Tramp, la sale guerre.

tramp08tramp8_plaLe résumé.
Ce second volume du troisième cycle nous permet de retrouver Yann Calec en Indochine. C’est dans cette région d’Asie que Yann découvre que son père a décidément laissé un souvenir encore vivace de son passage. C’est en s’entretenant avec le célèbre journaliste et correspondant de guerre Lucien Bodard que Yann remonte peu à peu la trace de son paternel. Mais la "sale guerre" qui touche l’Indochine rend cette quête pour le moins périlleuse…


Mon avis.
C’est toujours une joie de retrouver les aventures de Yann Calec . Un héros avec ses forces, droit dans ses bottes, intelligent, pragmatique, fonceur mais aussi un héros avec une grande faiblesse, les femmes.  Ah, que ce joli cœur a du mal à ne pas succomber aux sirènes de la gente féminine. Et puis Yann est un marin et en bon matelot, il ne veut pas faire mentir l’adage « une femme dans chaque port ».Et on ne peut pas lui jeter la pierre de rechercher un peu de réconfort en ces temps troubles de la guerre d’Indochine. Un album très didactique par l’intermédiaire des flashs back sur la vie du père de Yann. Ceux-ci nous expliquent les mécanismes  et les techniques utilisées pendant cette sale guerre. C’est intéressant à défaut d’être captivant mais j’applaudis à la démarche des auteurs de nous faire découvrir ce pan d’histoire de plus en plus méconnu.
Jusseaume avec son style très ligne claire rend l’ambiance de cette région à merveille. En plus, on y remarque un souci des détails tout à fait remarquables.
Tramp est certainement une des meilleurs séries actuellement en bande dessinée, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire.
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Le mini site de la série ICI.

 

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Je suis légion,Les trois singes.

jesuislegion3kd7Planche_bd_8580_je_suis_legion_tome_3Le résumé.
Stanley Pilgrim enquête sur le meurtre de Victor Douglas Thorpe, un richissime industriel londonien dont le cadavre a été retrouvé totalement exsangue. Pilgrim est parvenu à identifier un suspect nommé Peter Wilkes, membre des plus hautes instances de l’espionnage allié.

Karel Ricek, résistant roumain, a pour mission de guider un commando anglais, chargé par Peter Wilkes d’éliminer un dignitaire nazi, Rudolf Heyzig.

Hermann Von Kleist, agent de l’Abwehr, est venu à Bucarest pour évaluer – et surtout, désavouer – le projet "LÉGION" : un programme ultra-secret dirigé par Rudolf Heyzig, dont l’objectif est la création d’une armée de soldats surhumains, obéissant tous à la même conscience.

Rudolf Heyzig est en charge du projet ultra-confidentiel ayant pour nom de code LÉGION : un terrible programme scientifique consistant à expérimenter une batterie de tests effrayants sur la personne d’une petite fille roumaine qu’il a repérée…


Mon avis.
Un des points forts de cette série, c’est l’originalité avec laquelle Fabien Nury traite le mythe de Dracula. C’est incontestablement très novateur et interpellant pour un lecteur souvent blasé par ce sujet mainte fois utilisé dans la monde de la BD. Un autre bon point, c’est le contexte historique, la deuxième guerre mondiale en Roumanie prend encore une fois le lecteur au dépourvu. Ensuite vous mélangez ces ingrédients avec de l’espionnage à la sauce polar  et vous obtenez une BD des plus fascinante.  Mais je dois dire qu’à la fin de ma lecture de ces 3 tomes, j’ai un sentiment de trop peu. Je m’attendais à un dénouement moins attendu, plus surprenant. Attention, il s’agit d’une fin très correcte, parsemée de sang, d’angoisse, de peur et de désillusion pour certains.
Pour le dessin de John Cassaday, il crée une ambiance assez unique, froide, dure, cruelle. Je me suis néanmoins parfois perdu avec certains visages et trouvé certaines planches un peu dépouillées.
Une bonne série qui me laisse un peu sur ma faim au final.

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Le mini-site de la série ICI.

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Girls,Extinction

Girls4_11112007_111036G_5158_01Le résumé.
Depuis la découverte du premier spécimen de ces femmes aliens par Ethan, la situation dégénère. Les femmes de la petite communauté de survivants ont compris le mode de reproduction des prédatrices et tiennent les hommes pour responsables de la tragédie qui les frappe. La résistance s’organise : prêtes à tout pour stopper cette invasion, il leur faut supprimer la cause de tous leurs ennuis… les hommes.


Mon avis.
Oulala mes amis, quel  dernier album de « Girls ». Pendant la lecture je me suis entendu dire à plusieurs reprises « putain, la vache » (Excusez mon langage grivois mais c’est ainsi) tellement certaines scènes sont à vous retourner  l’estomac  ou votre conscience. Ce tome 4 est une sorte de feux d’artifices qui clôturent ce huit-clos d’une façon magistrale. Les tensions, les crises de nerfs sont à leurs apogées dans ce tome. Un vrai régal pour les amateurs d’horreur et de fantastique. Un petit avertissement, ce comics est réservé à un public d’adulte car certaines scènes sont très crues.
Si vous voulez tenter une expérience un peu différente de la BD franco-belge, ces « Filles » vous donneront un plaisir inouï tellement c’est jouissif par moment. Utilisez les moyens modernes c.à.d. la commande en ligne pour vous le procurer car sinon c’est le parcours du combattant qui vous attend.
Ma BD de l’année assurément.

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Le site des frères Luna ICI.
Maintenant j’attends avec une grande impatience leur nouvelle série « The  Sword ».

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Au delà des nuages,Combats.

adn2audeladesnuages02plLe résumé.
1939 – Alors que l’Europe s’apprête à sombrer dans l’une des guerres les plus terribles de l’histoire, Pierre Lucas-Ferron et Allan Thompson luttent contre leurs démons intérieurs. Ils ont été tour à tour amis, rivaux, adversaires. Ils sont maintenant alliés et vont devoir combattre. Côte à côte. Face à face…


Mon avis.
Les amateurs d’aviation et de combats aériens vont être sur le cul en lisant ce tome 2 d’  « Au-delà des nuages ». C’est phénoménal le talent de ce dessinateur, Romain Hugault , pour nous tracer un Spitfire, un Mustang ou  un Messerschmitt …enfin tout ce qui volait pendant la guerre de 40-45.Il y a une scène qui m’a littéralement bluffée, la scène avec les superforteresses volantes. Un moment d’anthologie dans le monde de la BD. Et oui carrément. Ce qui est remarquable avec le trait de Hugault , c’est qu’on ressent la force, le mouvement des avions  grâce à un cadrage et des angles de vues saisissants. Du très très grand art donc.
Pour le scénario, le titre du tome reflète exactement le contenu : Combats. D’ailleurs, c’est le seul petit reproche que j’ai à faire sur cet album, c’est qu’on ne parle pas trop des états d’âmes des pilotes envoyés au casse-pipe en y laissant souvent leur vie. Mais bon, 48 pages c’est toujours trop court quand on a apprécié son contenu.

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Pour illustrer cet album, un….bateau.Moqueur

 

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Victor Sackville, le chiffre romain.

victorsackville209782803623068_pgLe résumé.
Alors que la Première Guerre Mondiale fait rage, Victor Sackville mène le combat depuis les salons feutrés d’un palace romain ! En effet, tous les fronts ne se conquièrent pas avec des soldats. En l’occurrence, la pièce maîtresse de l’Alliance se nomme John West. Il est spécialiste du décryptage et le seul à pouvoir déjouer une offensive planifiée par les Allemands. Malheureusement, le matin de son départ, il est accusé de meurtre. La coïncidence est un peu grosse pour Victor Sackville, qui ne dispose que de deux jours pour mener son enquête

Mon avis.
Il y a presque 10 ans, j’avais lu les premiers albums des aventures de Victor Sackville. Il faut bien l’avouer, je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable. Mais voilà, Dédé m’a sournoisement passé le dernier tome en date, « le chiffre romain ».C’est un petit filou ce Dédé.
Clin d'oeil
Honnêtement, je m’attendais à pire car ça se lit très facilement et l’ambiance très Agatha Christie des enquêtes d’ Hercule Sackville sont sympathiques à lire. Le tout est assez prévisible mais le contexte historique et l’humour «  so british » font facilement passer la pilule au final. Le dessin de Carin m’a fait penser à celui de Bob de Moor (Barelli) donc c’est avec une certaine nostalgie que j’ai lu cette BD. On pourrait néanmoins trouver son trait un petit peu statique par moment .On est loin de la BD qui vous retournera le cerveau dans tous les sens mais j’ai été diverti par ce tome 20.Accompagné d’un bon thé et d’un pudding, je pense que vous passerez un bon moment.
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Monsieur Noir – Tome 2

Monsieur Noir 2

Synopsis :

Voir celui du tome 1.

Mon avis :

Je n’ai pas donné de synopsis plus détaillé pour le tome 2 car il s’inscrit dans le droit fil du tome 1. C’est d’ailleurs, peut-être, la petite chose que je reprocherai à cet album. Il est toujours très bien fait, les couleurs illustrent toujours à merveille l’ambiance du château et la satire sociale y reste bien présente mais le cheminement est fort prévisible et je m’attendais naturellement au dénouement, ce qui est un peu dommage. Je n’y ai plus retrouvé la ‘saveur de l’inédit’.

Néanmoins, on y voit quelques excellentes trouvailles et c’est peut-être un antidote à la naïveté des contes pour enfants. On peut y percevoir une sorte de métaphore des changements que les circonstances peuvent apporter, du funambulisme que la vie entraîne parfois entre le ‘bien’ et le ‘mal’, de la fin parfois douloureuse de l’enfance… même si cette morale est fort manichéenne.

Bref, j’ai apprécié modérément mais pas autant qu’à la découverte du premier.

Ma cote : 7,5/10

La caste des Méta-Barons

La Caste des Méta-Barons

Synopsis trouvé Fnac.com :

Créé par Jodorowsky et Mœbius dans le cycle de l’Incal, le Méta-Baron incarne l’un des plus puissants guerriers de la galaxie. Il devient ici le personnage central d’une épopée dynastique à la croisée du space-opera, du film de samouraïs et de la tragédie antique. La geste épique des ancêtres du Méta-Baron est portée par le dessin puissant, réaliste et sensuel de Gimenez. Scénariste visionnaire à l’inspiration inépuisable, Alexandro Jodorowsky mêle dans le même souffle archaïsme et futurisme, sens du tragique et de l’humour, drame familial et science-fiction

(ce synopsis me semble plus pertinent que celui de l’éditeur)

Mon avis :

Je voulais absolument vous parler de ce qui reste, jusqu’à présent, ma BD culte, ma préférée avec Lanfeust de Troy : La Caste des Méta-Barons.

La somptueuse Intégrale, qui devrait apparemment ressortir en janvier 2008 (et coûte quand même quasi 100 euros… ouch…), reprend les 8 tomes sous la forme d’un album suivi. C’est, à mon opinion, un formidable space-opéra où l’on sent un souffle véritablement épique.

Après Othon, le Trisaïeul, chaque successeur des Barons devra tuer son père afin de devenir le guerrier le plus extraordinaire qui soit. Auparavant, il aura suivi un entraînement impitoyable et subi une mutilation qui, au lieu de l’affaiblir, fera sa force. En effet : le membre ou la partie du corps enlevé, coupé ou arraché (à vif, sans que l’enfant puisse manifester le moindre signe de douleur) sera remplacé par un élément artificiel décuplant sa puissance.

L’honneur, le courage, la résistance à la douleur sont des thèmes omniprésents dans cette oeuvre. Le dessin est magnifique et l’imagination du scénariste est tout bonnement époustouflante ! Il nous emmène pour un voyage dans l’espace au fil des générations, tandis que deux robots ‘domestiques’ nous content l’histoire fabuleuse d’une famille unique.

Il nous parle également de profondes histoires d’amour, d’espoirs et de trahisons car les Méta-Barons ne peuvent avoir de descendance qu’au travers d’un amour véritable. Pas question pour eux de jeter leur dévolu sur la première qui passe. Ce doit être ‘la’ bonne. Même le duel père/fils qui préside à chaque passation de pouvoir est un acte d’amour.

Bref, je ne puis que vous conseiller cette formidable saga que j’ai déjà relue quelques fois et que je relirai encore avec un même plaisir.

Ma cote : 10/10

Monsieur Noir

Monsieur noir 1

Synopsis de l’éditeur :

Mourir pour une plume L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire. À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu. C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Mon avis :

Au départ, la couverture m’avait un peu dissuadé : je n’aime pas vraiment les BD au graphisme trop ‘simpliste’ ou ‘enfantin’. Néanmoins, j’étais intrigué par deux choses : d’une part, l’espèce de petit ‘Chaperon rouge’ à la sauce gothique avec son costume évoquant une soubrette (quoique je les préfère plus âgées, of course 🙂 ) et le nom de Dufaux à qui l’on doit quelques-uns des scénarios les plus originaux de la BD.

Et je dois dire que je n’ai pas été déçu. C’est surtout l’humour noir, tout en suggestions, que j’ai apprécié. J’y ai vu une satire féroce des contes à l’eau de rose, de l’opposition haute bourgeoisie/classes laborieuses (la maîtresse de maison lit d’ailleurs du Karl Marx) et finalement, le dessin à tendance sépia rend très bien l’ambiance un tantinet glauque de l’histoire.

Qui est ce Monsieur Noir, propriétaire d’un château qui grandit sans cesse à l’instar de la Maison Winchester en son temps ? Et pourquoi les ‘châtelains’ donnent-ils cette fricassée pour le moins surprenante aux pauvres ? D’où viennent Mambo et Tango, ces deux sinistres personnages qui détiennent désormais la ‘plume’ et qu’adviendra-t-il de cette chère Alice… pardon… Fanny qui semble plus délurée qu’elle n’en donne l’air ? Sa coupe de cheveux à la fin lui va d’ailleurs beaucoup mieux qu’au début (enfin, c’est mon opinion).

Ma cote : 8/10 (car ce tome m’a vraiment donné envie de voir la suite).

Remarque : je n’ai pas encore lu le second tome, mais il existe déjà une intégrale.

Monsieur Noir-intégrale

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