
Scénariste, illustrateur et coloriste : Bezian Frédéric
Editeur : Soleil
Série : Le courant d’art
Collection : Noctambule
54 pages – cartonné
Date de parution : 23 septembre 2015
Historique – artistique
Résumé – présentation de l’éditeur :
Le Courant d’Art de Frédéric Bezian, une union sublime entre l’art et la bande dessinée.
Aux prémices de ce projet, un livre The Elements of Euclid par Oliver Byrne, mathématicien du XIXe siècle qui entreprit d’illustrer la géométrie d’Euclide avec des formes géométriques : des ronds, des triangles, des carrés… rouges, jaunes, bleus… Une théorie évoque la possibilité que Mondrian aurait pu s’en inspirer.
Ainsi, Le Courant d’Art raconte – au gré de spectaculaires envolées graphiques – De Byrne à Mondrian et De Mondrian à Byrne. Un livre accordéon qui se lit d’un côté puis de l’autre et inversement, un mariage sublime entre l’art et la bande dessinée.
Prélude de Bezian – De Byrne à Mondrian
Imaginons : vous découvrez dans un grenier un livre dont il ne reste que les illustrations en couleurs et les extraits qui les accompagnent.
Sa lecture parcellaire vous laisse deviner l’histoire presque authentique d’Olivier Byrne, mathématicien irlandais du XIXème siècle, d’un rêve prémonitoire, d’une rivalité amoureuse, du noir, du blanc et des trois couleurs fondamentales …
Prélude de Bezian – De Mondrian à Byrne
Imaginons : vous découvrez dans un grenier un livre dont il ne reste que les illustrations en couleurs et les extraits qui les accompagnent.
Sa lecture parcellaire vous laisse deviner l’histoire de Piet Mondrian, peintre néerlandais du XXème siècle, d’un rêve prémonitoire, d’une rivalité amoureuse, du noir, du blanc et des trois couleurs fondamentales …
Mon avis :
Le scénario est basé sur une démonstration artistique mise en cases et en planches de façon audacieuse, voire originale. La mise en évidence de la vie et la carrière de deux hommes célèbres, chacun dans sa discipline, l’évocation du Bauhaus et l’évocation de ses liens avec l’histoire de la BD, se matérialise sous forme de bande au sens propre puisqu’il s’agit d’un leporello, un livre accordéon. Le lecteur est ainsi invité à déplier Le Courant d’art, d’un côté puis de l’autre, et à parcourir une dizaine de scènes, autant de tableaux, pour chacun d’eux.
Au niveau du dessin, les traits appuyés, anguleux frisent avec l’illustration, la fresque ou même le tableau. Les aplats bleus rouges et jaunes aux accents modernistes apportent suffisamment d’émotion pour que cette histoire d’êtres torturés et amoureux.
Objet curieux et inclassable, ni livre d’art ni BD, à la fois livre d’art et BD, authentique performance formelle pour bibliophiles, Le courant d’art est une superbe évocation de l’histoire de la géométrie, de la peinture, de l’architecture et de la BD. Devant autant de maestria, le lecteur est subjugué jusqu’à la fascination et poussé à approfondir ses connaissances des différents sujets évoqués.
Dessin
Scénario
Moyenne
Le site internet des Editions Soleil : ICI
J’ai rédigé cette chronique assis sur une sculpture monochrome rouge en feuille d’acier dépliée en forme de Z, hommage personnel à la chaise dite Z, de l’architecte Gerrit Rietveld, inspirée des toiles de Mondrian et emblème du mouvement De Stijl. Toute mon admiration va à ces maîtres déjà anciens et à Bezian qui les fait ici revivre, nous incite à les (re)découvrir.
Skippy








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