Sherlock Holmes – Les Chroniques de Moriarty 1. Renaissance

 

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Scénario : Sylvain Cordurié

Dessin : Andréa Fattori

Editions : Soleil

Collection : 1800

Dépôt légal : septembre 2014

 

En mai 1892, le Professeur Moriarty, meilleur ennemi de Sherlock Holmes, s’est sacrifié pour empêcher les anciens dieux d’envahir la terre (voir Sherlock Holmes et le Nécromicon tome 2, même collection) . Suite à cet évènement, Moriarty a séjourné pendant un an dans un lieu aride et rocailleux où les dieux lui font payer régulièrement sa provocation en le torturant atrocement.

En 1893, Moriarty réapparaît à Londres chez Meredith Rutherford, une femme d’affaires qu’il avait appris à connaître et en qui il a confiance. Il lui demande de l’aider à retrouver les derniers exemplaires du Nécromicon.

Grâce à Meredith et à un chasseur de trésors du nom de Odd, il retrouvera le premier des cinq derniers livres à Naples, entre les mains de Toldo, un riche industriel adepte de messes noires. Moriarty mettra alors tout en œuvre pour détruire ce livre maléfique…

 

 

Quand Moriarty rencontre les forces occultes…

 

La collection 1800  revisite les grands classiques du 19e siècle. Dans cet ouvrage, le personnage créé par Conan Doyle évolue dans un univers fantastique et cauchemardesque qui nous éloigne fort des duels d’intelligence et de déductions auxquels nous avaient habitués les aventures d’ Holmes et Moriarty.

La démarche est courageuse et ne manque pas d’originalité, le scénario tient la route, le cheminement intérieur de Moriarty et ses souffrances  sont réellement éprouvants.

Le dessin très réaliste de Fattori sert ce récit sombre et angoissant.

Pour conclure, une bonne BD pour amateurs d’ambiances fantastiques et de vieux héros de littérature, qui ne révolutionne pas le genre mais qui se laisse lire. A suivre…

 

Mon avis :

 

Sasmira

 

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Un long silence – tome 1 – le pink flamingo

un long silence,le pink flamingo,stalner,xixème,états-unis,immigration,new york,ellis islandun long silence,le pink flamingo,stalner,xixème,états-unis,immigration,new york,ellis islandScénario et dessin : Eric Stalner

Editeur : Glénat (Graphica)

48 pages

date de sortie : octobre 2014

 

genre : aventure

 

 

 

A la fin du XIXème siècle et jusque dans les années 50, New York est la porte d’entrée des États-Unis pour des millions de migrants qui quittent la vieille Europe en quête d’une vie meilleure. Ellis Island est un passage obligé pour ces migrants. C’est là qu’il subissent l’inspection médicale dont le verdict dira s’ils sont aptes ou non à rentrer sur le territoire américain. Terrible et humiliante épreuve où les mieux portants et les plus malins obtiendront le sésame pour tenter leur chance sur cette nouvelle terre.

C’est le cas d’une jeune Irlandaise et de son jeune fils Will Campbell, qui, malgré les facéties de ce dernier se voient octroyer le droit de fouler le sol américain. La chance sera de courte durée. A peine débarqués, Will voit sa mère mourir dans un attentat. Traumatisé, il se mure dans un silence total qui lui vaudra d’être placé pendant 10 ans dans un établissement spécialisé pour sourd et muet.

Devenu adulte, il se met en quête de découvrir les circonstances de la mort de sa mère. Sa détermination et son mutisme deviendront ses meilleures armes pour affronter les milieux interlopes de New York. Les gens ne se méfient pas de ce « sourd », et parlent sans retenue en sa présence.

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Avec ce premier tome, Eric Stalner (le roman de malemort, Vito, la zone, ils étaient dix ….) entame là une fresque sociale avec comme toile de fond les grandes migrations et la révolution industrielle de la fin du XIX siècle. Sur un fond d’histoire assez classique – la recherche d’un meurtrier – Stalner y apporte cette pointe d’originalité qui permet de capter l’attention du lecteur. Un peu à la manière des super héros américains, le personnage principal transforme un traumatisme en arme lui permettant d’être plus fort. C’est plutôt bien vu, même si les lecteurs de comics auront une sensation de déjà vu.

 

Les bases du récit et les personnages sont bien posés pour inviter le lecteur à poursuivre l’aventure dans les tomes à suivre. Le récit gagne en densité au fil des pages et la narration en voix off du personnage principal permet d’installer une intensité dramatique qu’il aurait été difficile de retranscrire par le seul dessin.

 

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Côté dessins, Eric Stalner est pour moi un des meilleurs dessinateurs réalistes. En intérieur ou en extérieur, et quelles que soient les époques, il réussit toujours à mettre en place des ambiances au rendu parfait grâce à son trait précis et détaillé. Les expressions des visages, les décors, les mises en scènes, rien n’est négligé, tout est maitrisé. Les planches sont riches, dynamiques et très expressives.

 

Ce premier volume de Un long silence est une très bonne entrée en matière et laisse augurer de bons présages pour la suite.

 

Ma note : 8/10

Loubrun

 

 

Clochette au Pays des Merveilles

 

Scénario : Crisse

Dessin : Crisse et Pena

Editions: Le Lombard

Dépôt légal : septembre 2014

 

 

Une nuit, à Londres, la petite fée Clochette croit voir son amoureux Peter Pan entrer dans une vieille librairie. Jalouse, elle y entre à son tour pour y chercher Peter. Pendant ce temps, le libraire l’observe en cachette. Puis, agacé, il la coince entre les pages d’un livre qu’il referme sur elle. L’ouvrage à pour titre : »Alice aux pays des merveilles ».

Clochette se retrouve alors dans un univers fantastique où elle n’arrive plus à voler. Peu à peu, elle va rencontrer des personnages étranges et comprendre que seule Alice pourrait l’aider à retourner rapidement chez elle, à Neverland…

 

 

 

 

Alice, Clochette, Dorothy et les autres

La particularité de cet album consiste à avoir réuni pour la première fois l’héroïne de James Barrie et celle de Lewis Carroll dans un univers enchanté de bande dessinée. Lors de leurs aventures, elles rencontreront aussi  une autre héroïne populaire, Dorothy du « Magicien d’Oz ».

La trame scénaristique de cet album one-shot est prometteuse pourtant…  Trop de péripéties loufoques diluent un scénario rachitique, l’idée géniale de départ passée, on a l’impression que l’auteur ne sait pas où emmener ses personnages.

Quant au coup de théâtre final, il n’achève pas une histoire qui est supposée être un « one-shot » et laisse sur sa faim…

Le dessin de Crisse, que j’adorais enfant, du temps de Nahomi, a évolué et c’est parfois particulier : les visages des filles surtout sont dérangeants car il leur dessine des mâchoires prognates (le menton dépasse la ligne du front) leur donnant des attitudes simiesques…

Je voudrais cependant mettre en avant le fabuleux travail de coloriste de Roberto Pena, ses nuances de tons même dans les palettes sombres sont exceptionnelles !

Pour conclure, cet album est un bel objet, agrémenté d’un making-of de 16 pages et d’une élégante couverture, qui surprend par l’originalité de l’histoire et surtout par la richesse des coloris mais déçoit par le traitement d’un scénario pourtant original et gonflé !

Mon avis :

Sasmira

 

Un grand Bourgogne oublié

un grand bourgogne oublié,guillot,richez,guiloteau,bamboo,grand angle,enquête,vins,vignerons,vignoble,bourgogne,crus,millésimesun grand bourgogne oublié,guillot,richez,guiloteau,bamboo,grand angle,enquête,vins,vignerons,vignoble,bourgogne,crus,millésimesScénario : Hervé Richez et Manu Guillot

Dessin : Boris Guilloteau

Editeur : Bamboo – Grand angle

108 pages

date de sortie : septembre 2014

genre : fiction, enquête,

 

 

Propriétaire d’un domaine, Manu a une obsession, comme son père avant lui : faire un grand vin. C’est pour ça qu’il loue la parcelle du clos de la Molle Pierre, convaincu qu’un grand terroir a été oublié sur cette hauteur de Cruzille, dans le Mâconnais. Aujourd’hui, le rêve de Manu prend forme, le clos est à vendre.
C’est alors qu’un ami de Manu trouve un lot de bouteilles anciennes sans étiquette, hormis une belle inconnue née en 1959. À la dégustation, l’émotion de Manu est énorme. C’est le plus grand vin qu’il ait jamais bu. Manu a une évidence qui vire à l’obsession : il doit retrouver ce qu’était cette bouteille !
C’est avec les pieds de vigne qui ont permis ce prodige qu’il veut replanter la Molle Pierre, en l’honneur de son père disparu. Commence alors plus qu’une enquête, une quête vitale…

 

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Les lobby viticoles ne seraient-ils pas en train d’orchestrer une OPA sur le monde de la BD ? Après la série manga fleuve les Gouttes de Dieu, l’album initiatique de Davodeau (les ignorants), ou encore la saga familiale de Corbeyran (Château Bordeaux), voici une nouvelle histoire se déroulant entre caves et cépages. Cap est mis cette fois sur la Bourgogne et ses grands crus aux noms aussi évocateurs que séduisants. Bienvenue donc sur les terres et dans les caves des plus grandes appellations de la côte de Nuits, côte de Beaune et Mâconnais.

Hervé Richez et Manu Guillot lèvent le voile sur les coulisses de l’univers des vignerons mais aussi sur l’univers des collectionneurs de grands crus et de grands millésimes.

 

Cette histoire se lit comme une enquête policière. Sans succomber au style très tendance du reportage BD, les auteurs n’en oublient pas pour autant de nous livrer forces détails et informations sur les vins et leurs terroirs. Le côté assez technique et parfois mystique des séances de dégustation est atténué par une mise scène très imagée. Les bouquets d’arômes qui s’échappent des bouteilles sont joliment représentés par des volutes de fruits et fleurs submergeant d’un coup les pages. Les fragrances deviennent palpables faisant disparaitre les décors, et chamboulant les mises en pages… Impossible pour le lecteur de ne pas saisir l’importance que revêtent ces séances qui, ici, ne tournent jamais au cérémonial.

 

 

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Car même si l’on touche du doigt des millésimes dont les prix atteignent des sommets, l’ambiance est a la simplicité. On sent les personnages plus proches de la terre, de son histoire que des salons mondains ou des salles de vente.

Outre les noms des vins et des lieux, les noms des personnages sont réels conférant à cette fiction une base des plus crédible. D’ailleurs, Manu, le héros de cette enquête, n’est autre qu’Emmanuel Guillot, co-scénariste et propriétaire d’un domaine viticole dans le Mâconnais.

Cette histoire se lit avec délice et on se laisse absorber par cette quête de la bouteille fantôme comme un gosse dans une chasse au trésor.

 

Le traitement graphique monochrome dans les tons gris n’est pas sans rappeler les ignorants de Davodeau. Je ne saurai dire si c’est voulu mais à mon avis il est délicat de renvoyer dos à dos ces deux albums. Sous deux angles différents ils explorent tous deux avec beaucoup de talent, l’univers du vin. Quand l’un l’explique, l’autre en raconte l’histoire.

En tout cas, avec Un grand Bourgogne oublié, nous avons un grand album instructif et divertissant.

Un seul regret : qu’il n’y ait pas quelques échantillons livrés avec l’album !

 

Ma note : 8,5/10

Loubrun

 

Jean-Corentin Carré, L’ENFANT SOLDAT tome 1

En cette année du centenaire de la première guerre mondiale nombreux sont les livres, articles, émissions télévisées et bandes dessinées qui rendent hommage au souvenir de cet horrible conflit qui ne fut qu’une interminable boucherie orchestrée par les « grands » qui nous gouvernent.

Cet album nous raconte l’histoire véridique de Jean-Corentin Carré qui fut l’un des plus jeunes combattants de l’époque dans l’armée française.

Lire la suite « Jean-Corentin Carré, L’ENFANT SOLDAT tome 1 »

Femmes en résistance TOME 2 : SOPHIE SCHOLL

Voici le deuxième volet de cette tétralogie sur des femmes d’exception qui ont fait l’histoire. Le premier tome narrait la vie de l’aviatrice britannique AMY JOHNSON ( voir ma chronique du 9/10/2013 ), cet album nous mène sur les traces d’une jeune allemande, SOPHIE SCHOLL, qui eut le courage de distribuer des tracts hostiles au régime nazi dans l’Allemagne du Reich.

La particularité de ces albums, tous dessinés et scénarisés par des auteurs différents, est de raconter l’histoire de ces quatre femmes ( il reste deux albums à paraître ) en mettant en scène une cinquième héroïne, fictive celle-ci, l’espionne allemande ANNA SCHAERER.

Lire la suite « Femmes en résistance TOME 2 : SOPHIE SCHOLL »

Sam speed – tome 4 – poule position

sam speed,poule position,batem,maltaite,colman,hugo bd,humour,moto,6.510,102014sam speed,poule position,batem,maltaite,colman,hugo bd,humour,moto,6.510,102014Scénario : Eric Maltaite et Stéphane Colman

Dessin : Batem

Éditeur : Hugo BD

48 pages

date de sortie : octobre 2014

genre : humour motard

 

 

 « Ratomoto, le seul journal des tarmos »

 

Sam speed fait partie de la rédaction du magazine moto Ratomoto. Entouré de quelques personnages haut en couleur, il y est journaliste et essayeur. Le boulot de rêve de tout passionné de moto. Être payé pour sillonner les routes au guidon des dernières nouveautés ! Le pied !

 

Tous les motards amateurs de BD ne jurent que par le Joe Bar Team. C’est donc très difficile de rivaliser avec cette série devenue culte (mais a y regarder de près, tout les JBT ne sont pas si bon que ça). Pourtant, Sam Speed sans être un chef d’œuvre, n’a pas à rougir de la comparaison. Bien qu’ils soient pour la plupart éculés, les gags fonctionnent et s’ils ne font pas rire aux éclats, ils arracheront tout au moins un sourire. Sur 32 pages de gags où caricatures et exagérations sont de mise, on apprécie la précision du trait de Batem qui permet – aux connaisseurs – d’identifier à coup sûr toutes les motos représentées.

 

« Évidemment que ça passe à fond à la ferme blanche… Vous me faites pitié, les dinosaures ! »

 

L’album se termine par un « petit guide des tarmos » présentant les différentes espèces de motard avec une bonne dose d’autodérision : le sportif et ses dents de requin prêtes à rayer l’asphalte ; le routard et sa vieille BM qui pisse de l’huile ; le biker au gros bide et tatouages flétris, qui ne sait même pas qu’il roule sur un tas de ferraille américain fabriqué en Inde ; le néo-rétro-vintage, espèce de bobo en voie d’apparition qui a maintenant les moyens de se payer des jouets grandeur nature.

Et puis, sur un ton toujours humoristique, nous avons droit à un petit panel des courses de motos mythiques : le Tourist Trophy** de l’île de Man, la course la plus dingue de tous les temps – et la plus meurtrière aussi – ; le bol d’or ; le Paris Dakar et les Motos GP…

Bref, sans être révolutionnaire, Sam Speed tient plutôt bien la route et peut côtoyer sans rougir les JBT et la série Même pas peur de Satô.

 

 

Ma note : 6,5/10

Loubrun

 

** Venez vous faire une petite frayeur pour voir à quoi ressemble le Tourist Trophy  :


 

 

 

 

 

ROLQWIR Tome 3. L’arme farfalle

Torta, Cardona, Soleil prod, arme farfalle, Rolqwir, T3, humou, mangaTorta, Cardona, Soleil prod, arme farfalle, Rolqwir, T3, humou, mangaScénario / Couleurs : Torta, Florence
Dessin : Cardona, Philippe
Dépot légal : 09/2014
Editeur : Soleil Productions
Planches : 48

En l’an de grâce 17XX la France rayonne sur le monde et s’impose comme modèle culturel et philosophique de la planète. Le roi dépêche le Chevalier Jean de Rolqwir comme ambassadeur au Yamato ; charge à lui de « civiliser » les indigènes. Mais il s’avère que les autochtones semblent être bien plus en avance que prévu. Pire, sa boulangerie se trouve en compétition avec la crêperie ambulante d’un maitre es crêpe local. Voilà un défi à la hauteur du chevalier. Pour le sauver et redorer sa réputation, Rolqwir part pour une nouvelle aventure rocambolesque où combats et cuisine sont à l’honneur !

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De prime abord, cette BD semble être sortie tout droit de cerveaux extrêmement torturés….par le sens du rire et de la farce. Pétris de culture nipponne, Florence Torta et Philippe Cardonna laissent libre court à leur imagination très très fertile pour amuser nos yeux et nos papilles. L’ensemble de cette comédie est l’occasion pour les auteurs d’égratigner l’arrogance française (et notre héros n’en manque pas) mais aussi de se moquer (gentiment) de la société japonaise. Les égos de chacun sont mis à mal. L’esprit franchouillard de Jean de Rolqwir atteint des sommets de bêtise. Les auteurs jouent sur des codes biens établies dans le manga, en particulier le tournoi (ici, culinaire) avec des épreuves toutes plus loufoques et stupides les unes que autres. Un autre ressort de la comédie est l’étalage d’anachronismes et de références aux mangas ou aux jeux vidéo. C’est une véritable cascade (j’ai relevé avec mes fils Naruto, le voyage de Shihiro, Dragon Ball, One piece, Street Fighter, Bleach….). Le lecteur amusé s’autorisera ainsi plusieurs lectures afin d’obtenir une liste exhaustive. Tout cela est pastiché, caricaturé avec des phrases alambiquées (« naviguer sur un océan crémeux inondé par des embruns vanillés ») et avec des dessins où l’hyperbole graphique, typique du manga, évoque les « sommets » du plaisir gustatif.

L’ensemble des dessins n’aurait rien à redire aux sentaï et autres mangas en provenance du pays du soleil levant. Tous les codes sont présents (gros yeux, grimaces forcées, onomatopées….) avec des cadrages obliques surprenants mais ô combien jouissifs. Nonobstant ces très beaux dessins, je regretterais l’étroitesse des cases. Le scénario, et donc le dessin sont très chargés. Pour un meilleur visuel et donc de lecture, un agrandissement serait du meilleurs effet.

Destiné à un public de passionnés mais aussi de néophytes de la culture manga, il ravira quiconque osera franchir la couverture et les dix premières pages. Peu adepte des mangas « typiques », j’y ai trouvé une vraie saveur, goût nouveauté avec des vrais morceaux de fous rires. Franchement, un bon moment !

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Dessin : 7/10
Scénario : 7.5/10

Total : 7.5/10

Tigrevolant

 

LE CYCLE DE CYANN – tome 6 : Les aubes douces d’Aldalarann.

Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014Dessin : François Bourgeon – Scénario : François Bourgeon et Claude Lacroix.

Editions Delcourt

Sortie : 17/09/2014

64 pages –cartonné

Prix conseillé : 15,95 €

ISBN : 9782756062853

Science-fiction.

 

Résumé (de l’éditeur) : À jamais chassée d’Olh, traquée par le Grand Orbe, anéantie par la mort de sa soeur, abandonnée par l’Entretemps, Cyann se découvre des ennemis qui l’aident et des amis qui la trahissent… ou bien, tout juste le contraire ! Aldalarann est une superbe planète mais, tout comme la vie, elle n’est pas sans pièges ! Cyann est-elle assez mûre pour tous les contourner ?

Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014

« Ma vie est comme ce refuge, elle ressemble à un puits sans fond. Je flotte dans un vide entourée de fantômes. »

 

Mon avis : Dernier épisode du cycle de Cyann, conçu par François Bourgeon et Claude Lacroix, mis en forme et en image par François Bourgeon. Quelle longue marche que ce cycle au propre comme au figuré ! Le tome 1 est sorti en 2005 chez Casterman (2 tomes  plus un hors-série) puis la série passe chez Vents d’Ouest pour deux tomes également. Ensuite, c’est 12bis qui sort le tome 5 puis dépose le bilan. Enfin, Bourgeon retombe sur ses pattes chez Delcourt pour le tome 6 qui sort en septembre 2014. Il  conclut ainsi le cycle et 9 ans de péripéties…Bourgeon a eu du mal avec ses éditeurs, c’est bien connu.

Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014

 

Je pense que ces aléas ont desservi la série et que les lecteurs ont souvent perdu le fil de la narration. La faute à des délais trop longs entre les parutions des différents tomes. Bourgeon n’a pas été épargné sur ce coup-là. Ce talentueux dessinateur et conteur y a perdu en lisibilité éditoriale et pas mal de lecteurs se sont découragés en cours de route.

Pour ma part, je me suis accroché à la série mais je ne cache pas que j’ai dû souvent reprendre les tomes précédents pour me remémorer les personnages, les différentes étapes du récit. En plus, pour moi, la science-fiction, c’est compliqué. Ce n’est pas spécialement mon style de bande dessinée préféré. C’est un genre qui me demande de la concentration lors de la lecture et j’y perds une partie de mon plaisir de lecture.

Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014

Le dessin de Bourgeon est toujours aussi excellent tant au niveau des personnages que des décors. Par contre, j’ai trouvé le scénario de ce dernier tome un peu léger. C’est un peu comme San-Antonio pour le polar de gare. On disserte, on vagabonde, on va çà et là puis sur la fin du cycle, le scénariste se rend compte qu’il est temps de terminer l’histoire. Et on règle le sort des personnages en trois coups de cuillère à pot. Vite fait, bien fait. Tout finit bien, ils furent heureux et eurent un enfant. Merci d’être venu, l’histoire est finie…Toi lecteur, tu peux maintenant te barrer, il n’y a plus rien à lire.

D’où, au final, une certaine frustration de ma part. Ah, c’est moche… Pourtant, J’aime bien Bourgeon mais là, j’ai eu du mal à clore ce cycle qui m’a paru interminable.

 

Scénario :           6,0/10

Dessin :             8,0/10

Moyenne :           7,0/10

 

Capitol.

 

Cycle de Cyann, les aubes douces d'Aldalarann, Bourgeon, Lacroix, Glénat, 09/2014

 

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