Sur un air de Fado.

Auteur : Barral Nicolas.
Éditeur : Dargaud.
160 pages
Date de sortie : 22 janvier 2021.
Genre : tranche de vie.

«  J’ai le fado mauvais. »

Le résumé.

Lisbonne, été 1968. Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar. Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C’est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d’une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours. Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d’un gamin venu narguer l’agent…

Mon avis.

Dans ma dernière chronique, Dieu n’habite pas La Havane, on parlait de rumba. Voilà qu’on change de musique avec le Fado. Pour quelqu’un qui a pris Samba comme pseudo, c’est somme toute dans la logique des choses.
Sur un air de Fado est un projet que Nicolas Barral a mûri depuis 2005 et qui est clairement inspiré du roman de Tabucchi, Pereira prétend ( aussi adapté en BD).
On suit ici Fernando, médecin de ville, un grand séducteur mais qui a pris le parti de profiter de la vie quitte à mettre quelques œillères sur les matraques du régime du général Salazar. On déambule dans Lisbonne, on prend le tram, on se promène le long des plages, on prend place dans un bar à fado. La vie semble légère mais une ombre rode, la Pide, la police du régime qui pratiquait la politique de la chaise vide.
Je me suis posé des questions sur ce Fernando ! Via des flashbacks, on retrace sa jeunesse et notamment sa rencontre avec son grand amour, son engagement pour la liberté. Et puis quelques années plus tard, le voilà dans les bureaux de la Pide pour soigner un « inspecteur ». Etonnant parcours non ? Je me suis même posé la question s’il n’était pas une balance. On oscille donc entre le refus et l’acceptation de ce régime. Il a le cul entre deux chaises en somme. Un parcours tout en nuance assurément.
On peut clairement parler de chronique sociale pour ce premier travail en solo de Nicolas Barral. On y retrouve aussi pas mal d’humour d’excellente facture tout comme le dessin.
Une lecture plaisante, presque vissé sur ma chaise pour arriver au bout de ce parcours somme toute très humain.

Samba.

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