Un pied au paradis.

Auteur : Michele Foletti d’après le roman de Ron Rash.
Éditeur : Sarbacane.
Date de sortie : 5 octobre 2022.
178 pages
Genre : drame, roman graphique.

«Y en a qui s’en tirent mieux que d’autres quand ça se met à canarder… Hein Shérif ? »

Le résume éditeur.
Oconee, comté rural des Appalaches du Sud, début des années 1950. Une ancienne terre cherokee, en passe d’être à jamais enlevée à ses habitants : la compagnie d’électricité Carolina Power rachète peu à peu tous les terrains de la vallée afin de construire une retenue d’eau, immense lac qui va recouvrir fermes et champs. Holland Winchester, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, disparaît mystérieusement. Pour sa mère, elle en est sûre, il a été tué : elle ne l’a pas vu revenir à midi, mais a entendu le coup de feu chez le voisin, un paysan pauvre sur le point d’être expulsé.
Le shérif Alexander, originaire du coin mais qui vit désormais en ville, retourne sur les terres de son enfance, et retrouve son accent et ses manières qu’il aurait mieux aimé oublier, pour tenter de démêler la vérité.

Mon avis.

Alors je donne la parole pour cette chronique à Orelsan.

Qu’est-ce que j’irais faire au paradis ( et surtout dans ce trou du cul du monde d’ Oconee en Caroline du Sud !)
Quand tu t’endors près de moi (bien que tu sentes fort le cheval crevé !)
Qu’ils le donnent à d’autres le paradis (tant que je peux avoir un enfant)
Je n’en voudrais pas (bien raison, on s’y emmerde sec et il y fait vraiment trop chaud)

Ils disent que pour tenir un couple, faut l’entretenir tous les jours (sauf que le bébé n’arrive pas,)
Ces connards n’y connaissent rien en amour (surtout ce doc en revanche la sorcière…)
Comme si j’devais faire un effort pour t’écouter (surtout un effort pour en séduire un autre)
Comme si j’avais déjà douté (de mon mari jamais !)
J’aimerais tes défauts si jamais j’arrive à en trouver (… un étalon qui pourra me donner un bébé)
Rien n’a bougé depuis nos premiers « Je t’aime » (euh si, les choux ont bien poussé !)
Ca fait 7 ans qu’on sort ensemble depuis deux semaines (et toujours pas de môme en vue)
Ta peine est ma peine, ma vie est la tienne (uni jusqu’à la mort !)
Ta famille et la mienne sont la même (les Winchester et les Holcombe ça oui !)
J’ai abandonné ces chiennes sur le bord de la route (non, un cheval qu’on t’a dit !)
C’est moi qui devrais avoir des doutes parce que tu les baises toutes (oh oh mollo là mon grand, une seule tromperie à mon actif)
J’comprends pas pourquoi tu t’inquiètes quand tu prends du poids (c’est qu’une grossesse ça se remarque )
Pour moi c’est ça de pris, ça fait toujours plus de toi (c’est ce qu’on voulait aussi plus que tout, un enfant)
Tu serais là si j’repartais à zéro (mais oui mon amour )
A m’rappeler les vraies choses, à calmer mes névroses (oui, un meurtre à oublier, ce n’est pas simple)
J’avais un p’tit diable sur mon épaule (un p’tit Isaac)
Maintenant j’ai ta tête sur mon épaule (et des os sur un arbre aussi)
Notre amour est la seule vérité (mais le shérif n’y croit pas)
Nos enfants donneront aux nazis l’envie d’avoir des enfants métissés (un seul nomdijuuu, le p’tit Isaac, on a occis le géniteur alors pour en avoir plusieurs, ça va difficile !)
Main dans la main, vieux et fripés (et surtout mort )
On s’rappellera les soirées qu’on faisait tous les deux (ah le bon vieux temps)
A fumer des clopes déchirés (et faire un petit feu pour se suicider)
A danser au milieu du salon, tu taffais dans deux heures (et avant que l’eau ne monte inonder toute la vallée)
Les yeux imbibés d’alcool, déguisée en chopper (même au carnaval de Malmedy on ne voit pas ça )
Quand tu t’marrais à mes blagues les plus nulles (ils ne sont pourtant pas très comiques dans l’ coin )
Quand on s’donnait des surnoms ridicules (Samba pour vous servir)
On dit qu’le temps détruit, mais l’temps n’est pas notre ennemi (ici, c’est l’eau qui recouvre les drames)
Parce que plus j’te connais et plus j’me sens béni (amen)
Assez béni pour t’emmener à l’église (c’est comme ça qu’on finit aussi au cimetière)
Dire au prêtre « oublie l’truc où la mort nous sépare on va rester dans cette vie » (pas si sûre)
On aura plein d’enfants parce que y’a que ça qui compte (il ne comprend rien celui-là, un seul enfant, on l’a dégommé, zigouillé le géniteur )
On dormira empilés comme des maxi monstres (mais de quoi il parle ?)
J’vais enfin pouvoir me poser (et enfin vous parler du dessin que je qualifierais de laborieux)
La réponse à toutes mes questions s’endort à mes côtés (et se révèle petit à petit au fil des pages)

Qu’est-ce que j’irais faire au paradis (bin, lire une bonne BD PARDI !)

Samba.

2 commentaires sur “Un pied au paradis.

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  1. Hé ben !… tu fais du rap maintenant ?
    Heureusement qu’il y a la notation pour avoir ton avis.
    Je suis d’accord sur le côté un peu brut de décoffrage du graphisme à l’encrage hésitant et aux couleurs très vives !
    Dommage, car les adaptations de romans sont en général intéressantes et le scénario a l’air de valoir le détour !

    J’aime

    1. Et bien, c’est dans le but d’élargir un peu notre lectorat. Sinon, tu trouveras que d’excellents avis pour ce titre sur le net. Un peu étonnant vu le dessin. En plus j’ai trouvé une ou deux situations bien tirées par les cheveux !

      J’aime

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