Dessin : Brüno
Préface :Dionnet, Jean-Pierre
Dépot légal : 05/2012
Editeur : Glénat
Collection : [Treize étrange]
Planches : 145
Lecteur de BD, si tu cherches une œuvre qui apporte son tribut au cinéma de série B ou Z, cet UFO est pour toi. Si tu veux un scénario foutraque mêlant pornographie, militaires recherchant l’arme ultime, monstres marins, extraterrestres, complot militaire, manipulations de l’industrie pharmaceutique, arrête-toi et recueille-toi.
Le moins que l’on puisse dire c’est que Brüno, dans sa nouvelle publication, fait fort. Si le début est un peu poussif, le scénario s’accélère et décontenance le lecteur. A la lecture de la préface (Brüno s’est adressé à un spécialiste du genre : Jean-Pierre Dionnet, le co-fondateur de Métal Hurlant et des Humanoïdes associés), l’amateur de BD est perdu : qu’est ce que cela veut dire ? Si cela part dans tous les sens, tu ne décroches pas avant la fin. Finalement, cette préface titille, appelle à la relecture et là tout s’éclaire. Brüno mêle ainsi les codes du film d’horreur, du porno et de la Série Z avec un bonheur évident.
Lorna est un livre truffé de clins d’œil qui raviront les amateurs du genre. Cela va du Wess Craven « La colline a des yeux » (censuré car classé X au début de son exploitation) à « King Kong » transformé en immense femme de cinquante mètres se promenant nue à travers la ville, en passant par le «docteur Folamour» de Stanley Kubrick avec ses bombes lancées par des militaires dingos, ou encore « docteur Jekyll/ Mister Hyde » de Robert Louis Stevenson. Quand à la plastique des filles, la référence au réalisateur Russ Meyer est nette. Enfin, le coté médiocre des personnages est renforcé par la présence impromptue de publicités pleines pages de type « revival ». Ouf ! Quel cocktail ! Mais il n’est nul besoin de connaître ces références pour apprécier la lecture de ce road-movie halluciné.
L’album tire également son originalité de son graphisme épuré, marque de fabrique de Brüno, et de sa coloration en bichromie, à dominante jaune et orange de toute beauté. Gros plans, gaufrier, pleines pages tout est bon pour insuffler une gifle visuelle. Et en bonus, une surprise vous attend dans la jaquette !
C’est drôle. C’est délicieusement subversif. C’est du très bon. Lorna est un concentré d’humour à prendre totalement et surtout au second degré. Comme le dit Jean-Pierre Dionnet ce livre est dangereux. Incontournable pour les amateurs de pulp et de contre-culture.
9.5 / 10
Tigrevolant





J’ai aimé Atar Gull alors pourquoi pas Lorna…A voir chez le libraire pour la décision finale.
Attention pour public averti :-))
Je l’attaque bientôt, et les chroniques positives que j’en lis ne peuvent que m’encourager à le faire.
J’aime bien le politiquement incorrect donc ça devrait le faire. ^^
Bien intéressé aussi à voir la prochaine fois chez mon libraire.
bon article. c’est vrai que le livre est bon. une petite question à ceux qui l’ont lu cependant: pourquoi lorna? je l’ai lu trop vite pour piger? je ne comprends pas le titre. merci à celui ou ceux qui pourra(ont) m’éclairer
Lorna est le titre d’un film de Russ Meyer (le réalisateur par l’actrice !), je pense que Bruno s’y réfère.
Peut être (aussi ?) à l’actrice du film eponyme : Lorna Maitland ?
Lorna est le titre d’un film de Russ Meyer (le réalisateur par l’actrice !), je pense que Bruno s’y réfère.
Peut être (aussi ?) à l’actrice Lorna du film eponyme : Lorna Maitland
ok merci tigrevolant pour votre réponse.
Je le note sur ma liste , visiblement une BD qui sort de l’ordinaire.
Après l’avoir lu, mon avis est plutôt mitigé … passages intéressants, mais ça part dans tous les sens et au final, je reste sur ma … fin ! ^^
Ayant une culture cinématographique très basique et pas client de films de série B, des choses ont dû m’échapper !
Bref, plutôt déçu par rapport à l’idée que je m’en faisais !
A mon avis, c’est pour ceux qui trustent les 1er places au jeu » j’ai vu comme tout le monde »….:-))