Interview de Mikaël.

Je vous invite aujourd’hui à suivre l’interview de notre vainqueur de la couverture de septembre, Mikaël pour son tome 2 de Bootblack. Direction donc le Canada, lieu de résidence de ce franco-canadien auteur de White Crows, Rapa Nui, Giant, Promise, Circus, la neige etc. Une carrière qu’il a débuté en 2001 avec le titre « Junior l’aventurier ».
Allez place à l’interview !

1 – En tant que citoyen canadien, peux tu nous dire comment tu as vécu les élections US ?
Les 2 pays sont 2 gros partenaires économiques, la frontières entre les deux pays est la plus longue du monde, donc forcément, tous les 4 ans, ici on suit tjrs ces élections avec intérêt.

2- Je continue avec l’actualité, comment s’est déroulé pour toi cette année covid ?
Elle n’est pas encore terminée… Sinon, jusqu’à présent, d’un point de vue professionnel, les répercussions se sont faites sur mes déplacements, je devais lancer Giant en anglais au Rockefeller Center à New York en avril, avec ensuite festivals et tournées à travers les USA et le Canada anglophone, puis tournée en Europe en septembre pour la sortie du tome 2 de Bootblack chez Dargaud et de l’édition intégrale de luxe aux Editions I, et Angoulême en janvier… bref, tout a été annulé.

3-Peux tu nous faire un petit résumé de ton parcours professionnel jusqu’à maintenant ?
J’ai signé mon premier contrat BD en 2000 chez un petit éditeur régional, une série jeunesse de 6 tomes qui m’a permis d’apprendre les bases du métier. Je suis passé à 100% à la BD en 2006 avec des publications jeunesses et c’est au début des années 2010 que j’ai commencé à développer mon style graphique actuel, plus adulte, plus noir avec un encrage très présent. Le tome 2 de Bootblack est ma 22e BD publiée, enfin, je crois.

4-Pour ton récit Bootblack, quelles ont été tes références ? C’est inspiré d’une histoire vraie ?
Cette histoire s’inscrit dans mon cycle new-yorkais, comme Giant et Queenie sur laquelle je travaille actuellement. Donc cela tourne toujours autour de l’immigration. Ce n’est pas inspiré d’une histoire vraie, mais toutes mes histoires puisent dans mon vécu. L’autobiographie ne m’intéresse pas pour plusieurs raison, mais je mets beaucoup de moi dans mes histoires. Sinon, au niveau de la structure de l’histoire, je voulais que le personnage principal soit le narrateur, et qu’il raconte sa vie à NYC à rebours. Mon inspiration principale, surtout pour le tome 1, ce sont les œuvres de Dickens, voir même Peter Pan. Mais plus les pages avançaient, plus je me suis rendu compte de l’influence inconsciente de Once Upon a Time in America de Sergio Leone, même si le sujet et les thèmes abordés sont différents. Alors, j’ai décidé finalement de complètement assumer cet hommage qui est devenu avoué et je me suis même bien amusé à placer beaucoup de références à ce film dans les 2 tomes de Bootblack.

5-La ville de New-York joue aussi un grand rôle .
C’est le personnage principal de mon cycle new-yorkais. La ville de New York des années 30-40 est le fil rouge qui relie toutes mes histoires.

6- La couverture gagnante est elle ton premier essai ou en as-tu fait plusieurs, l’as-tu retravaillée ?
Non, pas vraiment (rire), autant pour les 2 tomes de Giant et le tome 1 de Bootblack, c’est quasi le premier jet, autant pour celle-ci, ça a été assez laborieux. Mais j’ai finalement abouti à quelque chose d’intéressant, je pense !

Copyright Mikael.
7- Que représente pour toi une couverture ?
C’est très très important ! C’est la porte d’entrée de l’histoire, ce qui doit attirer les lecteurs, elle doit être claire, raconter déjà quelque chose, donner envie d’ouvrir le livre !

8 -Quelles sont tes prochaines réalisations ?
Je suis sur ma 3e histoire de mon cycle new-yorkais avec Queenie, toujours une histoire complète en 2 tomes. Le personnage principal est une femme, cette fois, et cela se passe dans le quartier nord de Manhattan, à Harlem, en 1931. Sortie prévue du tome 1er janvier 2022.

Voilà j’espère que cet entretien vous a plu. Un grand merci à Mikaël pour avoir pris de son temps pour ce dialogue transatlantique. le monde est décidément devenu un village.


Samba.

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