Le courant d’art

Picture 059.jpgPicture 058.jpgScénariste, illustrateur et coloriste :  Bezian Frédéric

Editeur : Soleil

Série : Le courant d’art

Collection : Noctambule

54 pages – cartonné

Date de parution : 23 septembre 2015 

Historique – artistique

 Résumé – présentation de l’éditeur :

Le Courant d’Art de Frédéric Bezian, une union sublime entre l’art et la bande dessinée. 

Aux prémices de ce projet, un livre The Elements of Euclid par Oliver Byrne, mathématicien du XIXe siècle qui entreprit d’illustrer la géométrie d’Euclide avec des formes géométriques : des ronds, des triangles, des carrés… rouges, jaunes, bleus… Une théorie évoque la possibilité que Mondrian aurait pu s’en inspirer.

Ainsi, Le Courant d’Art raconte – au gré de spectaculaires envolées graphiques – De Byrne à Mondrian et De Mondrian à Byrne. Un livre accordéon qui se lit d’un côté puis de l’autre et inversement, un mariage sublime entre l’art et la bande dessinée.

Picture 060.jpg

Prélude de Bezian – De Byrne à Mondrian

Imaginons : vous découvrez dans un grenier un livre dont il ne reste que les illustrations en couleurs et les extraits qui les accompagnent.

Sa lecture parcellaire vous laisse deviner l’histoire presque authentique d’Olivier Byrne, mathématicien irlandais du XIXème siècle, d’un rêve prémonitoire, d’une rivalité amoureuse, du noir, du blanc et des trois couleurs fondamentales …

Picture 062.jpg

Prélude de Bezian – De Mondrian à Byrne

Imaginons : vous découvrez dans un grenier un livre dont il ne reste que les illustrations en couleurs et les extraits qui les accompagnent.

Sa lecture parcellaire vous laisse deviner l’histoire de Piet Mondrian, peintre néerlandais du XXème siècle, d’un rêve prémonitoire, d’une rivalité amoureuse, du noir, du blanc et des trois couleurs fondamentales …

 

Mon avis :

Le scénario est basé sur une démonstration artistique mise en cases et en planches de façon audacieuse, voire originale. La mise en évidence de la vie et la carrière de deux hommes célèbres, chacun dans sa discipline, l’évocation du Bauhaus et l’évocation de ses liens avec l’histoire de la BD, se matérialise sous forme de bande au sens propre puisqu’il s’agit d’un leporello, un livre accordéon. Le lecteur est ainsi invité à déplier Le Courant d’art, d’un côté puis de l’autre, et à parcourir une dizaine de scènes, autant de tableaux, pour chacun d’eux.

Picture 063.jpg

 Au niveau du dessin, les traits appuyés, anguleux  frisent avec l’illustration, la fresque ou même le tableau. Les aplats bleus rouges et jaunes aux accents modernistes apportent suffisamment d’émotion pour que cette histoire d’êtres torturés et amoureux. 

Picture 064.jpg

Objet curieux et inclassable, ni livre d’art ni BD, à la fois livre d’art et BD, authentique performance formelle pour bibliophiles, Le courant d’art est une superbe évocation de l’histoire de la géométrie, de la peinture, de l’architecture et de la BD. Devant autant de maestria, le lecteur est subjugué jusqu’à la fascination et poussé à approfondir ses connaissances des différents sujets évoqués.

 

     Dessin  

     Scénario   

     Moyenne

 

Le site internet des Editions Soleil : ICI

 

J’ai rédigé cette chronique assis sur une sculpture monochrome rouge en feuille d’acier dépliée en forme de Z, hommage personnel à la  chaise dite Z, de l’architecte Gerrit Rietveld, inspirée des toiles de Mondrian et emblème du mouvement De Stijl. Toute mon admiration va à ces maîtres déjà anciens et à Bezian qui les fait ici revivre, nous incite à les (re)découvrir.

 

Skippy 

 

Un village Français – tome 2 – 1915

un village français, gaudin, aleksic, soleil, guerre, saga familiale,6/10,11/2015un village français, gaudin, aleksic, soleil, guerre, saga familiale,6/10,11/2015Scénario : Jean-Charles Gaudin

Dessin : Vladimir Aleksic

Éditeur : Soleil

48 pages

date de sortie : novembre 2015

genre : Histoire, saga familiale

 

 

Présentation de l’éditeur

La Grande Guerre a commencé, faisant déjà des milliers de victimes. À Villeneuve, les familles des soldats envoyés au front vivent au rythme du courrier apporté par le facteur, dans l’angoisse de recevoir une lettre qui annoncerait de bonnes nouvelles, ou au contraire que le pire est arrivé…
Ceux qui sont restés tentent de tenir le coup, mais les tensions se font vives… parfois mortelles !

 

« Oui, ça devient un souci… Chaque fois que je veux rencontrer un administré, je croise le même regard apeuré ».

 

Mon avis

Le préquelle format BD de la fameuse série télé se poursuit avec ce deuxième tome. L’histoire se déroule en 1915, au début de la guerre. Les soldats tombent comme des mouches, les blessés affluent vers l’arrière et, facteurs et maires des villages se transforment en porteurs de mauvaises nouvelles.

La majorité des hommes du village de Villeneuve se retrouve au front laissant les femmes dans l’attente de nouvelles. Mais malgré la boucherie en cours dans l’est de la France, la vie suit son cours à Villeneuve avec son lot de drames, tromperies, lâchetés, coups bas et malheurs divers. Entre ceux qui profitent de la situation et ceux qui la subisse, on voit se profiler un peu plus le tempérament des protagonistes que l’on retrouvera 25 ans plus tard dans la France occupée.

Mais le scénariste Jean-Charles Gaudin met surtout en avant des personnages qui ne sont pas au casting des années 40, éclairant ainsi le lecteur sur certains conflits familiaux que l’on suit dans la série TV.

Le deuxième volume de ce feuilleton historico-familial fait doucement avancer cette saga sur un rythme un peu trop lent à mon gout. Néanmoins, les intrigues et les tensions sont habilement mises en place avec quelques rebondissements qui ne sont pas sans intérêt.

Vladimir Aleksic est toujours aux pinceaux et son dessin très réaliste nous plonge sans retenue au cœur du drame donnant à cette série une dimension romanesque assez distrayante.

 

a06-3e788fc.gif

 

 

Loubrun

 

lire la chronique du tome 1 : ICI

 

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑