ARIA T31 : La Mamaïtha

aria31_88790aria31p_88790

Dessin  et scénario: Michel Weyland

Collection Repérages

Editions Dupuis

 

Résumé (de l’éditeur) : Tout va mal au pays de l’Ovéron : le grand maître Dragannath et la secte des trigyres ont pris le pouvoir. Les opposants sont suppliciés sur le mont Bolbottah, dévorés par les ptérodactyles. Heureusement, Aria a pris fait et cause pour les opprimés. Avec l’aide des pouvoirs spéciaux de la magique Mamaïtha, endossant symboliquement et physiquement tous les malheurs du monde, l’héroïne la plus pulpeuse de la bande dessinée d’héroic fantasy va-t-elle venir à bout des ignobles trigyres ? Entre féerie sexy et fable politique, cette nouvelle aventure de la blonde Aria se révèle une ode à la fraternité, à la liberté, et à l’espoir jamais enseveli d’un monde meilleur.

Mon avis : Voilà un bon bout de temps que je n’avais plus ouvert un album d’Aria. L’amazone solitaire et guerrière défend toujours la veuve et l’orphelin dans un moyen âge imaginaire où règnent en maître la sorcellerie et la magie. La jolie héroïne de Michel Weyland nous revient donc avec un nouvel album qui est la suite du tome 30, appelé « Renaissance ».Il est cependant assez facile de reprendre le fil de l’histoire même si vous n’avez pas lu le tome précédent. L’histoire est enlevée et bien menée. Il y a de l’action, des vilaines « bêbêtes », de l’ésotérisme, de l’héroic fantasy…Le dessin de Weyland, reconnaissable entre tous, est agréable, bon sans être exceptionnel. Mais l’alchimie fonctionne, le résultat est excellent. J’ai lu cet ouvrage d’une traite, c’est pour moi un gage de qualité. Aria continue à nous raconter sa saga et je suis plutôt demandeur.

 

7,0/10

Capitol.

On en parle sur votre forum: ici

LES TUNIQUES BLEUES – T53: Sang bleu chez les bleus

Dessin : Willy Lambil  

Scénario: Raoul Cauvin

Editions Dupuis

 

Résumé (de l’éditeur) : Sur les ordres du général Grant, les troupes du général Alexander sont confinées au campement. Le fait de rester sans combattre et d’attendre sans rien faire influe sur le moral des troupes. À la moindre peccadille, tout tourne au drame ! Blutch passe son temps à tenter de s’évader et Chesterfield à le ramener au campement. Jusqu’au jour où débarque François d’Orléans, l’un des fils du Roi de France, porteur des titres de Prince de Joinville et de vice-amiral. Il est là en tant que conseiller militaire et aide de camp du général Mac Clellan. Sa passion : peindre des aquarelles. Et voilà le moyen de détendre l’atmosphère : tout le monde au pinceau ! Mais pendant ce temps, Blutch et Chesterfield, eux, sont envoyés en mission pour surveiller l’éventuelle présence des confédérés aux alentours. Et ça, ce n’est pas de tout repos !

  Lire la suite « LES TUNIQUES BLEUES – T53: Sang bleu chez les bleus »

ASTERIX: L’anniversaire d’Astérix et Obélix

Asterix34_21102009_193555annivDessin : Albert Uderzo

Scénario: René Goscinny et Albert Uderzo

Editions Albert René

 

Résumé (de l’éditeur) : A l’ occasion des célébrations du cinquantenaire d’Astérix, né le 29 octobre 1959 dans les pages du premier numéro de l’hebdomadaire Pilote, Albert Uderzo a imaginé un cadeau exceptionnel pour fêter ses héros et leurs millions de lecteurs à travers le monde !Fidèle à l’esprit de caricature et d’autodérision des années Pilote, il a créé un album d’histoires courtes d’Astérix sur le thème de l’anniversaire, réunissant 56 pages de bandes dessinées inédites ! Tandis qu’Astérix et Obélix sont parti à la chasse aux sangliers dans la forêt entourant le Village, un grand nombre des 400 personnages des albums d’Astérix sont réunis par Abraracourcix pour préparer l’anniversaire des deux compères. Au fil des pages, on découvre Astérix et leurs amis vieillis de 50 ans, un hilarant défilé de mode avec Obélix, des messages d’anniversaire signés de Numérobis, Falbala ou encore des pirates, un guide de voyage conçu à partir d’un texte de René Goscinny inédit en album, des parodies de pochettes de disques célèbres avec Assurancetourix, et même un incroyable Musée Gaulois imaginé par le devin Prolix. Un bel album qui se conclut, une fois n’est pas coutume, non sur un banquet mais sur une magistrale ronde de plus de 60 personnages démontrant s’il en était besoin toute la virtuosité et la jeunesse du trait d’Albert Uderzo.

Mon avis : Je m’attendais à une nouvelle catastrophe du style « le ciel lui tombe sur la tête » mais heureusement c’est loin d’être le cas. Ce n’est pas pour autant un chef d’œuvre mais c’est un album « gentil » sans grande envergure mais d’une qualité correcte. Il s’agit en réalité d’un album d’attente ou de transition avant la mise en place de la nouvelle équipe qui devrait succéder à Uderzo. Les 50 ans d’Astérix sont l’occasion de sortir un nouveau coup marketing en cette fin d’année, quoi de plus normal pour la société qui a racheté les droits sur Astérix.  Le dessin d’Uderzo reste excellent et d’une qualité constante. Pour le scénario, des reprises de travaux de Goscinny pour le journal Pilote côtoient une histoire « gentillette» imaginée par Uderzo. On a fait dans le simple mais le résultat est loin d’être mauvais. J’ai aimé certains pastiches comme les pochettes de  disque d’Assurancetourix (on y reconnaît « Abbey road » des Beatles et « One step Beyond » de Madness).Les inconditionnels d’Astérix aimeront, les autres ne trouveront pas cet album indispensable.

 

6,5/10

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t970-L-anniversaire-d-Asterix-et-Obelix.htm#p31983 

IL ETAIT UNE FOIS EN FRANCE – T3: Honneur et Police

9782723468732-L9782723468732_3Dessin : Sylvain Vallée  

Scénario: Fabien Nury

Collection : Caractère

Editions Glenat

 

Résumé (de l’éditeur) : En cette période noire de l’Occupation, le ferrailleur félon Joseph Joanovici a un gros problème : il a trop d’argent… Un argent pas toujours très propre. Un argent obtenu à force de compromissions avec les allemands. Mais qu’il pourrait être assez facile de blanchir efficacement. En l’investissant dans la Résistance, par exemple…

Mon avis : Franchement, une des meilleures séries que j’avais découverte en 2008. Et le troisième tome qui sort en ce mois d’octobre est du même niveau, du même acabit.C’est le début du temps des remords, où le personnage principal commence à se tracasser pour l’ « après occupation ». Les alliés se préparent et on parle d’un possible débarquement. Il a trop d’argent (et oui !) et va devoir le dépenser à bon escient. Comme il doit toujours avoir un coup d’avance, il va le distribuer pour se refaire une image positive en aidant la résistance.  Cette chronique extraordinaire d’une certaine collaboration est palpitante et tient les lecteurs en haleine. La Bd a été vite lue, où plutôt, je n’ai pas vu le temps passer ! Maintenant, il va falloir attendre le prochain épisode pour vivre la libération. Joseph Joanovici n’est pas pour autant sorti des emmerdes…A lire sans attendre. Le dessin quant à lui est toujours aussi bien plaisant.  Un chef d’œuvre incontournable pour les amateurs de la petite et de la grande histoire de la seconde guerre mondiale en France.

 

8,5/10

Capitol.

on en parle sur votre blog:  http://samba.xooit.be/t634-Il-etait-une-fois-en-France.htm#p31725

LE SYNDROME DE CAIN – T6:L’oeuvre au noir

1746syndrome-de-cain-t5-p25Dessin : Muttic  Scénario: Tackian

Collection : Terres secrètes

Editions Soleil

 

Résumé (de l’éditeur) : La fusion réalisée dans l’Athanor a profondément transformé Janus dont les pouvoirs terrifiants modifient les rapports des forces en présence. Alors que les membres du Cartel s’apprêtent à réaliser le grand œuvre, Myriam, Pierre et Zed vont tenter une ultime fois de sauver Victor. Pourtant, la vie du professeur Granger est-elle plus importante que ce qui se joue réellement dans les profondeurs Sibériennes ? Le secret de la fusion alchimique ne risque-t-il pas de corrompre à jamais l’équilibre du monde ?

Mon avis : Sixième et dernier tome de la série. Je dois bien avouer qu’au fil des épisodes, je me suis mis à douter de la capacité des auteurs à porter le lecteur jusqu’à la fin de l’histoire.Autant j’avais accroché au premier tome, autant au fil de l’histoire, j’ai progressivement décroché tant au niveau du scénario qui est alambiqué et en fin de compte assez prévisible, qu’au niveau du dessin qui me laisse franchement sur ma fin. J’en ai déjà parlé dans la chronique du tome précédent, j’ai des problèmes pour reconnaître les traits des personnages. Certains se ressemblent bien trop. Cela demande donc des allers-retours avec certaines pages, une lecture malaisée et franchement ennuyante.  En plus, les couleurs froides ont fini par achever mon moral. C’est donc avec soulagement que j’ai terminé cette série. Je ne vous dis pas la fin mais c’est du prévu, déjà lu et pas innovant du tout. C’est une ficelle, que dis-, une corde grosse comme ça… Je comprends parfois pourquoi nous avons une surproduction dans l’univers de la BD.  Allons, passons à autre chose…

 

5/10

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t963-LE-SYNDROME-DE-CAIN-T6.htm#p31610 

LEFRANC – T20 : Noël noir

9782203014732_cb9782203014732_pb1Dessin : Regric 

Scénario: Michel Jacquemart

Collection : Jacques Martin

Editions Casterman

 

Résumé (de l’éditeur) : 23 Décembre 1955. Après avoir affronté le « Maître de l’Atome », Guy Lefranc retrouve son ami l’inspecteur Renard dans une localité minière entre Lens et Marchiennes, dans le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. Le journaliste vient couvrir un événement dramatique : une tentative désespérée de sauver des mineurs bloqués dans leurs galeries par plus de 900 mètres de fond. Quant au policier, en mission pour Interpol, il est venu arrêter un redoutable terroriste qui se cache parmi le personnel de la mine. Les circonstances vont générer un dilemme inattendu : il s’avère bientôt que cet homme représente le seul espoir de sauver les mineurs coincés sous terre !

Mon avis : Nouvel album de Lefranc avec un nouveau duo : Jacquemart au scénario et Regric au dessin. Jacquemart a déjà collaboré à la série pour le tome 17 (le maître de l’atome). Regric a collaboré aux « voyages de Lefranc », la série spin off. Le scénariste s’appuie sur le monde de la mine et du charbon pour nous plonger dans un voyage sous la terre, une histoire dramatique qui raconte le sauvetage de mineurs coincés au fond de la mine dans le Nord-Pas-de-Calais. L’histoire s’inspire de faits divers des années 50 et raconte par le détail et par la technique la mise en place et le déroulement des secours. Le scénariste y ajouté une enquête policière, ce qui donnera du piment à l’histoire, un huis-clos à l’atmosphère très spéciale. C’est très didactique et en même temps de la vulgarisation avec l’emploi de termes propres au milieu. En plus de cela, on nous gratifie de temps en temps de dialogues teintés de ch’ti…Voilà le décor planté. C’est bien ficelé mais cela reste du Lefranc. Il faut être très attentif à l’histoire. On a un bon mix entre les longs dialogues et l’action. J’ai trouvé en tout cas le traitement du sujet très bon. Le dessin est à la hauteur. Certains ont comparé le style du dessin à celui de Bob de Moor sur le tome 4 de la série (le repaire du Loup).Regric n’a pas le trait de Jacques Martin mais ce n’est pas non plus du Bob de Moor, c’est plutôt à mi-chemin entre les deux. Cependant, le graphisme ne m’a pas gêné, Il est très respectueux de la série ce qui est à mon avis une qualité. Un excellent ouvrage dans la lignée de la série.

7,5/10

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t961-LEFRANC-TOME-20-Noel-noir.htm#p31551

LE GRAND DUC – T2: Camarade Lilya

2009100618043720091006180437_4Dessin : Hugault 

Scénario: Yann

Collection : Cockpit

Editions Paquet

 

Résumé (de l’éditeur) : Automne 1944 ; le front allemand est enfoncé de toutes parts.
Taillée en pièces, la Luftwaffe tente désespérément de résister aux nuées innombrables de chasseurs soviétiques, mais ne peut contenir l’inexorable rouleau compresseur de l’Armée Rouge. Pour la camarade pilote Lilya, c’est l’heure du triomphe ; alors que dans le camp adverse, pour survivre, l’Oberleutnant Wulf ne peut compter que sur son courage, sa virtuosité, son instinct et peut-être même sur le petit talisman offert par sa fillette Romy…
Mais, de chaque côté, toute chance peut tourner, et la vaillante petite « Sorcière de la nuit » va en subir, la première, la détestable expérience…

 

 Mon avis : Encore un superbe ouvrage d’inspiration aéronautique de Hugault dans la déjà mythique collection « cockpit » ! Ce deuxième tome, qui peut se lire sans problème de façon indépendante du premier tome, raconte l’histoire d’une femme russe, pilote dans la chasse de l’armée rouge, qui s’illustra durant la seconde guerre mondiale sur le front russe. On y trouve tous les ingrédients pour faire une bonne histoire et une bonne BD. Des personnages forts, des combats aériens plus vrai que nature, un dessinateur époustouflant tant au niveau du rendu des avions et de la plastique féminine(…), un scénariste connu et reconnu. Cela nous donne un livre passionnant avec de l’action, des grands sentiments, des histoires d’hommes et de femmes exceptionnels, des joies et des tragédies, des larmes…Du grand spectacle sur papier en BDscope et enfin une colorisation extraordinaire qui magnifie le dessin de Hugault. A lire de toute urgence.

8,5/10

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t67-Au-dela-des-nuages.htm?start=40#p31521

HALLOWEEN BLUES – T7: Remake

halloweenblues7_couvhalloweenblues7_plaDessin : Kas  scénario: Mythic

Collection : Polyptyque

Editions Le Lombard

 

Résumé (de l’éditeur) :  Ce jour là, un couple promène ses chiens dans un sous-bois enneigé, lorsque le flair des molosses les attire vers une charogne de choix : le cadavre d’un homme, appuyé contre un arbre. L’inspecteur Forester Hill profite alors d’un jour de congé pour regarder un film dans lequel son épouse, la célèbre et défunte actrice Dana Anderson, tenait le rôle principal. Il est dérangé alors qu’il papote, comme d’habitude, avec le fantôme de sa femme. Ses collègues sont perplexes devant cette nouvelle affaire : dans la main du cadavre se trouvait l’adresse de Forester et dans la poche du pantalon, une photo de Dana dans un cimetière. Lorsqu’il voit la photo, Forester est interloqué : Dana est photographiée adossée à sa propre tombe ! Or celle-ci n’a évidemment été érigée qu’après sa mort… Le macchabée est identifié : il s’agit d’un ancien militaire, déjà recherché pour 8 meurtres, et dont la particularité est de posséder une Porsche. Profitant de l’absence de Forester, qui reçoit ces informations en compagnie de ses collègues, une jeune femme emmitouflée dans son anorak glisse une enveloppe sous la porte de son domicile. Le fantôme de Dana trépigne de savoir ce qu’elle contient. Elle est satisfaite quand Forester rentre et ouvre le courrier : il s’agit d’une nouvelle photo d’elle, tranquillement en train de lire un journal daté du lendemain de sa mort…

Mon avis : Septième et dernier tome de la série ! On va enfin savoir qui est l’assassin de Dana, l’épouse de Forester Hill. Les tomes précédents avaient un peu brouillé les pistes, ce dernier tome dévoile tout. Les lecteurs ne seront pas déçus et les auteurs nous donnent à lire une enquête passionnante et bien menée. Le dessin de Kas reste dans un style très américain et pourtant bien personnel. Un cycle qui se termine en apothéose et à ne pas rater.

7,5/10

Capitol.

On en parle sur votre blog:  http://samba.xooit.be/t960-HALLOWEEN-T7.htm?q=

 

LES AIGLES DE ROME – Livre II

aiglesrome2AdelaarsRome2_plaatDessin et scénario: Marini

Editions Dargaud

 

Résumé (de l’éditeur) :  Marcus Valerius Falco, fils de Titus Valerius Falco, et Ermanamer, fils du prince Sigmar, connaissent les préceptes d’une éducation romaine stricte, servie par une discipline de fer. Au fil des épreuves, les deux jeunes gens commencent par s’affronter et finissent par s’estimer au point de devenir amis. Ensuite, ils découvrent l’ivresse des armes, s’adonnent au plaisir de la chair, partagent les conquêtes. Au terme d’une chasse périlleuse, le Romain et le Barbare mêlent leur sang pour sceller un pacte de fraternité éternelle. Quelques années plus tard, Marcus et Ermanamer assistent à Rome à une course de char. En se retournant vers les gradins, Marcus aperçoit une jeune femme, Priscilla. Il écarte son prétendant, Lucius Aelius Seianus, fils de Strabo, le préfet des cohortes prétoriennes. Il séduit la jeune femme, passe du temps avec elle. Mais un soir, Lucius veut lui faire payer cet affront et commandite une embuscade. Marcus en réchappe avec l’aide précieuse d’Ermanamer, qui lui sauve la vie. Mais le jeune romain ne s’avoue pas vaincu et décide d’aller demander la main de Priscilla à son père…

Mon avis : Un nouvel album de Marini est toujours un évènement d’autant plus qu’il revient avec le deuxième tome de cette série sur la Rome antique où non seulement il dessine mais en plus, il en a fait le scénario. Marini scénariste s’en tire très bien. Cela nous vaut une histoire crédible mais surtout très bien documentée sur l’époque romaine tant au niveau de l’organisation politique et sociale que militaire. Marini a fait un gros travail de documentation. Le traitement de l’histoire en elle-même fait bien évidemment des choix sur ce qu’il y a à montrer ou raconter, sur ce qui est le principal de l’accessoire. Un débat est né dans le landerneau de la BD sur le fait de savoir si la société romaine était si aussi dépravée que ne le décrit Marini. C’est vrai qu’à la lecture de l’ouvrage, il y a beaucoup de scènes de nu et de coucherie…Je comprends que cela puisse choquer certaines personnes. Marini décrit l’intime de ses deux personnages principaux par le détail. Il ne me revient pas à dire où est la vérité mais c’est certain que Rome était très évoluée au niveau des mœurs et même décadente. Certains historiens ne sont pas toujours d’accord entre eux et on en apprend chaque jour toujours plus sur les Romains. Ce sera donc à chacun de se faire son intime conviction sur le sujet.Pour ma part, j’ai apprécié le dessin de Marini, toujours égal à lui-même, donc excellent.J’ai lu cette BD avec facilité, rapidement et sans me poser beaucoup de questions. C’est chez moi, un bon indice de qualité et j’ai franchement apprécié la lecture. C’est en tout cas un livre qui ne vous laissera pas indifférent. Avé !

8/10

 

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t171-Les-aigles-de-Rome.htm?start=20#p31362

MYSTERY XIII – T2: Irina

Couv_96796Irina-XIII-mystery-T2-planche-01_bd_full_sizeDessin : P.Berthet

Scénario : Corbeyran

Editions Dargaud

 

Résumé (de l’éditeur) :  Après le récit de la jeunesse de La Mangouste, voici celui de la jeunesse d’Irina, la redoutable tueuse. Comment la jeune pensionnaire d’un orphelinat perdu en Biélorussie deviendra-t-elle une redoutable exécutrice au service du K.G.B. ? Comment sera-t-elle recrutée ensuite par La Mangouste, l’homme mêlé à l’assassinat du Président Sheridan et chargé d’assassiner XIII ? Tout commence en pleine nuit par l’arrivée dans l’orphelinat d’un bel officier russe qui demande à rencontrer, en privé, deux jeunes filles de 15 ans…

Mon avis : Pas de grosse surprise à la lecture de ce deuxième tome de XIII mystery. Philippe Berthet (série Pin up) est au dessin. C’est donc dans la droite ligne de sa série vedette. Les femmes sont toujours superbement dessinées, les ambiances bien rendues. Le scénario de Corbeyran , vraisemblablement supervisé par Van Hamme, est bien ficelé et se laisse lire avec facilité. On y découvre la jeunesse d’Irina et sa quête de vengeance qui se termine d’une façon inattendue. L’auteur a su garder l’intérêt  jusqu’au bout, le suspense tombe à la dernière planche.

En conclusion, si vous avez aimé sans restriction la série XIII, plongez-y illico presto. Cela ne révolutionne pas la série, c’est un coup de projecteur sur un seul personnage. Cette BD peut se lire indépendamment de la série. Il y est juste fait référence en fin d’ouvrage avec la présence très limitée d’Amos et de La Mangouste. Les puristes du premier cycle n’y verront que du commercial, qu’un moyen d’allonger la sauce…Pareille sauce, je veux bien y goûter…

 

7,5/10

 

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t117-XIII.htm?start=20

L’ORDRE DE CICERON – T3: Le survivant

ciceron3couv_915119782723458573_1Dessin : Gillon

 

Scénario : Malka

Collection : Caractère

Editions Glenat

 

Résumé (de l’éditeur) :  Troisième plaidoirie d’une incroyable fresque judiciaire !

RAPHAËL STEINER rend visite à BENJAMIN DE VEYRAC, toujours détenu dans l’attente de son procès, afin de lui raconter son extraordinaire histoire. Déporté par les nazis suite à la dénonciation de son grand-oncle NICOLAS DE VEYRAC, RAPHAËL s’est retrouvé au camp de Buchenwald. Considéré comme opposant politique, il y était employé au bureau du travail, échappant aux traitements réservés aux juifs. Libéré le 11 février 1945, il a décidé de disparaître, croyant sa femme ÉMILIE et l’enfant qu’elle portait morts. ANISSA demande la libération de BENJAMIN tout en faisant enlever MARTIN RICHEMONT par d’anciens « clients ». Au même moment, aux États-Unis, NATHAN STEINER reçoit la visite d’agents du FBI chargés de vérifier sa comptabilité…

 

Mon avis : Voici enfin le troisième tome de cette série qui met aux prises deux dynasties d’avocats. Après plus de trois ans depuis la sortie du tome 2, et des problèmes de santé de Paul Gillon (plus de 80 ans et un des grands dessinateurs de notre époque, trop peu reconnu), je vais enfin pouvoir connaître la suite. J’ai d’abord relu les deux premiers tomes pour me remettre à niveau. C’est vital si le lecteur veut tout comprendre de A jusqu’à Z après une si longue période d’attente. Mais ce rafraichissement a été agréable et j’ai passé hier une très bonne soirée en lisant les trois tomes dans la foulée. Le dessin de Paul Gillon est toujours aussi extraordinaire, surtout au niveau des personnages, des attitudes. Le seul bémol, ce sont les voitures qui sont bien trop carrées. Elles ressemblent à des boites sur roues… Ce n’est pas le fort de Gillon mais personne n’est parfait. On ne lui en voudra pas et l’histoire n’est souffre pas, loin de là…Le scénario de Malka, un avocat de profession et qui plaide actuellement dans l’affaire Clearstream, est bien monté, bien documenté sur les pratiques d’un bureau d’avocat, sur les procédures. Il lie le monde de la justice, les péripéties de la seconde guerre mondiale et les affaires financières de la fin du XXe siècle. J’ai trouvé cette BD passionnante et j’attends le quatrième et dernier tome avec impatience. J’espère ne plus devoir attendre autant de temps entre deux tomes et que la santé de Paul Gillon lui permettra de terminer rapidement cette très bonne série.

 

7,5/10

 

Capitol.

On en parle sur votre blog: http://samba.xooit.be/t956-L-ordre-de-Ciceron.htm#p30928 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑