telle découverte dans les pages ou le volume précédents ???]) en nous les jetant à la figure au lieu de nous les suggérer peu à peu. De même : quid de la capacité mémorielle de Monsieur Nike, si omniprésente dans le premier tome ?

En lisant cette BD, j’ai eu l’impression de plonger dans l’esprit d’un auteur tourmenté.

Ma cote : 7/10 (c’est néanmoins fort original)

Les chroniques de Magon,Les seigneurs de Katë.

ChroniquesDeMagonLes5_23102007_231857chronique_magon_bd5_pl1Le résumé.
Giss et Asmo continuent leur voyage sur l’océan figé. Durant le périple, Asmo a un comportement inquiétant, instable. Il maîtrise de moins en moins ses pulsions meurtrières… Il doit partir ! Lors d’une attaque, il se sacrifie et libère un passage pour le vaisseau. Mais en sauvant ses amis, il se fait capturer par un prêtre au service des Seigneurs de Katë qui le conduit à ses maitres…

Mon avis.
Mais pourquoi   y-a-t’il eu cet affreux tome 4 ? Cet album avait été pour moi une très grosse déception, un tome beaucoup trop énigmatique, incompréhensible par moments  à cause d’un  charabia pseudo mystique. Et avant la lecture du dernier opus, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai relu ce foutu tome 4. Alors vous comprenez bien que je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de lire « les seigneurs de Katë ». Mais voilà, l’histoire est de nouveau plus accrocheuse, plus palpitante. Un grand merci aux scènes d’action qui ont remis le bateau sur la glace. Donc me voici réconcilié avec cette série, certes il manque l’ambiance unique des premiers tomes mais au moins la lecture est plaisante et les personnages reprennent du poil de la bête. Le dessin (Lapeyre) et la colorisation (Elsa Brants) y sont aussi pour beaucoup mais là, la qualité n’a jamais diminué  dans aucun des albums. Par contre, le dessin flirte de plus en plus avec le style Manga notamment dans l’expression de certains sentiments. Etonnant par moment mais aussi amusant.
Au final, un album nettement plus cohérent, pourvu que ça dure.
surprises.smileysmiley.com.7

Le blog d’Elsa Brants ICI.

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La liste 66,Missouri

Liste66La2_06072007_234357Planche_bd_7793_liste_66_(la)_tome_2Le résumé.
Alex et son fils ont fui l’Illinois, trouvant refuge dans le Missouri. Alex a pris une nouvelle identité : il peut ainsi surveiller discrètement un agent figurant sur la fameuse liste 66 qui était en contact avec Sacha. Pour Alex, c’est sûr, cet agent est en danger et le tueur, le mystérieux ‘clown’, doit certainement roder dans le coin. Mais pour qui travaille véritablement le clown ? Comment Alex parviendra-t-il à rejoindre la côté ouest alors que le KGB et le FBI sont à ses trousses ?


Mon avis.
La liste 66 continue sa route pour  nous emmener  dans le Missouri. On suit toujours la trace d’Alex, ce héros atypique,  un agent russe travaillant pour le KGB accompagné de son fils. On est loin du héros sans  peur et  sans reproche et blanc comme neige car notre homme use de toutes les ficelles de sa profession  pour s’en sortir. L’autre point fort de cette BD, c’est l’ambiance très « road movie » dans une Amérique profonde des années 60 magistralement dessinée par Eric Stalner. On s’y croirait et donne une saveur toute particulière à cette chasse aux sorcières communistes. J’ai aussi apprécié de voir qu’Eric Stalner arrive à dessiner des autres gueules .Par rapport au « Voyageur », on le sent nettement plus dans son élément.
Un récit d’espionnage qui mérite d’être lu. Faites rugir les moteurs et partons pour le Kansas.

surprises.smileysmiley.com.7

Une interview de l’auteur ICI.

 

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Sorcières, par Chabouté

Sorcières

Synopsis de l’éditeur :

Atmosphères sombres, campagnes perdues, entre sortilèges, philtres et envoutements, quelques vieilles mènent la danse.
Avec ces histoires de chats noirs, de curés pas très catholiques, de pactes douteux, de poupées épinglées, et de divinations approximatives, il ne fait décidement pas toujours bon vivre dans nos campagnes.

Christophe Chabouté
met en image avec talent ces vieilles femmes jeteuses de sorts.

Un humour noir, très noir, servi par un trait tout aussi noir où la chute de chaque histoire tombe comme un couperet.
Un recueil de quinze histoires courtes où se cotoient bêtise et méchanceté ordinaires, sinistres farces et règlements de compte.
En bref, 136 pages de pur bonheur…

Mon avis :

Hum hum… ‘136 pages de pur bonheur’, je dirais que c’est tout relatif. Oui, j’ai beaucoup apprécié le dessin en noir et blanc, où le style minimaliste de Chabouté rend à merveille l’ambiance glauque qu’il cherche à entretenir. L’image frappe, tranche, fait mouche.

Le scénario m’a laissé tout aussi pantois, mais dans l’autre sens. 15 histoires extrêmement courtes mais qui s’apparentent parfois à la grosse blague de potache, aux poncifs sur les sorcières, et ont souvent une conclusion prévisible dès les toutes premières cases. Comme elles sont très courtes, il est difficile de se plonger dans une quelconque histoire. Je n’ai pas trouvé cela très imaginatif. C’est un peu comme si je vous disais : ‘C’est l’histoire d’un homme qui fait appel à une sorcière pour tuer son patron. Elle lui demande un objet du patron et il ramène un stylo. Seulement, le patron avait emprunté le stylo dans le bureau du type et quand la sorcière lance le sort, c’est son client qui meurt. Voilà, c’est fini, passons à une autre.’

Je n’ai quasi jamais été surpris et je suis heureux de l’avoir emprunté à la bibliothèque sans l’acheter.

Ceci dit, chacun ses goûts et les inconditionnels trouveront une intégrale chez Vents d’Ouest.

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Ma cote : 5/10

La cible (ADN) ,Desert rouge.

LaCibleAdnCycleIi1_13092007_215954Planche_bd_8224_cible_(la)_-_a.d.n._cycle_ii_tome_1Le résumé.
Un café perdu dans les décors grandioses de l’Ouest des États-Unis est attaqué par deux hommes masqués qui massacrent tous les témoins du drame. Les policiers arrivés sur les lieux sont surpris par la résistance d’un client qui malgré trois balles dans le ventre est toujours en vie et récupère rapidement. Le docteur FLEMING qui le soigne à l’hôpital de Tucson découvre que le sang de l’inconnu possède des particularités étonnantes. Il vend sa découverte à PORTER, patron peu scrupuleux des laboratoires pharmaceutiques Biolab. L’angoisse de la chasse à l’homme recommence pour ALEX qui jusqu’alors vivait heureux aux côtés de ses amis indiens.


Mon avis.
A.D.N. est une série qui ne m’a jamais laissé indifférent. Il faut dire aussi que ce nouveau cycle commence fort, une scène apocalyptique orchestrée de main de maitre par Bruno Rocco, seul aux commandes désormais. Un début d’album digne d’un bon uppercut en plein visage comme le reste de l’histoire d’ailleurs, pas le temps de s’ennuyer. On nous sert de la sueur, de la baston, du sang et de la rage. D’ailleurs, on sent que le tome 2 va faire très mal, un peu comme la démonstration de Justine aux Masters contre la française Bartoli, la vengeance d’Alex Naga risque d’être terrible.
En plus Rocco n’oublie pas d’y ajouter une ambiance très thriller américain (U-turn par exemple) et on a avec son dessin très expressif, une BD qui se lit rapidement mais très efficace dans un décor fabuleux des rocheuses.
A lire assurément.
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Les Voleurs d’Empires

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Synopsis de l’éditeur :

En juillet 1870, alors que la France de Napoléon III se prépare à la guerre, que les bataillons se regroupent et que les armes se chargent, une mystérieuse jeune femme fait un pacte avec la mort. La sorcellerie commence alors à se répandre dans un Paris assiégé, en touchant particulièrement le pensionnat de Madame de Froidecoeur.

Mêlant avec habileté Fantastique et Romantisme, Dufaux attise le feu d’une intrigue diabolique et permet à Jamar d’imposer un style éblouissant. Du grand art ! La série culte de Dufaux et Jamar, qui s’est achevée l’an dernier avec la parution du tome 7, voit enfin sa publication en intégrale. Un ouvrage indispensable à tout fan de BD, permettant de posséder l’intégralité de cette oeuvre en un seul volume.

Mon avis :

Mon avis sur cette œuvre est assez mitigé. Les dessins sont somptueux et je pense que chaque protagoniste féminine passe par la case ‘effeuillage’ (rassurez-vous mesdames, il y a aussi de la chair fraîche pour vous… j’ai presque envie de dire : ‘pour une livre de chair tout un festin rien de moins’ 🙂 ). Les auteurs nous plongent dans une superbe fresque historique où nous découvrons non seulement les rouages politiques de la guerre franco-prussienne mais aussi la vie quotidienne de la population, la misère, la folie… Le trait est juste, les couleurs quasi ‘d’époque’ et la recherche, très minutieuse.

Néanmoins, le 4ème de couverture et les commentaires du récit donnent à penser que la Mort, qui apparaît dès les premières cases, jouera un rôle crucial dans l’Histoire avec un grand H. Nous savons, certes, que les fondations de notre société reposent sur des cadavres, mais l’aspect ‘fantastique’ du récit – qui m’intéressait particulièrement et démarre sur les chapeaux de roue – me semble cantonné au microcosme de quelques personnages seulement. Des personnages qui passent d’ailleurs de ‘très gentils’ à ‘très méchants’ et vice versa sans qu’on nous explique vraiment pourquoi.

J’aurais aimé voir le jeu de la Mort s’étendre davantage. Une bague maléfique passe d’une fille à l’autre, deux ou trois personnes sont tuées ou deviennent folles, quelques familles pourrissent lentement mais nous sommes très très loin de l’espèce de contamination en chute de dominos que les auteurs nous font entrevoir. La vie suit son cours, la guerre prend son tribut et la Mort fauche les quelques blés qu’elle peut se mettre sous la dent.

Quant à la fin, j’ai bien aimé sa morale et sa note optimiste mais il faut quand même dire que c’est très fleur bleue, tout ça. Un peu comme si un film d’horreur se terminait par le générique de La petite maison dans la prairie.

Bref, j’ai plutôt trouvé qu’il s’agissait d’un récit sur une certaine période de l’histoire de France avec, accessoirement, une petite bulle de fantastique. J’ai eu l’impression de voir un film limité à la petite vie de quelques personnages sur fond de guerre alors que la bande-annonce disait que ces personnages allaient jouer un rôle décisif dans l’Histoire avec un grand H. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n’ai pas eu ce que j’attendais et je suis donc content de l’avoir découvert à la bibliothèque au lieu d’acheter l’intégrale. Contrairement à l’éditeur – qui prêche pour sa paroisse, of course – je ne pense pas que ce soit ‘un ouvrage indispensable à tout fan de BD’.

Si néanmoins vous êtes tenté, il est possible d’en trouver une intégrale

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(La première version de l’intégrale semble indisponible dans le commerce, tandis que la seconde semble encore sur le marché).

Ma cote : 7/10

Voyageur,Futur II

Couverture_bd_2723453359_voyageur_tome_267081Le résumé.
Elevé par JULIA, MAC et ISSA, les deux garçons découvrent peu à peu les pouvoirs que procurent leur possibilité de se téléporter. Ils explorent les différentes zones qui entourent Sorbone, personne ne pouvant les en empêcher. Ils rencontrent, au cours de l’une de leurs sorties, une bande de jeunes Hors-Zone indépendants. Maîtrisant de mieux en mieux leur capacité à se téléporter, ils poussent même jusqu’à revenir à la fondation MARKOVIC, où ils ont été élevés. À la fondation, l’expérience V3, conduite par MARKOVIC devrait lui permettre d’avoir cette fois-ci un contrôle total sur ses sujets… FISH hyper actif, rétif à toute forme d’autorité, fascine LOU plus passif. Il suit son ami tandis que MAC leur inculque les notions de liberté et d’autodétermination.


Mon avis.
Je suis toujours aussi perplexe à propos de cette série. Certes le concept du voyageur temporel pourrait être très intéressant  mais ça fait déjà 2 tomes qu’on est scotché en 2083. On a bien quelques révélations qui nous mettent la puce à l’oreille mais le tout reste assez ennuyeux au final. La faute à un manque de charisme des personnages et à des dialogues pas très crédibles .Il y a quand même des passages plus intéressants comme la fin de l’album mais insuffisant pour faire prendre la sauce actuellement. En plus, il faut bien le dire, le dessin d’Eric Stalner ne convient pas spécialement pour nous transporter dans le futur. Il suffit de regarder les pantalons qui ressemblent à des guenilles du moyen âge pour s’en persuader. Mouais mouais, quand je vous disais que je n’étais toujours pas convaincu par cette série.

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Le lien ICI pour des fonds d’écran et le mini site.

 

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Le sabre et l’épée,les brumes du viel immortel.

sabreetlepee03sabreetl_epeele3_plaLe résumé.
Erlang a vaincu le "Roi-dragon-des-terres". Au terme d’un formidable combat qui l’a laissé sans force, le vieux sage charge Wu Gang de protéger son épée. Mais ce dernier se la fait subtiliser par une voleuse particulièrement habile. Après s’être d’abord affrontés, les deux jeunes gens se retrouvent seuls, séparés et loin de tout. Entre rêve et réalité, aux confins de la folie, chacun va devoir triompher d’une série d’épreuves. Car c’est à cette seule condition que leur sera révélée la légende des deux épées.


Mon avis.
J’ai vraiment été passionné par ce tome. Déjà les deux premiers albums étaient très corrects mais un peu léger par moment. Mais via des épreuves introspectives dans le temple Taôiste, on rajoute une profondeur que j’ai réellement appréciée. On connaît aussi désormais le but de l’aventure et c’est avec un grand enthousiasme que je lirai le prochain tome.
En plus, le dessin  de Boivin  rend parfaitement l’ambiance si particulière des combats orientaux.
Alors, amateurs de  « Kill Bill » et de « Tigre et Dragon » jetez vous sans attendre sur cette série, c’est magistral.
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Tanâtos,l’année sanglante.

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Le résumé.

TANÂTOS, surnommé « Le fils de la mort » ou encore « L’homme aux mille visages », entre en scène en décembre 1913 alors que Raymond Poincaré est président de la République, Gaston Doumergue, président du Conseil. Les socialistes, conduits par Jean Jaurès, qui croient encore pouvoir éviter la guerre, combattent les ardeurs belliqueuses du gouvernement. Le malfaiteur souhaite se servir de ce climat favorable à la guerre pour devenir l’homme le plus riche du monde. Sa science du déguisement, ses moyens illimités, son intelligence exceptionnelle, sa totale absence de compassion, lui permettent d’imaginer crime s et machinations avec une parfaite indifférence pour ses victimes. Deux hommes, BERNIN, commissaire de la Police Judiciaire, et LOUIS VICTOR, brillant détective de l’agence Fiat-Lux, se dressent avec courage face à celui qui veut devenir le Maître du Monde…

 

Mon avis.

En voilà une bonne idée de nous faire mieux connaître Jean Jaures dont on connait tous le nom mais dont on ne sait rien finalement. C’est ce que je croyais au début de l’album mais j’ai vite compris qu’on n’allait pas trop fouiller le destin funèbre du politicien socialiste mais bien que les auteurs prennent le choix de l’uchronie pour nous emmener sur les traces d’un terrible malfaiteur, Tanatos.

On s’étonne de voir une technologie très moderne pour l’aéronautique, les communications, les techniques de déguisement .Cependant le reste de l’histoire colle à la vérité historique. C’est ce mélange qui me perturbe un peu. J’aurais certainement mieux aimé un scénario à la «  brigade du tigre » que ce mélange de Batman et Fantômas. Mais attention, c’est très agréable comme lecture et on se prend très vite au jeu .C’est très efficace, maléfique à souhait, de quoi saliver en attendant le tome 2.

On peut que constater que Delitte est dans son élément avec un scénario se déroulant au début du 20 ème siècle. Les décors, les bâtiments, les automobiles, les tenues, on s’y croirait. Seul petit bémol, on retrouve toujours les mêmes têtes d’un album à l’autre. Rien de rébarbatif en définitive.

Ah oui, un petit mot sur la pochette, superbe.

surprises.smileysmiley.com.7

Le site de cette BD ICI.

 

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Le syndrôme de Caïn,Le conseil des ombres

SyndromeDeCainLe2_29092007_141730syndromedecain02pLe résumé.
50 ans ont passé. Victor Granger devenu théologien est toujours hanté par cet homme qui l’a sauvé en 1994 à Oradour. Il recherche cet homme insensible aux balles allemandes qui traverse les âges sans aucune altération. Il est persuadé qu’il est Caïn, frère et meurtrier d’Abel, condamné par Dieu à l’errance éternelle pour son crime.
Sa quête en croise alors une autre, celle de la fusion froide, procédé permettant d’obtenir une source d’énergie inépuisable, propre et peu coûteuse. L’homme mystérieux s’intéresse à ce projet ruiné par l’explosion de L’Institut de recherche en Sciences Nucléaires détruisant ainsi toutes les données probantes.
Victor et ses compagnons toujours sur ses pas se retrouvent à New York où le professeur Mac Gowen, atrocement assassiné, conserve ses notes sur le réacteur du Projet Cold Fusion ainsi qu’une bourse contenant une étrange poudre… Pendant ce temps, Tina Smith, l’agent de la CIA, suit la trace du groupuscule terroriste qui a attaqué nos héros. Une piste qui l’amène également à New York où elle interroge Maxwell Baron, le PDG de la secte « Divine Light » qui semble être si proche des tueurs.
Quel est ce groupe de terroristes religieux qui sème la mort autour du Projet Cold Fusion ? Ont-ils un lien avec Andrea Balgani, l’homme d’Oradour ?

Mon avis.
Un tome 2 de bonne facture du tandem Tackian / Mutti  qui suit le sillon du tome initial. Un album très dense, riche en rebondissements et aussi très complexe à cause du nombre élevé d’intervenants .Je remercie d’ailleurs les auteurs d’avoir mis en début d’album, une petite présentation des protagonistes qui s’avère très utile.
Avec comme toile de fond le mythe de Caïn et Abel, Tackian nous livre un récit d’espionnage sous fond d’ésotérisme bien ficelé. Par contre, je vous laisse juge sur l’originalité de cet opus car les thrillers religieux foisonnent pour le moment. Vous en voulez encore ?
En ce qui concerne le dessin réaliste de Mutti, il est plutôt agréable.
 Deux petites remarques néanmoins, certains personnages ont une vilaine manie à se ressembler et les couleurs sont un peu trop informatiques à mon goût. Mais l’ensemble donne une réelle ambiance très grand écran.
Alors stop ou encore? Allez encore, ne boudons pas notre plaisir surtout que c’est un véritable tour du monde et des siècles que nous propose cette série.

surprises.smileysmiley.com.7

 

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