Bérézina.


Auteur :Virgile Dureuil.
Editeur : Casterman.
Sortie : 3 novembre 2021.
136 pages.
Genre : roman graphique, historique.


« L’espoir meurt en dernier.»

Une épopée en side-car avec Napoléon !
Deux siècles après la retraite de Russie, Sylvain Tesson refait la route de l’armée napoléonienne déchue… en side-car et en plein hiver.
Ils sont cinq : trois Français et deux Russes. Unis par l’amitié et par un grand défi, ils décident de commémorer à leur façon le bicentenaire de la retraite de Russie : en suivant le chemin emprunté par les troupes françaises en pleine débâcle. Partis de Moscou, Sylvain Tesson et ses amis traversent l’immense Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne, faisant route vers Paris au guidon de leurs Oural, ces side-cars russes réputés indestructibles. En chemin, ils franchissent le fleuve Bérézina, devenu au fil du temps un nom commun pour désigner les échecs les plus cuisants…
Porté par la langue et l’esprit d’aventure de Sylvain Tesson, le plus fameux des écrivains voyageurs contemporains, ce récit au long cours est de nouveau dessiné par Virgile Dureuil (déjà auteur en 2019 de Dans les forêts de Sibérie en bande dessinée). À travers les multiples allers-retours entre le XIXe et le XXIe siècle, un incroyable épisode de l’histoire française est ici revisité.

Mon avis.
Qui ne connaît pas cette expression « c’est la Bérézina » pour évoquer un désastre ? Il faut dire que même plus de 200 ans après, cette déroute de Napoléon a marqué l’histoire de l’Europe. Ce qui est assez paradoxal car cette bataille fut le dernier coup d’éclat de la grande armée et peut être considérée comme une victoire militaire française. Cependant le désastre était bien consommé car des 500.000 soldats partis de Moscou, seuls 40.00 arrivèrent à Paris. La Bérézina, morne rivière !
Toute cette épopée, vous la suivez dans cette retranscription en BD du roman du globe trotteur Sylvain Tesson. Le côté historique est bien mis en avant et on apprend quasiment tout de l’hallali de la grande armée. En parallèle, on part pour une aventure moderne en side-car sur les traces du parcours de Napoléon depuis Moscou jusqu’à Paris. Une sorte de pont par-dessus le temps. L’occasion pour Tesson de philosopher sur de nombreux sujets passés et contemporains.
La partition graphique est également pétaradante et carbure bien à l’image 72 octanes. C’est du solide, il fallait bien ça pour parcourir ces136 pages.
Le seul bémol que je porterais sur cet ouvrage, c’est qu’on sent que c’est une adaptation d’un roman,ça manque un peu de bulles je trouve. Pendant toute ma lecture, j’ai senti cette narration omniprésente. Au final , une BD intéressante pour son coté historique et aventurier des temps modernes mais parfois aussi trop clinique et sans grande émotion.

Sambarezina.
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