
Synopsis de l’éditeur :
En juillet 1870, alors que la France de Napoléon III se prépare à la guerre, que les bataillons se regroupent et que les armes se chargent, une mystérieuse jeune femme fait un pacte avec la mort. La sorcellerie commence alors à se répandre dans un Paris assiégé, en touchant particulièrement le pensionnat de Madame de Froidecoeur.
Mêlant avec habileté Fantastique et Romantisme, Dufaux attise le feu d’une intrigue diabolique et permet à Jamar d’imposer un style éblouissant. Du grand art ! La série culte de Dufaux et Jamar, qui s’est achevée l’an dernier avec la parution du tome 7, voit enfin sa publication en intégrale. Un ouvrage indispensable à tout fan de BD, permettant de posséder l’intégralité de cette oeuvre en un seul volume.
Mon avis :
Mon avis sur cette œuvre est assez mitigé. Les dessins sont somptueux et je pense que chaque protagoniste féminine passe par la case ‘effeuillage’ (rassurez-vous mesdames, il y a aussi de la chair fraîche pour vous… j’ai presque envie de dire : ‘pour une livre de chair tout un festin rien de moins’ 🙂 ). Les auteurs nous plongent dans une superbe fresque historique où nous découvrons non seulement les rouages politiques de la guerre franco-prussienne mais aussi la vie quotidienne de la population, la misère, la folie… Le trait est juste, les couleurs quasi ‘d’époque’ et la recherche, très minutieuse.
Néanmoins, le 4ème de couverture et les commentaires du récit donnent à penser que la Mort, qui apparaît dès les premières cases, jouera un rôle crucial dans l’Histoire avec un grand H. Nous savons, certes, que les fondations de notre société reposent sur des cadavres, mais l’aspect ‘fantastique’ du récit – qui m’intéressait particulièrement et démarre sur les chapeaux de roue – me semble cantonné au microcosme de quelques personnages seulement. Des personnages qui passent d’ailleurs de ‘très gentils’ à ‘très méchants’ et vice versa sans qu’on nous explique vraiment pourquoi.
J’aurais aimé voir le jeu de la Mort s’étendre davantage. Une bague maléfique passe d’une fille à l’autre, deux ou trois personnes sont tuées ou deviennent folles, quelques familles pourrissent lentement mais nous sommes très très loin de l’espèce de contamination en chute de dominos que les auteurs nous font entrevoir. La vie suit son cours, la guerre prend son tribut et la Mort fauche les quelques blés qu’elle peut se mettre sous la dent.
Quant à la fin, j’ai bien aimé sa morale et sa note optimiste mais il faut quand même dire que c’est très fleur bleue, tout ça. Un peu comme si un film d’horreur se terminait par le générique de La petite maison dans la prairie.
Bref, j’ai plutôt trouvé qu’il s’agissait d’un récit sur une certaine période de l’histoire de France avec, accessoirement, une petite bulle de fantastique. J’ai eu l’impression de voir un film limité à la petite vie de quelques personnages sur fond de guerre alors que la bande-annonce disait que ces personnages allaient jouer un rôle décisif dans l’Histoire avec un grand H. Je ne me suis pas ennuyé, mais je n’ai pas eu ce que j’attendais et je suis donc content de l’avoir découvert à la bibliothèque au lieu d’acheter l’intégrale. Contrairement à l’éditeur – qui prêche pour sa paroisse, of course – je ne pense pas que ce soit ‘un ouvrage indispensable à tout fan de BD’.
Si néanmoins vous êtes tenté, il est possible d’en trouver une intégrale

(La première version de l’intégrale semble indisponible dans le commerce, tandis que la seconde semble encore sur le marché).
Ma cote : 7/10

J’ai bcp aimé cette série, ses protagonistes, son ambiance… L’aspect fantastique est juste effleuré, pas toujours très opportun, mais tout le reste est excellent! Très belle fin en ce qui me concerne.
e bien Nicolas, tu en déterres une vieille chronique, même pas de moi mais de Marco .Plutôt un bon souvenir aussi …le tome reste un de mes albums préférés..;le scène des bougies ;-)))
Ah oui!! ^^ Très belle scène, trèèès chaude aussi =)