Les chroniques courtes (49).Marvel top,Gladiatorus,Triple Galop,Les blondes,Les rugbymen,Les femmes en blanc.

 marvrl top.jpgMARVEL TOP N°13 mars 2014 

PANINI KIOSQUE – 5.50 €

 

Ce qu’il y a de bien avec cette série MARVEL TOP c’est qu’elle présente des récits complets qui n’ont souvent rien à voir avec la chronologie de l’univers MARVEL.

Ici une histoire particulière de Captain América: En 1945, lors d’une mission, notre héros sauve un officier russe borné, VOLKOV, qui a été gravement blessé au combat. En 1968 le même VOLKOV est envoyé dans l’espace afin d’être le premier homme sur la Lune et battre ainsi l’ennemi impérialiste américain! La mission va échouer et VOLKOV va revenir sur terre possédé par un alien qui extermine tous ceux qui s’approchent de lui. Les russes vont isoler la base où se trouve VOLKOV et la confiner dans une zone de « no man’s land » 

De nos jours une mission scientifique américaine va dans l’espace pour développer un nouveau concept qui doit revolutionner la recherche. La mission échoue aussi et le vaisseau retombe sur terre près de la zone où se trouve VOLKOV. Les russes vont envoyer des hommes pour récupérer l’engin, les américains vont envoyer CAPTAIN AMERICA et l’entité qui est est à l’intérieur de VOLKOV attend……………

Un récit fantastique qui fait frémir et nous tient en haleine jusqu’au surprenant final! 

 a07-3e78901.gifma note 

 

JR

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Gladiatorus2.jpgGladiatorus2s.jpgGLADIATORUS – Tome 2 : Alea jacta ouste.

 Dessin : Amouriq – Scénario: Cazenove

 Editions Bamboo

 Sortie : 30/04/2014

 48 pages 

Prix conseillé : 10,60 €

 ISBN : 9782818930885

 Humour, Gladiateurs

 Mon avis : « Alea jacta est », le sort en est jeté ! Dans la recherche effrénée de la BD la plus improbable de l’année, j’ai tiré le gros lot ! Je pourrais commencer cette chronique courte par la sentence « Salut Gladiatorus, les lecteurs te saluent ». Mais, je n’en suis pas mort…Je pensais me régaler des petites blagues sur les gladiateurs concoctées par Cazenove, le prolifique scénariste stakhanoviste de chez Bamboo, et par Amouriq avec son dessin un peu carré et dépouillé de style « Spirou ». Hélas, c’est une grosse déception. J’ai eu beau me forcer à le finir, c’est désolant de platitude et de petites blagues à 10 centimes. Affligeant et dommage. J’ai déjà vu Cazenove dans un meilleur état de forme. Rabattez-vous sur « Astérix gladiateur », c’est d’un autre niveau… Pour petits boutonneux dépressifs…

a06-3e788fc.gif

 Capitol.
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Triple galop8.jpgTriple galop8e.jpgTriple Galop Tome 8

 Scénario : Du Peloux, Benoît 

Dessin : Du Peloux, Benoît 

Dépôt légal : 02/2014 

Éditeur : Bamboo 

ISBN : 978-2-8189-2608-6 

Planches : 46

 

Le pitch de ce tome 8 de Triple Galop, série humoristique autour du cheval, met en en scène l’arrivée de Kévin, un éthologue américain, au club équestre. Ce « chuchoteur à l’oreille des chevaux » va provoquer moult situations cocasses, plus ou moins drôles. 

 

Triple Galop est une série dont le cœur de cible est sans conteste les aficionados des chevaux et de club équestre. Les blagues étant ciblées quasiment uniquement sur cet univers. La lecture de ce tome 8 est plaisante et divertissante, sans pour autant déclencher l’hilarité générale. 

 

a06-3e788fc.gifMa note 

 

Revedefer
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Blondes (Les)20.jpgLes Blondes Tome 20

Scénario : Gaby 

Dessin : Dzack 

Dépôt légal : 04/2014 

Éditeur : Soleil Productions 

ISBN : 978-2-302-03769-4 

Planches : 40

 

Et de 20 pour les aventures mésaventures de Vanessa, Cindy et Co. Série à succès qui fait partie des grosses ventes de chez Soleil, plus de 2 millions d’exemplaires vendus : Les Blondes est pour moi une série bas de gamme. Les gags tournant uniquement sur la « Blonditude » sont lassants à la longue. Je ne trouve pas beaucoup de « plaisir » à lire ce type de BD. Par contre, Les Blondes font mouche auprès de mes enfants, 13 et 12 ans, qui eux trouvent cela très drôle et divertissant. 

 

a04-3e788e4.gifNa note 

 

a07-3e78901.gifMes enfants

 

Revedefer

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Rugbymen (Les)12.jpgRugbymen (Les)12d.jpgLes Rugbymen Tome 12 Aujourd’hui, on laisse le cerveau au vestiaire !

 

Scénario : Béka 

Dessin : Poupard 

Couleurs : Cosson, Maëla 

Dépôt légal : 01/2014 

Editeur : Bamboo 

ISBN : 978-2-8189-2548-5 

Planches : 46

 

Revoilà notre joyeuse bande de Rugbymen du XV du Paillar Athletic Club pour de nouvelles aventures. Allons droit au but : j’adore cette série humoristique !!!! Je me régale à la lecture de ces gags mettant en scène : La Teigne, Bourrichon, La Couâne & Co. Il faut dire que depuis tout petit je baigne dans l’univers rugbystique. Je peux concevoir que cette série laisse de marbre ceux qui ne connaissent rien au monde de l’ovalie. Mais avec moi, elle a trouvé son public.

 

a07-3e78901.gifMa note 

 

Revedefer

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Femmes en Blanc (Les)36.jpgFemmes en Blanc (Les)36d.jpgLes Femmes en Blanc Tome 36 neuf mois de gros stress

 

Scénario : Cauvin, Raoul 

Dessin : Bercovici, Philippe 

Couleurs : Leonardo, Vittorio 

Dépôt légal : 04/2014 

Editeur : Dupuis 

ISBN : 978-2-8001-5873-0 

Planches : 46

 

28 ans et 36 aventures des Femmes en Blanc, voilà une série humoristique qui dure et qui au fil des années a su garder un public. Il faut dire que Raoul Cauvin arrive toujours à nous « pondre» des gags qui font mouche. Les Femmes en Blanc arrivent toujours à me faire sourire et à passer un bon moment de lecture, que demander de plus !!!

 

a06-3e788fc.gifMa note 

 

Revedefer

Ni dieu, ni maître

ni dieu,ni maitre,casterman,maximilein le roy,loic locatelli,auguste blanqui,libertaire,lutte des classesni dieu,ni maitre,casterman,maximilein le roy,loic locatelli,auguste blanqui,libertaire,lutte des classesScénario : Maximilien Le Roy
Dessin : Loïc Locatelli Kournwsky
Dépôt légal : 02/2014
Editeur : Casterman
Collection : Univers d’auteurs
Planches : 198

En 1877, Aurelien Marcadet jeune journaliste de son état souhaite écrire un long article sur une figure de la lutte contre toute forme d’oppression : Auguste Blanqui. Pour cela il amadoue ce libertaire au sein de sa prison. Il lui livrera ainsi la biographie de ses premières révoltes, ses combats, ses idées. 43 ans de prison n’ont pas réussi à faire taire ce chantre de la liberté. « J’avais 17 ans lorsque j’ai appris à haïr cette société… »

 

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Le pitch de l’histoire est simple : l’interview est un prétexte pour revenir sur la vie de cette figure emblématique de révolte permanente contre les pouvoirs. A coup de flash-backs et de retours à la réalité, Maximilien Le Roy rend hommage à la vie de lutte de cet insoumis. Ce livre est une mine. Le 19eme siècle politique français se déroule devant vous sur 200 pages. Au cours de ce siècle de soubresauts de la révolution de juillet à la commune de 1870, en passant par la révolution de 1848, A. Blanqui est toujours présent ou, tout au moins, ses idées. L’individu fait si peur qu’Adolphe Thiers en 1871, lors de la Commune, refusera même de l’échanger contre 74 otages : « le lâcher, c’est vous envoyer une force égale à un corps d’armée ». Le lecteur est sidéré devant la stature de l’individu. Il ne plia jamais. Infatigable républicain, il sait à qu’elle point la liberté n’est jamais acquise, c’est un combat de tous les jours. La vie d’Auguste Blanqui – et de bien d’autres – est là pour nous le rappeler. Cependant, Maximilien Le Roy n’occulte pas le coté violent de l’homme, ses tentatives de prises de pouvoir par la force. Cela permet aussi de s’interroger sur son mode de révolte.

 

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Au-delà de l’hommage appuyé de Maximilien Le Roy, on constate à quel point Auguste Blanqui est finalement omniprésent dans nos vies et cela jusque dans le quotidien. En témoigne le nombre de rues, d’avenues dans maintes villes et villages français. Par son engagement, par sa force de n’avoir jamais plié devant le pouvoir autocratique, Blanqui force le respect. Ce révolté permanent a vécu dans des périodes particulièrement troublées, certes. Mais chaque époque ne l’est-elle pas ? Notre monde du 21eme siècle en pleine mutation en est une autre. Il est parfois bon de se pencher sur le destin de certaines personnes (même si on ne partage pas forcement ces idées) pour s’en inspirer afin de façonner le monde de demain. Ce « révolutionnaire plus célébré après sa mort que compris de son vivant » stimulera les mouvements libertaires du 20eme siècle. Bon nombre de disciples iront porter la soif de liberté jusque dans la Russie Impériale. On connait la suite !

 

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Le dessinateur est plutôt connu pour ces dessins de fictions (Rocher rouge T2, Seconde chance). Cette incursion de Loic Locatelli Kournwsky, alias Renart, dans le récit historique est une bonne idée. Il est franchement à l’aise. Il ne recherche pas les détails mais plutôt la fluidité. Il préfère nettement les dessins de personnages dans leurs interrogations que les scènes d’action. Pourtant ces dernières sont bien réussies. Il prend ainsi une distance avec la folie meurtrière des hommes. Pour achever son action, il manie les couleurs de façon intelligente pour aider à la chronologie du récit.

« Tout ignorant est un serf ou un instrument de la servitude. L’instrument de la délivrance n’est pas le bras, mais le cerveau ! » Auguste Blanqui. Il faut évidemment avoir un esprit frondeur pour mesurer et apprécier toute la portée de ce genre de citation. Mais « Ni dieu, Ni maitre » (aussi d’Auguste Blanqui) restera au panthéon des citations pour la liberté. Merci à Maximilien Le Roy et Renart de nous avoir insufflé un moment d’histoire.

Dessin : 7.5/10
Scénario : 8/10
Total : 8/10

Tigrevolant

 

MISS OCTOBRE – Tome 3: Très mauvais souvenirs.

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014.Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014.Dessin : Alain Queireix

Scénario : Stephen Desberg

Collection : Troisième vague

Editions Le Lombard

Sortie 23/05/2014

48 pages

Prix conseillé : 12,00 €

ISBN : 97828036334763

Polar, thriller, USA

 

Résumé (de l’éditeur) : La police de Los Angeles n’a toujours aucune piste pour le tueur des miss et l’enquête du lieutenant Clegg Jordan piétine. Au plus grand bonheur de son concurrent, l’inspecteur Ariel Samson, qui aimerait récolter les lauriers de la résolution d’une enquête de ce genre. Viktor, de son côté, continue ses recherches afin de découvrir l’identité de son agresseur et, loin de se cantonner au rôle de victime, finit par jouer un jeu dangereux…

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014

 

Mon avis : Troisième et dernier tome de cette série scénarisée par Stephen Desberg. Un magnifique sticker annonce que la série a reçu le prix « Polar 2013 » du festival polar de Cognac. Je suis d’avis qu’il est préférable d’avoir lu l’ensemble des trois tomes pour décerner un prix, aussi prestigieux soit-il. La fin de l’histoire, c’est quand même le ressort de la série, surtout s’il s’agit d’un polar noir. Mais, je vous rassure. La fin de l’histoire est bien ficelée et ne m’a pas déçu. Il s’agit donc dans ce genre de littérature globalement d’une réussite.

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014

 

Le scénario de Desberg est bien construit avec de nombreux rebondissements, un paquet de personnages pas toujours très nets, de l’hémoglobine à la sauce américaine des années ’50. Il s’en dégage une ambiance à la fois noire et chargée mais aussi la lumière éclatante du soleil de Californie avec ses voitures d’époque, ses bars très cinématographiques, des jolies filles,… que demande le peuple ?

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014

 

Le dessin d’Alain Queirex sert très bien le scénario. Les filles sont superbes, les personnages crédibles et les décors soignés. Une très belle réussite avec en plus une mise au net et des couleurs qui ne gâchent pas l’album.

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014

 

Cette série est une réussite et je vous la recommande si vous aimez les polars noirs à la sauce US. J’ai apprécié que ce soit le même dessinateur qui s’occupe de la série. Ici, c’est le cas et cela permet une unité graphique tout au long de la série.

 

Dessin :             8,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,0/10

 

Le site internet du Lombard : ICI.

 

Capitol

Miss Octobre, Queirex, Desberg, Le Lombard, troisième vague, 05/2014

SPIROU – VACANCES SANS HISTOIRE.

Spirou, Vacances sans Histoire,Franquin, Jannin, Dupuis, 04/2014Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014Dessin & scénario : Franquin

Collection : Dupuis patrimoine

Editions Dupuis

Sortie 04/04/2014

88 pages

Prix conseillé : 24,00 €

ISBN : 9782800161624

Aventure, Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Enfin les vacances ! Descendus sur la côte pour savourer un repos bien mérité, Spirou et Fantasio laissent leur Turbotraction garée devant le casino. Sans se douter que le magnat du pétrole Ibn-Mah-Zoud, non seulement daltonien mais aussi véritable danger public au volant, va prendre leur précieuse auto pour la sienne… Attachez vos ceintures !

 

Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014

Mon avis : Les éditions Dupuis continuent à gratter les fonds de tiroirs mais quels fonds de tiroirs ! Après « Bravo les Brothers », « La Foire aux gangsters » et « La Peur au bout du fil », Dupuis ressort une histoire courte parue au départ dans l’album « Le gorille a bonne mine ». A nouveau, les planches sont éditées comme elles qui ont paru dans le journal de Spirou. A l’époque, la première planche hebdomadaire était en couverture et comportait trois strips plus le titre « Spirou » et une accroche ou un gag pour appâter le lecteur. Cette première planche était suivie d’une planche plus conventionnelle avec quatre strips. L’histoire avait à l’époque été remontée pour l’album mais avait du coup perdu son rythme, sa structure et les mises en abîme de fin de page. Les planches et la lecture avaient été dénaturées.

 

Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014

Cet album permet de remettre l’histoire «  dans son jus » avec le montage original du journal de Spirou. Dupuis parle de « remastérisation ». Les commentaires de Jean-Louis Bocquet et Serge Honorez complètent la mise en vitrine. Les couleurs sont retravaillées à nouveau par Frédéric Jannin qui s’est basé sur les couleurs originales de Franquin.

 

Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014

Le dessin et le scénario de Franquin sont un petit bijou qui permet de remettre en lumière un travail de grande qualité un peu oublié. Cet album sera vite un collector vu son tirage limité. Les amateurs de Franquin feront l’effort de sortir les 24 euros réclamés par l’éditeur (prix officiel) pour devenir le détenteur de ce sympathique album. Dupuis applique la maxime bien connue : « Celui qui aime, ne compte pas… » Vive le marketing !

 

Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014

J’ai apprécié cette mise en lumière qui est recadrée dans son contexte de l’époque. C’est très instructif. La conclusion est celle-ci : lecture agréable. Franquin, quel talent !

 

Dessin :            9,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,5/10

 

Capitol

 

Spirou, Vacances sans histoire, Dupuis, Franquin, Jannin,04/2014

 

LE RIRE DE TINTIN – Les secrets du génie comique d’Hergé.

Le rire de Tintin, Hergé, Beaux-Arts Magazine, 04/2014.Hors-série le Vif/L’express

Editions Beaux-Arts Magazine

Sortie : 30/04/2014

136 pages

Prix conseillé : 8,95 €

ISBN : 9782212559347

Hergé, Humour, Tintin.

 

Résumé (de l’éditeur) : L’immense succès des albums de Tintin résulte de bien des facteurs : la qualité des intrigues, les rebondissements permanents, le dépaysement par la grâce des voyages des héros à travers le monde, et puis bien entendu l’humour, tout à fait exceptionnel, qu’il s’exprime par l’image ou par le texte. Hergé est le digne héritier des grands maîtres de l’humour qu’ils soient français, belges ou anglo-saxons. Molière, Feydeau, Alphonse Allais, Mark Twain, Buster Keaton … Ce numéro spécial est consacré à l’analyse de la mécanique du rire, à ses règles établies peu à peu au fil des siècles, aux inspirateurs d’Hergé et aux apports spécifiques du créateur de Tintin. Car il a beaucoup inventé lui-même : par la création de signes visuels, par le comique des situations dans lesquelles s’enferrent ces personnages, membres d’un théâtre où chacun obéit à des règles strictes, par les jurons et insultes du capitaine Haddock (il en manie plus de 300 !)… Certains de ses sketches sont passés à la postérité : la boucherie Sanzot, le sparadrap du capitaine Haddock… Théâtre, littérature, cinéma, BD : un voyage dans le temps et dans l’univers d’Hergé.

 

Mon avis : Le « rire de Tintin » est en réalité la réédition « arrangée » du livre paru chez Moulinsart en 2006 et inspiré d’un essai de Thierry Groensteen.

Le magazine Beaux-Arts a revisité le sujet en faisant appel à une quinzaine de contributeurs. Au final, cela nous donne un album intéressant qui nous donne un éclairage spécifique sur l’humour d’Hergé, mais aussi les faits et les personnages qui l’ont inspirés, qui ont bâti son approche de l’humour, son imaginaire humoristique.

Un bel album, intéressant, bien imprimé et fini, de qualité, cartonné, à un prix démocratique de 8,95 €. Cet album est paru,  il y a peu en Belgique, dans les librairies et chez vendeurs de journaux et de magazines. C’est l’Express en France qui s’est associé à cette parution. Le site de l’éditeur parle d’un album broché et en réimpression.

Un bel album à un rapport prix/qualité imbattable. Amusant.

 

Dessin :             9,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          8,5/10

 

Capitol

Le rire de Tintin, Hergé, Beaux-Arts Magazine, 04/2014.

HERTZ – Tome 4: L’ombre de l’aigle.

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014Dessin : Eric Adam, Denis Falque, Christian Gine

Scénario : Didier Convard

Collection : Le Triangle Secret

Editions Glenat

Sortie 12/03/2014

56 pages

Prix conseillé : 14,50 €

ISBN : 9782723490962

Histoire, Franc-maçonnerie, aventure

 

Résumé (de l’éditeur) : En parcourant le journal intime de son ancêtre, Martin Hertz fait une découverte étonnante : André Hertz aurait été « l’ombre de l’Aigle », l’espion particulier de Napoléon Bonaparte ! Son récit commence le 16 juin 1815… Dissimulé sur les toits de la Tour de Londres, André Hertz observe des membres du gouvernement anglais s’échanger un parchemin susceptible de donner à Bonaparte la clé de la victoire finale. Faisant état de ses talents, il parvient à subtiliser le document et à se faufiler telle une ombre. De son côté, sans nouvelles de son espion, Napoléon marche vers Waterloo : Hertz doit à tout prix rejoindre son Empereur avant que celui-ci ne s’empale sur les armées de l’Alliance. Mais il va devoir passer à travers les lignes ennemies et la fureur du combat…

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

Mon avis : Les séries estampillées « Triangle Secret », je suis preneur. Je les achète systématiquement chez mon libraire les yeux fermés. Ce tome 4 nous raconte l’histoire d’André Hertz via son journal intime. Didier Convard réussit à chaque fois à relancer l’intérêt. Ici, on côtoie Napoléon himself depuis la bataille de Waterloo jusqu’à son exil sur l’ile de Sainte-Hélène. Mais Convard va relire l’Histoire avec un grand H pour la mettre à sa sauce. Nous rentrons à partir de là dans l’histoire fiction à la limite de la vérité historique. C’est très habile comme procédé et je suis demandeur de ce genre de récit.

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

Au niveau du dessin, rien ne change. Toujours ce dessin typique, pas franchement beau, mais efficace. C’est un découpage classique et simple. Rapidement, on n’y fait plus attention car c’est le scénario qui est le moteur de la série. A noter qu’André Julliard se charge toujours de la couverture de l’album, c’est sa seule contribution dans l’album.

 

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

 

La fin de l’album laisse le lecteur sur un coup de théâtre qui va laisser le lecteur sur sa faim en attendant la suite. C’est la frustration perpétuelle. Il n’empêche qu’il s’agit d’une série de fond qui continue à avoir son public fidèle. J’ai bien aimé mais je radote la même chose à chaque album de la série qui sort…C’est une formule qui fonctionne à plein et reste une référence en la matière.

 

Dessin :             7,0/10

Scénario :          8,0/10

Moyenne :          7,5/10

 

Capitol

Hertz, triangle secret, adam, Falque, gine, Convard, Glénat, 03/2014

Le serpent d’eau

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serpent d'eau,tonny sandoval,epouvante,conte macabreserpent d'eau,tonny sandoval,epouvante,conte macabreScénario / Dessin / Couleurs : Sandoval, Tony
Dépôt légal : 02/2014
Éditeur : Paquet
Collection : Calamar
Pages : 136

Mila, jolie brunette, rencontre au détour d’une baignade une Agnès aussi blonde que mignonne.  » Tu peux me voir ? Tu es vraiment spéciale « , lui dit Agnès. Peut-être parce que Mila est la seule capable de voir, de comprendre un spectre. Il n’en faut pas plus à Mila pour s’évader, s’émanciper de son monde et partir dans une lutte contre les forces maléfiques …..

 

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Il est difficile de qualifier voire – oserais-je ? – d’analyser le travail de Tony Sandoval. Vous avez sans doute croisé l’œuvre de cet auteur Mexicain aux détours d’une de vos lectures de bandes dessinées. Il est l’auteur de « Nocturno » ou bien « Le cadavre et le sofa ». Attirés par le dessin particulier, vous avez feuilleté le livre. Une lecture approfondie, vous persuadera de la justesse de votre achat. Il émane de cet auteur atypique une atmosphère, une poésie aussi bien dans les dessins que dans le scénario. « Le serpent d’eau » est l’histoire d’une jeune fille s’affranchissant des règles physique pour se glisser dans les rêves. Autant vous dire, ces rêves sont très étranges, propices à une vraie analyse psychanalytique. Les dents, la bouche – porte ouverte sur l’âme – sont très présentes dans l’accompagnement du changement d’état de Mila. La représentation d’une créature interne (« le poulpe-roi »), les différents passages d’un monde à l’autre (comme un négatif) ou encore l’affrontement sanguinolent de chiens-squelettes emprunte beaucoup à Lovecraft. Tout cela est un peu confus au départ mais il existe une certaine logique dans cette aventure clairement ancrée de l’autre côté du miroir. Le tout se déroule dans un rythme crescendo. L’action, parfois violente, monte en puissance tout au long de la lecture. Le lecteur ne peut être qu’interpellé par les méandres de cette histoire hors du commun, où la poésie (sombre) côtoie le cauchemar.

 

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Les dessins, toujours de Tony Sandoval, impressionnent. Ils contribuent grandement à rendre ténue la frontière entre le réel et le songe, entre le rêve et le cauchemar. Les personnages sont bien campés. Leurs différences physiques permettent une lecture nette. Si le premier coup d’œil vous oriente vers un conte pour enfant, l’auteur vous remet bien vite sur le bon chemin de l’épouvante. L’absence de case participe à votre voyage imaginaire avec Mila et Agnes : une ligne floue entoure les dessins. Parfois des « cases » prennent l’ensemble de la page, révélant ainsi toute la beauté du travail de l’artiste. Enfin, les couleurs à l’aquarelle donnent une sensation supplémentaire d’impalpable à l’ensemble.

Vous l’aurez compris ce récit macabre n’est pas pour les enfants en dépit d’un dessin faussement naïf. Comme lors d’une lecture d’un roman d’Edgard Poe ou d’une poésie de Charles Baudelaire, le « serpent d’eau » vous bousculera, vous interpellera. Mila et Agnes ne vous quitteront pas si facilement. Une œuvre troublante à ne pas lire le soir !

Scénario : 6.5/10
Dessins : 8.0/10

Moyenne : 7.5/10

Tigrevolant

Burn Out

burn out, ozanam, sommer, casterman, polar, burn out, ozanam, sommer, casterman, polar, scénario : Antoine Ozanam

dessin : Mikkel Sommer

Éditeur : Casterman

95 pages

date de sortie : mai 2014

genre : polar

 

 

Dans les années 80 aux États-Unis, Ethan Karoshi est flic à Reno, une petite ville du Nevada. Il a une vie pépère, réglée comme du papier à musique entre sa vie familiale, la pêche, le boulot et ses visites hebdomadaires à sa maitresse.

C’est un bon flic, respecté de sa hiérarchie et de ses collègues. Il faut dire que quand on a comme shériff son beau père et qu’on a pour collègue son beau frère, question bonnes relations, ça peut aider. Ou pas …

 

Ce petit train train va légèrement dérailler le jour ou Debra, la maitresse, sera retrouvée étranglée avec du fil de pêche. Évidemment, comme il n’y a pas pléthore d’enquêteurs dans la région, c’est le brave Ethan qui s’y colle. Alors que les cadavres s’amoncellent autour de lui, l’enquête lui échappe, les meurtres se rapprochent de plus en plus de lui et toutes les pièces du puzzle semblent faire d’Ethan le parfait coupable.

 

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Antoine Ozanam (succombe qui doit) nous sert un polar noir à priori assez classique, sans grandes surprises pendant les 3/4 de l’histoire. Mais, bien qu’on ai le sentiment d’avoir déjà vu ou lu mille fois ce genre de polar, on est rapidement pris par cette embrouille où l’on sent que le personnage principal piégé bien malgré lui, aura le plus grand mal à se dépêtrer du piège qui lui est tendu.

La narration est parfaite dans le plus pur style du polar où se côtoient naturellement voix off, flashbacks et dialogues crédibles et réalistes. La machination est impitoyable, et comme Ethan Karoshi, le lecteur ignore tout des tenants et aboutissants de ce piège diabolique. Ce que le lecteur ressent très bien, c’est que l’étau dans lequel s’est foutu Ethan, sera difficile à dessérer.

L’issue surprendra à plus d’un titre, mais je n’en dirai pas plus, de peur de trop en dévoiler….

 

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Dommage que le dessin ne soit pas à la hauteur. Mikkel Sommer est un jeune dessinateur Danois dont c’est là le premier album pour le marché francophone. Avec un trait donnant une impression de brouillon, son dessin n’est pas des plus avenants. Par ailleurs, le choix de couleurs fades, s’il permet de figurer l’étouffante moiteur du Nevada, ne contribue pas en revanche à mettre en valeur les planches et du coup, l’histoire. Reste un découpage et des cadrages plutôt réussi donnant un dynamisme cinématographique à l’ensemble.

 

Un bon scénario qui aurait mérité un meilleur traitement graphique et surtout de meilleures couleurs.

 

Ma note : 6/10

Loubrun

WHALIGOË tome 2

 

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Voici que nous arrive enfin le deuxième tome et le dénouement de cette belle histoire issue de l’imagination débridée de Yann et illustrée avec bonheur par la talentueuse Virginie Augustin.

whaligoë,yann,virginie augustin,castermanLe premier tome nous avait présenté les personnages, Lord Douglas Dogson, dandy décadent et écrivain sur le déclin, sa muse et maîtresse Speranza, beauté sombre dont la splendeur commence aussi à faiblir. Ces deux âmes en peine fuient la capitale Londonienne en calèche pour une histoire de moeurs et vont se retrouver coincés dans un village sordide de l’Ecosse du XIXe siècle, WHALIGOË.

Le village est sous la coupe d’un rustre cruel nommé BRANWELL, amateur de combats de coqs ( les auteurs nous donnent quelques explications sur cette pratique pour le moins barbare et j’avoue que j’ai détesté! ).

Branwell se dit être un écrivain connu sous le nom de Ellis Bell et l’identité de ce personnage va être au centre du dénouement de l’histoire. La brute et le dandy ne vont cesser de s’affronter jusqu’au fameux duel sur la place du village qui va enfin nous révéler une partie du mystère de la personne se cachant derrière le patronyme de Ellis Bell.

whaligoë,yann,virginie augustin,castermanLa description des us et moeurs des personnages de ces albums donne une idée assez claire de ce qu’était l’époque Victorienne au Royaume Uni; les couleurs allant du rouge au bleu nuit nous plongent dans une atmosphère fantastique qui n’est pas sans rappeler les poèmes du magnifique auteur britannique PERCY BYSSHE SHELLEY. ( je suis sur que l’auteur y a pensé en inventant son personnage principal )

La lande écossaise nous apporte, par sa beauté étrange, la dose de fantastique qui rend cette histoire encore plus attrayante. On pense au film de John Landis (le loup garou de Londres) et l’on s’attend à tout instant à voir sortir le molosse de Baskerville de la brume entourant le cimetière du village.

 

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On sent que l’auteur et sa dessinatrice ont puisé dans notre vécu historique, romanesque et cinématographique afin de nous donner un récit fougueux et endiablé. Ainsi la scène de l’incendie final, réduisant en cendres  la demeure de Branwell, nous fait penser à la destruction du domaine de Tara dans le film Autant en emporte le vent.

whaligoë,yann,virginie augustin,castermanOn vient à regretter que l’histoire ne fasse que deux tomes car on serait resté plus longtemps dans la lande à espionner cette jeune fille blafarde qui  se couche la nuit sur la terre au dessus des tombes afin d’entendre d’éventuels grattements de cercueil produits par des gens enterrés vivants……. 

WHALIGOË TOME 2 – CASTERMAN JANVIER 2014.

PRIX : 13.50 €

SCENARIO : YANN  DESSIN : VIRGINIE AUGUSTIN

MA NOTE : 9/10

JR

 

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Le gouffre de Padirac – Edouard Alfred Martel et l’incroyable découverte

le gouffre de padirac,edourad alfred martel,bidot,rollin,glénat,aventure,spéléologie,grottes,cavernes,rivière,souterrain,exploration,découverte,6.510,052014Sle gouffre de padirac,edourad alfred martel,bidot,rollin,glénat,aventure,spéléologie,grottes,cavernes,rivière,souterrain,exploration,découverte,6.510,052014cénario : Laurent Bidot

Dessin : Lucien Rollin

Editeur : Glénat

48 pages

date de sortie : avril 2014

genre : documentaire, aventure historique

 

 

 

Exploré en 1889 par Édouard Alfred Martel, le gouffre de Padirac est le site souterrain le plus célèbre d’Europe. Situé dans le département du Lot, le site est caractérisé par un immense puits de 75 mètres de profondeur et 35 mètres de diamètre au fond du quel se trouve l’entrée des galeries souterraines. A 103 mètres de profondeur, ces galeries abritent un réseau de rivières souterraines long de 40 km.

Aujourd’hui, le gouffre accueille 400.000 visiteurs par an qui viennent admirer les 2,5 km de galeries ouvertes au public.

 

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Nourrit des lectures de Jules Verne, Édouard Alfred Martel trouva vite sa vocation. Outre la rivière qui coule au fond du gouffre de Padirac, il à découvert au cours de sa vie quelques 1500 grottes, abîmes et autres cavités. Il a par ailleurs rendu possible l’ouverture du site au public et est considéré comme un des pères de la spéléologie moderne.

Cet album lui rend hommage en racontant les différentes explorations qu’il a menées sur Padirac, avec opiniâtreté et passion.

 

Le lecteur y découvrira les techniques et les moyens – rudimentaires mais astucieux –  employés à l’époque en spéléologie, ainsi que les obstacles auxquels Martel fut confronté. De la méfiance des paysans locaux qui pensaient que l’explorateur venait chercher le trésor abandonné par les Anglais à l’issue de la guerre de cent ans, au combat mené pour convaincre banquiers et politiques afin de trouver les financements nécessaires à l’aménagement du site, Martel a finalement plus bataillé sur terre que sous terre.

 

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Laurent Bidot n’est pas novice en matière d’histoire documentaire. Il était aux manettes de l’histoire de la grande Chartreuse, du Mont st Michel, de Carnac, et tenait les pinceaux de Mont-blanc racontant la première ascension du Mont.

 

 

Ici, il nous livre une histoire bien documentée et évite le récit trop linéaire en démarrant l’histoire à la fin de la vie du personnage principal. L’interview d’un jeune journaliste passionné de spéléologie, donne lieu à des aller retours entre les époques permettant de dynamiser un tant soit peu le récit qui manque de souffle épique. Mais le but de l’album n’est pas de créer une fiction ayant comme toile de fond un exploit scientifique, mais bien de raconter l’histoire de la découverte du site à travers les yeux de son découvreur.

 

Lucien Rollin illustre le récit d’un dessin aux traits classiques et efficaces, mais la mise en scène peine à restituer la beauté et la grandeur du site ainsi que l’oppression et l’angoisse que devaient vivre les explorateurs sous terre, avec pour seul éclairage des bougies.

 

Néanmoins, la lecture n’est pas ennuyeuse mais plutôt agréable. Cette BD documentaire permet de découvrir les prémices de la spéléologie moderne à travers les yeux d’une personnalité hors du commun.

 

Ma note : 6,5 /10

Loubrun

 

Petite visite virtuelle du gouffre par ici : http://www.gouffre-de-padirac.com/

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Johnson m’a tuer. Journal de bord d’une usine en lutte

johnson.jpgjohson 1.jpgRécit et dessin de Louis Theillier

Editeur : Futuropolis.

Sortie : 05/2014.

Cela fait cinq ans que Louis Theillier travaille chez Johnson Mattey, une des plus grandes multinationales d’Angleterre, présente dans trente pays, employant près de dix mille personnes dans le monde. « JM » est le leader mondial de l’exploitation de platine et métaux précieux, fabriquant des catalyseurs destinés aux grands groupes industriels et automobiles. Le 31 janvier 2011, le directeur du site de Bruxelles annonce aux 300 employés la fermeture de l’usine, qui ne serait pas assez rentable et nécessiterait trop d’investissements. En réalité, le groupe est largement bénéficiaire mais la direction préfère simplement délocaliser en Macédoine, là où les ouvriers ne seront payés que trois cents euros par mois ! Incrédulité, colère, dégoût et inquiétude gagnent les ouvriers face aux mensonges du patronat et à la nouvelle réalité de leur situation.

 

Camarade,

Tout d’abord, un grand merci de m’avoir élu à 99 %. Je sais que j’étais le seul à me présenter mais ça fait plaisir de voir un tel enthousiasme autour de SAMBA, le Syndicat Anti Massacre Bartollien Associatif.

Mon premier acte sera de distribuer GRATUITEMENT une BD sur une chronique d’une fermeture annoncée « Johnson m’as tuer ». L’usine incriminée a la même taille que la notre (véridique), 300 personnes et fait partie d’un grand groupe international. Vous apprendrez comment on a jeté comme de vulgaires kleenex de valeureux camarades sous de faux prétextes. Ah elle est belle la logique des grandes entreprises qui veulent toujours gagner plus après avoir pressé le personnel aux limites de la rentabilité. On délocalise sans état d’âme son usine vers les plus bas salaires possibles. C’est ce qui se passe actuellement avec les sociétés de transport d’ailleurs.  Et que font nos politiques à part un soutient moral ? 

On va bientôt voter, il est grand temps de leur montrer que ces pratiques cyniques doivent cesser !

Pour revenir à cette BD, il s’agit d’une initiative personnelle du camarade Louis qui voulait via ses dessins monter le combat au quotidien des travailleurs. Il a aussi son blog ICI.

Chantons maintenant mes amis.

C’est la lecture finale, levons nous et demain il n’y aura plus de Bartoll !

Encore un petit point pour ceux que mes notes surprendraient.

Cette BD dépeint une réalité bien déprimante et n’a rien de «glamour », on est loin de pouvoir s’évader et de passer un moment de lecture agréable. Saloperie de monde capitaliste.

 

a06-3e788fc.gifDessin

a05-3e788c9.gifScénario 

 

a05-3e788c9.gifGlobal  

 

Samba.

JOHNSON_M_A_TUER-650px.jpg

 

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