Calamity Jane T01  

La fièvre

Autrice : Adeline Avril
Éditeur : Delcourt
48 pages
Date de sortie : 6 octobre 2021
Genre : aventure, western, histoire, jeunesse.

« Mon père s’est absenté pour quelques jours. Nous, les enfants, on se débrouille, mais la petite Sara a de la fièvre… Et une Indienne rôde autour du ranch… Il faut que j’agisse, à ma manière. Parce que j’aime bien faire ce que je veux ! »

Présentation de l’éditeur :

Qu’est-ce qui a fait qu’une fille comme les autres devienne une des plus grandes légendes de l’Ouest américain et du féminisme mondial ? Ce récit se penche sur le destin de Martha Jane Canary alias Calamity Jane.

Jane prend son rôle d’aînée très au sérieux car son père est parti quelques jours en ville, la laissant en charge de ses frères et sœurs. Ils sont pauvres, livrés à eux-mêmes dans ce ranch au milieu d’une nature sauvage. La vie est dure mais ils ne sont pas malheureux : jeux, aventures, chamailleries, fous rires, tout irait pour le mieux si la petite dernière de 3 ans n’était pas tombée malade…

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Mon avis :

Comme le dit si bien Adeline Avril en fin d’ouvrage : « Calamity Jane a vraiment existé » ! Toutefois, la vie de cette héroïne du Far West est assez nébuleuse. En effet, hormis certains points retranscrits par les chroniqueurs de l’époque ou autres documents certifiés, le reste de sa vie est décrite uniquement par ses soins, principalement dans le contexte de son spectacle, semblable à celui de Buffalo Bill.

Alors, l’autrice nous plonge dans une enfance plausible. Un premier titre, La Fièvre, dans lequel on découvre une jeune Jane, 11 ans, responsable de ces deux petits frères et ses deux petites sœurs. Leur mère est décédée, quant à leur père, il est en ville sans avoir laissé d’autres informations que son retour dès que possible.

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Alors la gamine fait de son mieux. Ce n’est pas évident, elle ne respire que lors des moments de jeux où elle reprend son rôle, uniquement, de grande sœur, enfant comme les autres. Une candeur qu’on retrouve dans le graphisme. Les visages sont doux, enfantins, … Les couleurs sont pastellées, voire un peu sépia pour lui donner la portée historique que l’héroïne mérite.

Pour le jeune public visé pour cette histoire, ce sont les conditions adéquates. Un peu comme l’univers d’Harry Potter qui a évolué en maturité au fil des épisodes, grandissant avec son public. C’est tout ce qu’on peut souhaiter à Adeline Avril et sa version de « Calamity Jane » qu’on peut comparer à « Amélia Woods » ou « Les sortilèges de Zora ».

Calamity Jane, dont on ignore avec certitude la date de naissance, la famille et l’enfance, est bien plus que la fidèle camarade chevronnée de Lucky Luke. Cette grande bringue rousse à la gâchette facile, ayant été dans l’armée en tant qu’éclaireur principalement. On découvre d’ailleurs une explication, encore une fois plausible, de son premier contact avec les peaux rouges. Et si c’était durant son enfance qu’elle avait rencontré une amérindienne, alors que sa petite sœur était mourante et aucun adulte à porter… et si ? Quels beaux premiers pas dans la vie de cette héroïne.

ShayHlyn.

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