Scénario : Aurélien Ducoudray
Dessin : François Ravard
Editeur : Futuropolis
112 pages – cartonné
Parution : 15 septembre 2016
Polar agricole nostalgique
Scénario : Aurélien Ducoudray
Dessin : François Ravard
Editeur : Futuropolis
112 pages – cartonné
Parution : 15 septembre 2016
Polar agricole nostalgique
Scénario: Doug Moench
Dessin: Kelley Jones
Encrage: John Beatty, Malcolm Jones III
URBAN comics DC Deluxe
288 pages couleur Parution du 23 septembre 2016
Contient:
BATMAN/DRACULA: Red rain, BATMAN: Bloodstorm et BATMAN: Crimson mist
Résumé éditeur:
Il rôde dans les recoins des plus sombres de la ville, cherche à protéger les innocents d’une armée de vampires en quête de festins nocturnes. Y parviendra-t-il avant de lui-même succomber à la soif dévorante de sang humain ? Le Batman est devenu l’un des leurs, rongé par le désir et la culpabilité.
PLUIE DE SANG
Je suis passionné du mythe de Dracula depuis ma tendre enfance! j’ai lu et relu le classique de Bram Stoker et adoré la version Marvel (chef d’oeuvre de Gene Colan, Tom Palmer et Marv Wolfman). Alors, lorsque j’ai vu cet album signé Doug Moench , je me suis dit: Houla! ça va donner!
Ben non! Cette première histoire n’a rien de remarquable. Suivre les méfaits d’un Dracula bien pâlichon qui a décidé d’investir la ville de Gotham (quelle belle ville où le mal absolu peut agir en toute impunité, non ?), d’une bande de vampires s’étant révoltés contre le Maître et d’un Batman vampirisé au propre comme au figuré n’ont rien apporté de nouveau sous le soleil de…Blad Tepes! Dracula tue impunément les prostituées et les clochards, le maire de Gotham, un black, demande à l’inspecteur Gordon de faire une enquête discrète – faudrait pas que les « journaleux » disent que le Maire ne protège pas les pauvres gens (souvent des blacks) de la ville et seul Batman cherche le coupable de ces égorgements en série.
Si le scénariste tire son épingle du jeu (Moench est un vieux routier), le dessin de Kelley Jones n’a pas la grandeur et la noirceur nécessaires au mythe (Aaah! Gene Colan). Les couleurs sont fades et le rouge sang n’arrange rien.
L’HERITAGE DE DRACULA
La deuxième histoire nous conte l’alliance que vont faire les « enfants de la nuit » restant dans les cloaques de Gotham et l’ennemi numéro un du Batman, j’ai nommé Le Joker !
Le Batman a vaincu Dracula mais, pour cela a perdu son humanité (en avait-il une ?) et est devenu un « vrai » démon de la nuit! grâce à un sérum fourni par Tania, son alliée du précédent épisode, il survit à l’appel des jugulaires humaines mais difficilement.
Maintenant il va devoir affronter le nouveau Maître de la nuit, Le Joker au sourire d’enfer, et sa nouvelle bande d’adeptes du suçon! Cette seconde histoire, plus sanglante encore que la première, se lit avec plus de plaisir grâce à la présence hilarante du Joker et de ses jeux de mots vaseux mais le dessin, toujours aussi mauvais, gâche tout! La présence de Selina Kyle (Cat Woman) n’apporte rien de plus et on s’étonne qu’elle et le Batman ne se connaissent pas (ce qui montre bien que tout cet album est hors continuité de la série Batman).
LA BRUME POURPRE
Le troisième et dernier récit de cet album met en scène les pires ennemis du Batman! de Killer Croc à l’Epouvantail, en passant par le Pingouin et double face, ils sont tous là…. et le Batman nouveau, l’ange des ténèbres, aura du mal à nettoyer la ville, quoique… Un récit très noir, apocalyptique, peut-être le meilleur de l’album, où nous retrouvons le talent du grand Doug Moench. Le dessin de Kelley Jones est toujours aussi bizarre mais, finalement, assez sombre et macabre pour illustrer le récit!
Un album particulier, à part, qui peut faire partie d’une bibliothèque de passionné du Dark Knight.
JR
Ma note:
DESSINATEUR : BERTRAND MARCHAL
SCÉNARISTES : RODOLPHE et LEO
Editeur : Dargaud.
Sortie : 23 septembre 2016.
48 pages
GENRE : SCIENCE-FICTION
1949, au Brésil. Alors qu’il longe un bras de l’Amazone en pirogue, un photographe arrive dans un dispensaire anglais tenu par un révérend. Avant de mourir, il lui confie d’étranges photos. Le révérend les apporte au consulat anglais, à Manaus, la capitale de l’Amazonie : sur l’un des clichés, on distingue une créature qui semble n’avoir rien d’humain… Il n’en faut pas plus pour alerter le MI6 et son agent spécial miss Austin !
« Cet ecclésiastique ne semble pas très à cheval sur les préceptes de tempérance et de chasteté. »

Tome 4 : Echec au Roi des Belges
Scénario : Philippe Geluck
Dessin : Christophe Devig
Editeur : Casterman
48 pages – cartonné
Thriller vintage au suspense insoutenable
Présentation de l’éditeur :
Libérez le roi des Belges !
Scott Leblanc est ravi : il vient de décrocher une interview du roi Baudouin. En route pour Bruxelles !
Mais sa chance est aussi une aubaine pour un groupe terroriste. Après avoir assommé Scott, l’un de ces ignobles individus prend la place du célèbre reporter animalier pour approcher le souverain et le neutraliser.
Le plan diabolique des bandits peut désormais s’enclencher : le sosie qui se fait passer pour le roi des Belges va pénétrer le quartier général de l’OTAN et dérober toutes les informations essentielles à la sécurité européenne !
Heureusement, le professeur Moleskine veille au grain et n’abandonnera pas le jeune Leblanc.
Mon avis :
Dès l’ouverture de l’album, avec la petite étiquette « ce livre appartient à », le lecteur se retrouve plongé dans l’univers graphique de la ligne claire, tendance Ecole de Bruxelles (Hergé – Jacobs – Martin). Cette quatrième aventure de Scott Leblanc, toujours aussi niais dans ses attitudes et réflexions, voit le héros s’effacer de nouveau au profit de l’improbable duo constitué de sa mère et du professeur Moleskine. Avec cette fois un allié aussi audacieux qu’inattendu, le Roi des Belges en personne, Baudouin Ier. On retrouve ici la verve excentrique de Geluck alliée au trait limpide de Devig pour une aventure belgo-belge à forte teneur bruxelloise. Autant dire que les amateurs de BD classique seront comblés.
Rebondissements en cascades et en séries, répliques fantaisistes, désuétude assumée, situations invraisemblables, logique absurde, animaux sacrifiés, évolution narrative imprévisible, tout cela entraîne le lecteur dans un récit d’espionnage sans temps morts, rythmé pourtant par des bandeaux de textes d’une longueur parfois consternante.
Cet album-hommage à un âge d’or révolu devrait ravir les nostalgiques et piquer la curiosité des plus jeunes.
Dessin
Scénario
Moyenne
Le site internet des Editions Casterman : ICI
Skippy.
Ce dimanche 4 septembre, SambaBD s’est rendu à Bruxelles pour son festival BD. Un festival qui prend de l’ampleur au fil des années(90.000 visiteurs ).

( de 7 à 77 ans )
Direction l’hôtel Thon où Skippy à rendez-vous avec Jean-Paul Krassinsky, auteur du crépuscule des idiots pour sa première interview. Une interview qui nous laisse une très bonne impression mais je laisse à Skippy le soin de vous en dire plus dans sa chronique parue ce mardi 5/9.

On enchaîne avec Devig pour le tome 4 de Scott Leblanc (pour jeudi 7/9). L’interview se passe bien mais on sent l’auteur un peu perplexe sur la réussite de son album.
On évite la drache nationale de peu et on se rend au parc royal où se déroule le festival.
On commence timidement notre visite, notre but est de trouver les attachées de presse avec lesquelles nous collaborons. J’en profite pour faire ma seule dédicace du jour avec un artiste que j’apprécie énormément : Joël Alessandra, une belle rencontre.
On se dirige ensuite place du Sablon pour se restaurer. Une fois rassasié, un petit tour chez Paquet et la chance nous sourit, on tombe sur Caroline qui s’occupe des relations presse. Très bel accueil et on se retrouve avec une grosse pile d’albums à chroniquer. On doit maintenant se rendre chez Casterman pour une nouvelle interview de Casado et Nicolas Perge pour les aventures ahurissantes de Benjamin Blackstone( pour vendredi 16/9). Je dois bien avouer que ce titre ne nous inspirait pas trop au départ mais la rencontre fut assez mémorable. D’ un côté un Nicolas Perge passionné par son travail et d’un autre côté, la musique de la langue espagnole de Casado traduit par Valérie (attachée de presse de Casterman). Un enthousiasme vraiment communicatif qui sera certainement retranscrit par Skippy dans sa chronique.
Ensuite on rencontre un ministre des affaires étrangères, des anglais célèbres et même un super-héros.
Skippy n’arrête pas puisqu’ il réalise une interview improvisée en anglais SVP de Wibert van der Steen pour Ayak et Boris chez Kramiek.
Voilà qui a bien rempli notre journée ….je pense que l’année prochaine pour faire mieux, il faudra avoir un don d’ubiquité.
La dédicace dans la peau.
La parade des ballons .
Samba.
Dessin : Gamon Sakurai
Éditeur : Glénat manga
194 pages
date de sortie : juillet 2016
Le leader terroriste Sato, fort d’un nombre accru de sympathisants, poursuit sa série d’assassinats. Prêt à tout pour le vaincre, Kei décide de faire front commun avec Tosaki, le chef du comité de gestion des ajin. La situation du jeune immortel prend alors une toute nouvelle tournure. Face à un ennemi de plus en plus violent, l’union fera-t-elle la force ?
Déjà couronnée de succès au Japon avec des chiffres de vente à faire pâlir d’envie n’importe quel éditeur de BD franco/belge, Ajin s’est vue récompensée lors de la Japan Expo 2016 à Paris en obtenant les prix de la meilleure nouvelle série et du meilleur Seinen. Ne lisant pas suffisamment de manga, je ne saurai dire si les prix sont mérités, mais en tout cas je peux affirmer sans retenue qu’ils ne sont sûrement pas volés tant la qualité de la série est égale d’un volume à l’autre.
A chaque nouvel épisode, l’auteur arrive à créer un effet de surprise permettant de garder attentif son lectorat. Ce sixième opus ne déroge pas à la règle même s’il est totalement dénué d’action à l’inverse de l’explosif tome 5. Le calme après la tempête et sans doute avant également.
Cette alliance contre nature passée entre Kei et Tosaki pour lutter contre Sato nécessite de sérieux préparatifs et les invite à une pause forcée avant les combats à venir. C’est aussi à nouveau le temps des questionnements pour Kei à propos de sa condition.
C’est le temps aussi d’une pause scénaristique durant laquelle l’auteur développe des personnages secondaires comme la jeune Izumi Shimomura et Kai qui se trouve en prison pour avoir aidé son ami Ajin au début de la série.
Enfin, cette pause se termine avec l’apparition d’un nouveau personnage qui à n’en pas douter devrait avoir un rôle important pour la suite.
Dans ce 6ème tome, l’auteur réussi la gageure de maintenir la pression dans son récit en apportant des éclaircissements, (notamment concernant les fameux IBM – Invisible Black Matter – ces entités propres à chaque Ajin source de leur force et de leur pouvoir), et de nouvelles pistes, ceci sans la moindre scène d’action.
Comme les personnages, le lecteur s’est ici bien reposé et doit s’attendre à une suite des plus mouvementée !

Loubrun

Scénario et dessin : Jean-Paul Krassinsky
Editeur : Casterman
296 pages – cartonné
Parution : 31 août 2016
Fable satirico-religieuse aux accents nietzschéens
Présentation de l’éditeur :
Lorsqu’une capsule spatiale s’écrase sur les monts gelés de Jigokudani, avec à son bord un singe rhésus, les macaques du clan de Taro réalisent immédiatement que ce visiteur venu de l’espace est d’une essence supérieure à la leur. Le singe astronaute, lui, comprend vite que pour ces idiots, il est l’Élu ! Secondé par Nitchii, un jeune singe persuadé d’avoir à accomplir un destin hors du commun, l’apprenti prophète ne tarde pas à profiter de la situation : grâce à ses prêches enflammés, le culte de Diou compte chaque jour plus de dévots parmi le petit peuple des singes… Mais son influence ne va pas plaire à Taro, l’impitoyable chef du clan. Car la religion, c’est aussi le pouvoir… Et le pouvoir, ça ne se partage pas !
Mon avis :
Tout d’abord, reconnaissons à Jean-Paul Krassinsky une sacrée audace scénaristique alliée à une maîtrise (quasi)divine du graphisme. Sur près de 300 pages, son récit tente de répondre à la question essentielle et existentielle, Diou existe-t-il ?, que se pose des singes qui nous apparaissent comme presque (trop) humains.
Sur un ton autant caustique qu’inspiré, son histoire recycle avec une ironie subtile tous les travers des religions : perversions politiques, manipulations miraculeuses, organisation de la servitude librement consentie, abus de pouvoir, de sexe et de violences, rien n’échappe à l’œil inquisiteur d’un auteur qui semble planer en apesanteur sur son monde imaginaire, métaphore d’une humanité en proie à ses (vieux) démons.
Le caractère universel et prophétique de ce pamphlet iconoclaste, rare moment de philosophie engagée en bande-dessinée et d’impertinence contrôlée, est admirablement présenté dans un écrin d’aquarelles qui s’imposent comme de véritables odes à la nature et qui invitent parfois à la méditation contemplative. Une forme épurée favorise ici une fluidité de la lecture, un découpage très étudié en courts chapitres tonifie le côté romanesque de la narration, le tout invite à la réflexion philosophique.
Anecdote :
Le temps de gestation de l’œuvre fut long. Les premières recherches de scénarios débutèrent en 2008. Ces deux dernières années furent nécessaires au dessin. Années qui connurent les attentats de Charlie, du Bataclan et de Bruxelles. Autant de moments qui interpellèrent l’auteur et balisèrent son travail. Pendant quelques jours, il suspendit sa plume et ses pinceaux, surpris par l’impression bizarre, voire inquiétante, générée par la résonance de son travail avec les événements dramatiques de l’actualité.

Cette chronique a été rédigée le lendemain d’une rencontre avec Jean-Paul Krassinsky , organisée par l’éditeur Casterman, à la Fête de la BD de Bruxelles, le dimanche 04 septembre 2016. Nous avons pu, Samba, Coq de Combat et moi, discuter avec l’auteur et parler de son travail pendant 50 minutes. Nous le remercions vivement pour son humour et sa sympathie. Il nous a ravi par sa rigueur et sa vision décomplexée du sujet abordé dans l’album.
Dessin
Scénario
Moyenne
Le site internet des Editions Casterman : ICI
Skippy.
Dessinateur : Bernard Vrancken
Éditeur : Lombard 3ème Vague
56 pages
Sortie prévue le 2 septembre 2016
Genre : Domaine financier
SCÉNARIO : Hope Larson
DESSIN : Rebecca Mock
Éditeur : Rue de sèvres.
Sortie : 14 septembre 2016.
224 pages.
Genre : aventure jeunesse.
New York, années 1860.
Lorsque le père adoptif de Cleopatra et Alexandre disparaît, les deux jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir, surveillé pour ses multiples larcins. Pris par la police, ils acceptent de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent commencer une nouvelle vie. Mais Alex est capturé et embarqué de force comme main-d’oeuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco. Cléo prend la route sur un steamer, pour tenter de rejoindre son frère. Mais les deux ados sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession d’objets constituant une carte au trésor.
La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.
« Tuez les vieux marins ! Épargnez les regards vifs ! »
Lire la suite « PILE OU FACE TOME 1 : CAVALE AU BOUT DU MONDE »
Les animaux marins en BD T4

Dessin: Jytery.
Scenario: Christophe Cazenove.
Editeur: Bamboo
Sortie : mai 2016.
47 pages.
Genre : humour didactique.
La danseuse espagnole, la termite des mers, l’anablep, l’oursin melon, tout vous saurez tout sur les animaux marins.
On ne change pas une recette bien connue maintenant : apprendre en s’amusant.
Les animaux de Jytery ont une bonne bouille même un coquillage xylophage, c’est vous dire !
De là à dire qu’on rigole à toutes les pages, ce serait une immersion hasardeuse. Je dirais simplement que les blagues tombent souvent à …l’eau.
Dessin
Scénario
Global.
Samba.
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