Le peintre hors-la-loi

Scénario : Frantz Duchazeau
Dessin : Frantz Duchazeau
Éditeur : Casterman
88 pages
Date de sortie :  mars 2021
Genre : Historique

 


Au pinceau comme à l’épée, il défie le monde tout en essayant d’en peindre la beauté…

 

Présentation de l’éditeur

1793. Louis XVI est condamné à mort tandis que la France est frappée par la Terreur, une véritable guerre civile qui met le pays à feu et à sang. Fuyant la capitale pour trouver refuge à la campagne, un écorché vif au regard inquiétant louvoie dans la forêt. C’est un étrange peintre que voici, dont le nom résonne comme un couperet : Lazare Bruandet a des gestes un peu fous, le verbe haut et le coup d’épée tranchant.
Tiraillé par des souvenirs d’enfance douloureux, hébergé par des moines qui lui demandent de l’aide, Lazare tombe sous le charme d’une jeune aubergiste. L’homme a bien du mal à se retirer de ce monde dont la violence et la bêtise l’agressent, et pour tenter de s’y soustraire, il peint la nature qui le fascine, sans souci d’académisme et de postérité vis-à-vis de son œuvre…

 

le peintre hors la loi_pl

 

 

Mon avis

Après la musique, la peinture. Frantz Duchazeau nous avait emmenés dans une délicieuse balade à Paris sur les pas de Mozart avant que celui-ci ne fut reconnu pour son génie. Toujours à Paris mais dans une fin de XVIIIe siècle plus tourmentée, en pleine période de la terreur révolutionnaire, nous suivons un peintre peu connu de nos jours, Lazare Bruandet Personnage littéralement habité par la peinture, il était adepte de la pratique de la peinture en plein air dans la forêt de Fontainebleau notamment. Farouche révolutionnaire, les évènements le dépassent quand la période de la terreur arrive dès 1793. Pourtant d’un tempérament instinctif, bagarreur, buveur et violent, il quitte précipitamment la capitale après avoir tué sa femme et se distancie de cette folie révolutionnaire et se réfugie de plus belle dans sa propre folie artistique en vivant au jour le jour et en s’immergeant dans les paysages pour les peindre.

Peu avenant et asocial, il est cependant admiré pour son talent et sera même amené à prêter main forte à une communauté de moines se défendant d’une bande d’assassins.

Voilà un destin hors norme dépeint avec brio. Bien que ce Bruandet soit totalement antipathique, Duchazeau réussi le tour de force de susciter un intérêt pour son histoire. Le matin brigand ou assassin, le soir justicier, seul compte l’instant présent et la grandeur de la nature qui l’entoure, qu’il voit par dessus la violence d’une des périodes les plus sombre de l’histoire de France.

Une traversée étonnante de la révolution Française, superbement mise en image par le trait vif, souple et évocateur de Frantz Duchazeau.

 

Loubrun

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :