Les Chroniques Courtes (64) : CARTHAGO –T 4

couv_223842-48bc748.jpgplanchea_223842-48bc759.jpgCARTHAGO –Tome 4 : Les monolithes de Koubé.

Dessin : Milan Jovanovic – Scénario: Christophe Bec

Editeur : Les Humanoïdes Associés

Sortie : 15/810/2014

56 pages-couleurs.

Aventure, fantastique.

 

 

 

Le résumé (de l’éditeur) :
  Lors d’un forage dans une caverne sous-marine, des scaphandriers sont attaqués par un fossile vivant, un megalodon. Ancêtre préhistorique du grand requin blanc, il est le plus féroce prédateur des mers que n’ait jamais connu notre planète. L’océanographe Kim Melville découvre que des spécimens ont survécu dans des grottes sous-marines alors qu’ils sont censés avoir disparu depuis 5 millions d’années! Une découverte qui pourrait remettre en question l’équilibre écologique de la planète et la survie même de l’humanité.

 

Mon avis :  
J’aime beaucoup le travail de Christophe Bec et cette série « Carthago », je la suis depuis le début. Il excelle dans ce type de scénario qui mêle l’aventure avec une petite dose de fantastique, juste de quoi se retrouver à la lisière du réel et du possible. 

 

Je dois cependant constater que j’ai été déçu par ce quatrième tome. Est-ce dû à « pas de chance » ?  Il n’empêche qu’il ne se passe rien de bien spectaculaire et les quelques développements ne font pas beaucoup avancer le schmilblick…Un album de transition probablement en attendant d’autres développements et un peu plus d’action.

 

 

 

a07-3e78901.gif

 

 

 

Capitol.

Hommes à la mer

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014Scénario et dessin : Riff Reb’s

Éditeur : Soleil (Noctambule)

118 pages

date de sortie : octobre 2014

genre : récits maritimes, adaptation littéraire

 

 

Quand la mer nous prend ….

 

En 2009, Riff Reb’s inaugurait la collection Noctambule des éditions Soleil avec une superbe adaption d’un roman de Mac Orlan, A bord de l’étoile Matutine. Il renfila bottes et ciré en 2012 pour adapter Le loup des mers, d’après Jack London.

Grâce notamment à un dessin éblouissant, ces deux ouvrages furent Unanimement salués par la critique. Riff Reb’s s’est visiblement laissé séduire par le chant des sirènes et n’a donc pas raccroché les amarres en sortant un troisième opus consacré aux écrivains de mer. Avec Hommes à la mer, il conclut brillamment un triptyque où la mer et les hommes ne font qu’un.

N’ayant trouvé de texte long qui l’inspire autant que les deux précédents volumes, il a choisit de mettre en image huit nouvelles d’auteurs réputés pour leurs récits maritimes ou fantastiques. Ainsi se côtoient William Hope Hodgson, Edgar Allan Poe, Pierre Mac Orlan, Joseph Conrad, Marcel Schwob, Robert Louis Stevenson, adaptés ici de manière flamboyante , onirique et poétique.

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014

Continuant sur la lancée des deux premiers albums, Riff Reb’s conserve le style graphique qui a fait leur succès. Le trait précis semi réaliste d’un noir profond, se joue des contrastes avec les couleurs utilisées dans chaque histoire. Comme dans A bord de l’étoile Matutine où chaque chapitre était en bichromie, ici chaque histoire à sa couleur. Et là, on en prend plein les mirettes ! C’est un travail d’orfèvre où la palette de nuances dans les teintes utilisées semble infinie. La maitrise des ombres et des lumières est totale, et contribue à donner les ambiances angoissantes, poétiques, épiques, noires, des récits choisit.

Les embruns et la fureur des éléments traversent les pages. C’est spectaculaire et flamboyant.

 

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014

Comme s’il fallait que le lecteur reprenne son souffle entre chaque récit, ces derniers sont ponctués d’une illustration en pleine page illustrant un texte d’un grand auteur ayant écrit sur la mer. On y trouve entre autres Homère, Eugène Sue, Victor Hugo, Jules Verne, ou encore Jack London. A mi chemin entre l’illustration et la gravure, les planches en noir et blanc sont sublimes et ne sont pas sans rappeler de grands illustrateurs tel que Honoré Daumier ou Gustave Doré. Là encore, les jeux d’ombres et de lumière font de ces planches de véritables pépites.

 

Ce livre est magnifique et graphiquement encore un ton au dessus des deux précédents.

 

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014

 

05-3e731b2.gif

 

 

Ma note 10/10

Loubrun

 

 

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014

hommes à la mer,riff reb's,soleil,noctambule,mer,maritime,écrivains,adaptation,littérature,aventure,910,112014

Commandant Achab

commandant achab,casterman,toi mon frère,douay,piatzszekcommandant achab,casterman,toi mon frère,douay,piatzszekCommandant Achab : Tome 05

Toi, mon frère

Scénario : Stéphane Piatzszek

Dessins : Stéphane Douay

Couleurs : Boubette

Editions : Casterman

Dépôt Légal : septembre 2014

ISBN: 978-2-203-07930-4 

Résumé :

En travaillant sur les suites de l’enquête Rivière, le commandant Achab et son coéquipier Karim Al Misri renforcent leur relation qui demeure malgré tout ambiguë.

La mort du père de Karim, sous les balles d’Edgar « Achab » laisse planer un mystère sur l’organisation de l’évasion qui le mène à sa fin.

Tous les indices convergent vers le grand patron de la Police Judiciaire : William Cohen, le frère d’Edgar.

commandant achab,casterman,toi mon frère,douay,piatzszek

Mon avis :

Le récit s’ouvre sur la déchéance d’Edgar Cohen, pas rasé, mal fagoté, on n’a pas l’odeur mais on l’imagine ; un SDF relou traînant sur les bancs du métro.

L’intrigue est mise en place rapidement : sur un coup de colère, Achab reproche à son petit frère d’avoir organisé l’évasion de Fath afin de le reléguer aux archives et lui piquer le siège de chef qui lui revenait.

Edgar fidèle aux habitudes des les précédents albums, recherche et provoque les conflits tout en gardant un caractère de chien. Ce caractère s’adoucit dans quelques moments de « douceur » : le soutien d’une jeune vagabonde, et ces caresses au chat.

commandant achab,casterman,toi mon frère,douay,piatzszek

La manipulation reste au cœur de l’album : celle du chef de la police, envers ses deux adjoints, celle d’Edgar sur la société qui l’entoure ; celle de Karim sur ses collègues, celle de Fath sur l’histoire.

Toujours très noir, ce polar recèle encore un paquet de violence et de tabassages. Fait pas bon se retrouver en taule quand on est flic, ou SDF en banlieue, ou vieux schnock mal embouché dans une sale histoire d’infiltration.

Les vignettes sont encore plus sombres que dans l’album précédent.

commandant achab,casterman,toi mon frère,douay,piatzszek

Des dessins un peu torturés, comme les personnages – Roman noir -dessins noirs – pas très réjouissants.

Le dénouement est quelque peu déroutant, mais laisse présager un 6ème album encore plus sordide !

Ma note :

a06-3e788fc.gif

 

Sophie

LES CHEMINS DE COMPOSTELLE – Tome 1: Petite licorne.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014Dessin & scénario : Jean-Claude Servais

Editions Dupuis

Sortie : 17/10/2014

80 pages – cartonné

Prix conseillé : 16,50 €

ISBN : 9782800161242

Aventure, Compostelle, Bruxelles, Mont Saint-Michel, alchimie, bière.

 

Résumé (de l’éditeur) : Lieu hautement symbolique, Compostelle attire chaque année des milliers de pèlerins à travers l’Europe. Blanche, Céline et Alexandre vont, eux aussi, emprunter ce chemin à un moment de leur vie. Dépositaire d’un savoir précieux auquel son grand-père alchimiste l’a initiée, Blanche part de Belgique sur ses traces, après qu’il eut été retrouvé sans vie sur une plage près de Compostelle. Le point de départ de Céline se situe au Mont-Saint-Michel, où elle a commencé son noviciat. Quant à Alexandre, guide de montagne dans les Alpes suisses, c’est le décès de Margaux qui va le jeter, lui aussi, sur cette route pleine de questions, mais peut-être aussi de réponses. Au fil de ces voyages initiatiques et de ces destins croisés, Jean-Claude Servais nous emmène avec lui, pour un récit en sept albums, sur les chemins de France et nous fait découvrir des paysages sublimes et des lieux nourris de culture, d’histoire et de mystères.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

« Beaucoup de gens passent leur vie non pas à chercher la lumière, mais à l’empêcher d’entrer. »

 

Mon avis : Pour la genèse et le concept de la série, je vous renvoie vers ma chronique du 16 septembre 2014 lorsque Samba BD avait reçu le magnifique dossier de presse des éditions Dupuis. C’est ce qu’on appelle dans le jargon « appâter le client ». Pour relire mon entrée en matière, voir ICI.

N’ayant pas reçu l’album, je me suis mis en route pour aller chez mon libraire bien aimé et acheter cet album (mon Graal du moment) que toute la planète BD attend avec impatience. La sortie d’un album de Servais est toujours un petit événement en soi. Après nous avoir conté chaque fois en deux tomes l’histoire de l’abbaye d’Orval (avec sa bière et son fromage) et de Godefroid de Bouillon (la mise en bière du mythe), Servais s’est ainsi constitué une base supplémentaire appréciable de lecteurs potentiels. Ils ne connaissent peut-être pas son travail mais ils ne rateront pas l’occasion de rentrer chez eux avec un ou deux « beaux livres » traitant d’Orval ou du château de Bouillon, destinations de leur promenades dominicales. Maintenant, Servais se lance dans sa « Grande Œuvre » comme disent les alchimistes, une série en sept volumes sur les chemins de Compostelle, encore un mythe qui est revenu à la mode ces dernières décennies avec ce retour de la spiritualité et la recherche du « soi ». La visite du Pape à Compostelle n’est pas étrangère à ce regain de popularité pour ce qui reste pour moi une performance sportive et spirituelle.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Et « notre Jean-Claude », comment s’en est-il tiré pour ce premier tome ? Plutôt bien, très bien même, avec la grande distinction en plus! Il prend des personnages radicalement différents, d’horizons et d’origines différentes, ayant des motivations bien personnelles. Il les met sur la route sans oublier de nous décrire leur vécu et les endroits où ils vivent et par où ils vont passer. Le terrain de jeu est donc très vaste et permet un large spectre de variation. Connaissant l’apôtre, il va nous sortir une documentation considérable et il va faire beaucoup de repérages pour coller le mieux possible à la réalité.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Le premier tome est déjà révélateur de la manière de procéder de Servais dont l’expérience et la patte ne sont plus à détailler tellement son savoir-faire est connu et reconnu. On découvre d’abord en Belgique une fille prénommée Blanche. C’est le personnage central de ce premier tome. Elle a un grand-père atypique qui lui enseigne l’alchimie des alchimistes mais qui pratique aussi l’alchimie des brasseurs puisqu’il produit des bières dites artisanales. Avec son grand-père toujours, elle découvre Bruxelles et sa Grand place, joyau architectural qui se confond avec les principes de l’alchimie. Les façades sont remplies de messages alchimistes. C’est sous cet angle que Servais va envoyer Blanche sur les routes de Compostelle. On retrouve également trois autres personnages mais de façon plus succincte, le développement de ces personnages sera certainement pour les prochains albums de la série.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

Le dessin de Servais est toujours aussi précis. Son travail sur la Grand place de Bruxelles est exceptionnel de précision. N’est pas n’importe qui celui qui se lance ainsi dans un des plus beaux décors du monde…Dans son style qui lui est propre, il assure du côté graphique. Peu ou rien à redire…Pour le scénario, Servais a trouvé un sujet porteur mais surtout a trouvé un point d’attaque (l’alchimie au sens large) qui met déjà du rythme à son récit alors que les personnages sont à peine sur le départ. En plus, il raconte par le détail la vie de Blanche, de son grand-père atypique, de sa famille qui se déchire sur l’avenir de la brasserie. C’est à la fois très proche des contingences matérielles et pas loin d’une quête spirituelle. Cet amalgame nous donne un scénario qui tient la route et nous laisse espérer le meilleur pour les prochains tomes de la série. A noter également les très belles couleurs de Raives, lui aussi une pointure.

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

En conclusion, C’est un excellent album de Servais que voilà. On est parti pour sept tomes. Le premier est plus qu’une mise en bouche et augure du meilleur. J’espère que l’on est parti pour sept ans de bonheur sur les chemins de Compostelle

 

a09-3e78912.gifScénario

a08-3e78906.gifDessin

a08-3e78906.gifMoyenne

 

Lien vers le site de Dupuis : ICI.

 

Capitol.

 

Les chemins de compostelle, Servais, Dupuis, 10/2014

 

BLACK LORD – tome 2 – Toxic warrior

black lord,toxic warrior,dorison,ponzio,glénat,piraterie,trafic,écologie,afrique,somalie,pollutionblack lord,toxic warrior,dorison,ponzio,glénat,piraterie,trafic,écologie,afrique,somalie,pollutionScénario : Guillaume Dorison et Xavier Dorison

Dessin : Jean-Michel Ponzio

Éditeur : Glénat

48 pages

date de sortie : octobre 2014

 

genre : aventure, chronique sociale.

 

 

La piraterie, une œuvre sociale ?

 

résumé (éditeur)

Maxime Stern prépare un plan d’abordage pour monter sur le bateau d’Hassan. C’est ici qu’est détenu Djad, le pêcheur somalien envers qui Max a une dette. Pour libérer son ami, le français a besoin du soutien de Churchill, ancien lieutenant d’Hassan. Pour le convaincre, il lui propose un marché : s’il l’aide, Max le débarrasse définitivement du pirate somalien qui, derrière ses atours de défenseur du peuple de Baravawee, cache des motivations beaucoup moins nobles…

black lord,toxic warrior,dorison,ponzio,glénat,piraterie,trafic,écologie,afrique,somalie,pollution

 

Deuxième tome de cette fiction réaliste âpre et violente. Les frères Dorison nous plongent dans les eaux troubles de la piraterie moderne où rien n’est simple. Ce second volume fait la part belle à l’action et aux révélations. Les masques tombent et la vraie nature des personnages se révèle. Ainsi, si Max est capable d’échafauder un plan d’attaque un peu tordu pour récupérer ses passagers, c’est qu’il n’a pas toujours été qu’un simple marin. Il accomplira son devoir de capitaine en récupérant coute que coute ses passagers, puis mettra ses talents au service de la cause des pêcheurs Somaliens. Quant à Churchill et Hassan, leur rupture est irréversible, tant leurs motivations sont divergentes.

Ajoutant une histoire de trafic de déchets toxiques à l’intrigue principale, les auteurs donnent une nouvelle dimension et un nouveau point de vue de ce système économique qu’est la piraterie sur les côtes Somaliennes. Si certains pêcheurs se sont transformés contraints et forcés en pirates pour pouvoir survivre, (voir le tome 1), une poignée de mercenaires met à profit cette situation pour s’enrichir encore davantage en traficotant avec des Européens peu scrupuleux et prêts à tout pour se débarrasser d’un tas de merdes toxiques dans les eaux africaines.

Des deux côtés, l’appât du gain rend définitivement con, et l’on peut comprendre alors certains agissement des pirates, qui y voient là une œuvre sociale. C’est le cas de Max, qui a radicalement changé depuis le début du tome 1, et se pose à présent en véritable héros. C’est le Black Lord.

 

black lord,toxic warrior,dorison,ponzio,glénat,piraterie,trafic,écologie,afrique,somalie,pollution

Ce tome ne manque pas de rythme, d’action, et ne lésine pas sur l’hémoglobine. La violence est presque omniprésente.

Le dessin hyper réaliste de Ponzio apporte du crédit à ce récit du quel il est difficile de faire la part entre réalité et fiction. Néanmoins, le regard sur la piraterie moderne est ici porté par une intrigue intéressante et bien menée, quoique parfois un peu confuse.

Au delà de l’aventure et de l’action, la lecture de ce diptyque invite aussi à réfléchir sur la façon qu’ont les pays du nord à considérer les pays du sud.

 

Ma Note a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

LA LUNE EST BLANCHE.

Le lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014.La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014Dessin, couleurs & scénario : Emmanuel Lepage

Lettre à Marité & photographies : François Lepage

Editions Futuropolis

Sortie : 16/10/2014

256 pages –cartonné

Prix conseillé : 29,00 €

ISBN : 9782754810289

Aventure, Antarctique, reportage, voyage.

 

Résumé (de l’éditeur) : « L’Antarctique. Le sixième continent. 14 millions de kilomètres carrés. Un dôme de glace enchâssé dans un socle rocheux. Le continent le plus sec, le plus froid, le plus difficile d’accès. Le continent des superlatifs. Le monde des extrêmes. »En 2011, Yves Frenot, directeur de l’Institut polaire français, invite Emmanuel Lepage et son frère François, photographe, à intégrer une mission scientifique sur la base française antarctique Dumont d’Urville, en Terre-Adélie. Le but ? Réaliser un livre qui témoignerait du travail des savants. Yves Frenot leur propose, en outre, de participer, comme chauffeurs, au raid de ravitaillement de la station Concordia, située au cœur du continent de glace à 1 200 km de Dumont d’Urville. Le Raid, comme on l’appelle, c’est LA grande aventure polaire ! Pour les deux frères, ce serait l’aventure de leur vie, mais rien ne se passera comme prévu !

 

la lune est blanche,lepage,futuropolis,910,aventure,antarctique,reportage,voyage,102014la lune est blanche,lepage,futuropolis,910,aventure,antarctique,reportage,voyage,102014

« Nous ne sommes pas seulement témoins mais devenons partie prenante d’une mission polaire. »

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014Mon avis : Emmanuel Lepage est connu de tous les amateurs « éclairés » de la bande dessinée. Il s’est spécialisé depuis quelques années sur la BD reportage. Un style de bande dessinée qui demande de la précision dans le dessin et de la rigueur, mais aussi de l’investissement personnel en allant vivre l’aventure directement sur le terrain. Il aime raconter ses voyages, ses aventures mais ses terrains de jeu ne sont pas communs. Ces deux derniers albums en date sont « Voyage aux îles de la Désolation » paru en 2011 chez Futuropolis et «Un printemps à Tchernobyl » paru chez le même éditeur en 2012. Ces albums ont remportés de nombreux prix. Ils sont exceptionnels. Si vous ne les avez pas lus et que vous aimez la BD reportage, il est temps de combler vos grosses lacunes…A noter également qu’un coffret intitulé « Australes » réunit « Voyage aux îles de la Désolation » et « La Lune est blanche », deux récits du monde au bout du monde. Le coffret est vendu à 59€, prix officiel. Mais celui qui aime, ne compte pas,  surtout en période de fin d’année et des cadeaux !

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

Avec ce nouvel album, Emmanuel Lepage, en collaboration avec son frère François, photographe, s’embarque pour un raid en Antarctique. Le volumineux album dont il est question ici est le récit de leur aventure, depuis les préparatifs jusqu’au raid en lui-même dans les grandes étendues polaires. L’histoire de la conquête de l’Antarctique est également contée par le détail. Les frères Lepage nous raconte un long voyage, très loin de nos contrées, mais il s’agit aussi d’une sorte de voyage immobile, un cheminement mental où les deux hommes ont eu le temps de réfléchir, de penser, d’échanger leurs impressions tout en retenue. Dans un milieu hostile avec le froid polaire, ils vont devoir se fondre dans une équipe, respecter des règles de vie et de sécurité, éviter les dangers de l’isolement, la mort dans le silence des glaces. Je vais citer ici ce que François Lepage écrit à sa femme : « Nous glissons sans bruit sur le miroir d’une autre réalité, accrochés au bastingage comme à un rêve, sidérés, immobiles dans la beauté des choses. Les icebergs sont comme les dômes d’une ville engloutie. On vient de nous tendre la clé d’un monde inaccessible et lointain. D’une nature gigantesque et confidentielle. »

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

L’album de 256 pages est une vraie brique qu’on ne lit pas en 10 minutes. Cet album vaut son prix car il est volumineux et très bien réalisé. Il mêle le dessin agréablement réalisé d’Emmanuel Lepage et les photos de François Lepage. Le dessin bénéficie de la place prépondérante mais j’ai apprécié ce mélange intelligent entre le dessin et la photo. L’un ne phagocyte pas l’autre. Par moment, il se mélange de façon harmonieuse. Parfois, la frontière est ténue, tellement le réalisme est surprenant, tellement les couleurs, quand il y en a, sont proches voire identiques. A un moment donné, je me suis dit : photo ou dessin ? Le travail des couleurs est essentiel. la majorité est en monochrome, tendance sépia. Emmanuel Lepage distille les couleurs de page en page, parcimonieusement comme si celles-ci étaient essentielles dans un univers principalement dominé par le blanc.

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

Le scénario raconte par le détail toutes les péripéties de ce voyage. On y découvre les préparatifs, le report du départ, l’attente, le confinement sur le bateau, le blocage dans les glaces à 100 kilomètres de la base, les programmes qui doivent être revus suite aux retards subis, la remise en cause du raid en lui-même, le voyage initiatique vers Concordia,…Pas mal de séquences où il ne se passe rien mais où le mental fonctionne à plein. Des séquences historiques permettent très judicieusement de rythmer le récit. De la haute voltige et une leçon de scénario.

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

A noter  qu’un concours, sans obligation d’achat, est organisé par l’éditeur Futuropolis dans le cadre de la sortie du livre. Ce concours se termine le 31 décembre 2014. Vous pouvez gagner un séjour de 17 jours en Patagonie (lien vers le concours : ICI).

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

Avec cet album, les frères Lepage (et surtout Emmanuel) ont encore visé juste. Il s’agit vraiment d’un témoignage de première main sur une expérience hors norme que peu de gens ont la joie de vivre. C’est également le résultat d’une complicité de tous les instants entre deux frères. Si vous aimez la bande dessinée tirée de la réalité, vous ne pouvez pas passer à côté de cet album incontournable qui va encore truster des prix à la pelle et sera dans le classement des meilleures Bds de 2014 !

 

La lune est blanche, Lepage, Futuropolis, 10/2014

 

 

a09-3e78912.gifScénario

a09-3e78912.gifDessin

a09-3e78912.gifMoyenne

 

 

Lien vers le site de Futuropolis : ICI.

Lien vers notre chronique de  « Voyage aux îles de la Désolation » : ICI.

Lien vers notre chronique de  «Un printemps à Tchernobyl »: ICI.

 

 

Capitol

 

la lune est blanche,lepage,futuropolis,910,aventure,antarctique,reportage,voyage,102014

 

Kid Paddle – Tome 14 Serial Player

 

 

Kid Paddle – Tome 14 Serial Player

Auteur: Midam

Collection: Mad Fabrik

Edition: Glénat

Parution: novembre 2014

 

kid paddle,midam,serial player,mad fabrik,glenat

 

 

Attention, Kid Paddle est de retour!

 

Et il aime toujours autant le gore, les monstres et les salles d’arcade.

Dans ce quatorzième tome de ses aventures, on retrouve les ingrédients habituels qui font le succès de cette série déjantée: les tentatives ratées pour aller voir les films d’horreur au cinéma sur les épaules de son copain Horace, les explications ennuyeuses du père qui se transforment en récit de science-fiction, les recettes du Top Chef Kid, les mésaventures du chevalier et de sa princesse face aux célèbres blorks (cf. Game Over).

 

 

 

Midam a publié le premier tome de Kid Paddle en 1996 et treize tomes plus tard, il arrive encore à nous faire rire avec de nouveaux gags tout en gardant les caractéristiques de l’univers de notre serial player préféré.

Vous l’aurez compris, la qualité est au rendez- vous, on ne s’ennuie pas une seconde en lisant cette BD à mettre entre toutes les mains de 7 à 77 ans au moins!

Cela méritait bien une chronique à part entière, n’est-ce pas?

 

 

Mon avis:

 

Sasmira

 

Golden Dogs T3 :Le juge Aaron

Couv_229253.jpgPlancheA_229253.jpgAuteurs : Desberg et Griffo

Sortie : octobre 2014

Editeur : Le Lombard

Ils étaient quatre, deux filles et deux garçons. Voleurs, escrocs, faussaires, ils unirent leurs talents pour devenir ensemble les plus célèbres voleurs de Londres.

Construction en béton mais émotion en prison.

Mon Dieu qu’il est hardi de chroniquer cet album et plus généralement les séries de Desberg  .Car il faut être honnête, il sait faire vivre son intrigue le gaillard. C’est indéniablement bien construit et le lecteur « classique » y trouvera son bonheur. Par contre, je lui trouverai toujours ce manque d’émotion permanent dans ses récits (hormis  ses premiers scénarios). Sur le forum, on s’intéresse aux scénaristes pour voir s’il faut les suivre ou pas. Un des intervenants a très bien résumé le cas Desberg «c’est  du bon mainstream  mais sans atteindre les sommets, c’est le genre d’auteur qui permet d’étalonner les autres ». 

Une sorte de maître étalon en quelque sorte.

Sinon, l’emballage est toujours aussi séduisant, une  couverture clinquante, du bon Griffo avec son trait charmeur et son élégance habituelle accompagnée d’une belle colorisation.

Un récit qui ne souffre d’aucun défaut au final sauf peut être de n’allumer aucune étincelle dans nos cœurs.

a05-3e788c9.gifScénario 

a08-3e78906.gifDessin 

a06-3e788fc.gifGlobal 

Samba

Verso_229253.jpg

Inscrivez-vous à la newsletter.

 

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑