L’or des marées -tome 1 – les moissonneurs de la mer

Scénario : François Debois
Dessin : Serge Fino
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie :  9 octobre 2019
Genre : saga familiale ; chronique sociale


Une saga maritime, humaine et romanesque

 

Présentation de l’éditeur

Bretagne, 1894. Yves Kerléo, gardien de phare, rejoint la terre pour épouser la belle Anne et devenir paysan goémonier. Il faut dire que cette algue des côtes bretonnes est devenue une matière première très importante, utilisée en médecine et dans la photographie notamment. Yves, encore novice en la matière, va de sa rencontre avec Eugène Lemarchand, industriel du Conquet, tisser une association qui débouchera sur une aventure de trente ans. Si tout semble séparer les deux hommes, très vite un projet commun – la modernisation du commerce de l’iode – va nouer des liens entre leur deux familles, au-delà des barrières sociales.

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Mon avis

Après l’excellente saga familiale Les Chasseurs d’écume, le duo d’auteurs François Debois et Serge Fino récidivent avec une nouvelle série en se tournant à nouveau vers l’océan. Saga familiale et chronique sociale, L’or des marées est une adaptation du roman de Joël Raguénès Le Pain de la mer. De naissances en enterrements, de fêtes familiales en célébrations religieuses, d’amours en malheurs, de succès en naufrages, nous découvrirons dans cette saga les destins croisés de plusieurs familles vivant de la mer et plus précisément de l’exploitation du goémon, précieuse ressource qui servait à l’époque d’engrais. De nos jours, les algues servent dans de multiples domaines allant de l’alimentaire, pharmaceutique, cosmétologique et même industrie chimique puisque l’on arrive à produire des emballages alternatifs au plastique à base d’algues.

Mais revenons à nos goémons. Ce premier volume, comme c’est souvent le cas, met tout en place et pose les jalons d’une bonne saga romanesque. Saga qui portera, on le sent déjà, son lot de drames sociaux et familiaux, de réussites et d’échecs industriels, et d’informations documentaires sur la vie d’alors.
Comme dans Les Chasseurs d’écume, la narration est solide et le fond du sujet, l’exploitation du goémon, est bien documenté.

Serge Fino nous offre un dessin toujours aussi réaliste et immersif en reprenant le style qu’il avait inauguré sur son précédent album Seul au monde avec un encrage moins prononcé et une mise en couleur plus claire, offrant des planches plus lumineuses que dans Les chasseurs d’écume. La rudesse de ce bout du Finistère sur l’île de Béniguet est bien rendue.

L’or des marées accroche le lecteur dès le premier tome et s’inscrit déjà dans la veine des grandes saga familiales et maritimes.

Loubrun

 

 

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