GAME OVER – Tome 5:walking Blork

Couv_113872.jpggameover5.jpgDessin : Midam et Adam

Scénario : Midam et http://www.gameoverforever.com

Editions Mad fabrik

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Quand Kid Paddle joue aux jeux vidéo, il a son avatar : le Petit Barbare. Ce héros virtuel cherche inlassablement la sortie sans jamais y parvenir.
Lorsqu’il n’erre pas dans un labyrinthe sans fin, il tente vainement de sauver une princesse aussi idiote que maladroite et d’échapper aux blorks, monstres plus bêtes que méchants.
Un véritable exercice de style puisque tous les gags doivent se terminer par la mort de ce héros virtuel au travers d’un incontournable GAME OVER !

 

Mon avis : Kid Paddle et sa série Spin off « Game over » sont un phénomène éditorial dans le monde de la BD. Midam s’est affranchi petit à petit des éditions Dupuis pour vivre sa propre aventure éditoriale. Cela nous donne une façon d’approcher la BD décoiffante, où l’innovation trouve plus facilement sa place face à des mastodontes plus difficiles à faire bouger. « Game over » est la bande dessinée « sans dialogue » la plus vendue au monde (c’est du moins ce que l’on lit sur le site internet de la série…).C’est aussi une série qui pratique le « crowdsourcing ». Qu’est ce que c’est que ça pour une bête ? Un site internet permet aux lecteurs et scénaristes potentiels d’envoyer un script pour un gag. S’il est retenu, l’auteur du script est rémunéré au tarif professionnel et son nom est repris dans l’album. N’importe qui peut donc devenir scénariste de « Game over ».Une façon comme un autre de pérenniser plus facilement la série…Une véritable « bible littéraire » défini les bases de la série qui doivent être respectées pour pouvoir remettre un script. En d’autre terme, c’est rendre la série interactive via l’internet et rapprocher ainsi l’auteur de ses lecteurs. A noter également que la couverture  a bénéficié d’un traitement très spécial. Sur la couverture, une véritable empreinte en 3D en forme de patte de blorks (les monstres de la série). La résultat est d’un joli effet…Ah, l’innovation !…Cet album est le premier vrai album de BD édité par Mad Fabrik, la maison d’édition de Midam. Pour la circonstance, trois planches de Kid Paddle ponctuent la découverture du tome 5 de « Game Over ». Pour moi, ce fut une lecture sans prise de tête et pleine d’humour. « Game Over », on aime ou on n’aime pas. La répétition peut laisser rapidement certains voire même provoquer un phénomène de rejet. Pour ma part, j’en suis sorti indemne ! Les fans de la série ne se feront pas prier…

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

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LES BIDOCHONS – Tome 20: Les Bidochons n’arrêtent pas le progrès.

Couv_114492.jpgPlancheA_114492.jpgDessin et scénario : Binet

Editions Fluide glacial

Sortie le  01/09/2010

Prix conseillé : 10,40 €

Genre : Humour

 

Résumé (de l’éditeur) : Mais qu’est-ce qui pourrait les arrêter, nos rouscailleurs favoris?!? Certainement pas le dernier purificateur-ionisateur, le ramolibeur (pour ramollir le beurre, hein!), l’indispensable estimeur de distance ou le non moins nécessaire gant de toilette auto-savonnant! Robert Bidochon semble avoir pillé l’intégralité des catalogues pour hommes modernes, sillonné toutes les boutiques de gadgets attrape-gogos, racheté sur e-Bay les cadeaux pourris de tous les déçus de noël. Il entraîne Raymonde, ses voisins et nous-mêmes dans ses expérimentations enthousiastes, autant d’aventures domestiques qui ne pourront finir qu’en fiascos retentissants… et parfaitement désopilants !

 

Mon avis : C’est le retour des Bidochons! Robert Bidochon a toujours « le » gadget pour se faciliter la vie, pour épater les amis. Et en plus , c’est qu’il pousse le concept jusqu’au bout, le bougre, même si Raymonde Bidochon, son épouse, apprécie modérément et si cela relève inévitablement du flop complet…Binet n’a pas son pareil pour aligner des scènes de la vie quotidienne qui vont virer rapidement en eau de boudin. Et tout cela, au départ disparate, fini par trouver un fil conducteur, une vraie ligne de conduite. Le décalage permanent amuse beaucoup et je dois avouer (oui, avoue!) que j’ai laisser éclater quelques éclats de rire salvateurs. Le « running gag » du poivrier qui éclaire votre assiette en même temps qu’on l’emploie vaut son pesant de cacahuète tout au long de l’album. Le dessin, rien à relever. C’est du Binet. A noter qu’il n’y a pas de couleur dans cet album mis à part l’épisode de la panne de voiture ou on voit en couleur la veste jaune fluo de Robert. La classe !… C’est la seule note de couleur de l’album. Minimaliste mais pas sans poésie…Si vous avez envie de vous payer une bonne pinte de rires, cet album est pour vous…

 

8 /10

 

Capitol.

 

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XIII MYSTERY – Tome 3: Little Jones

Couv_114862.jpgPlancheA_114862.jpgDessin : Eric Henninot – Scénario : Yann

Couleurs : Bérangère Marquebreucq

Collection dirigée par Jean Van Hamme

Editions Dargaud

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 11,50 €

Genre : Thriller

 

Résumé (de l’éditeur) : Pas facile d’être Noir dans le ghetto de Chicago, à la fin des années 60, entre le racisme des Blancs et le radicalisme des Black Panthers. Certains, pourtant, cherchent une troisième voie. C’est le cas du major Wittaker, héros du Vietnam et fils du grand pasteur Martin Calvin X. La petite Jones, jeune orpheline débrouillarde, s’accroche à lui comme une sangsue car elle ne veut pas tomber dans les mêmes pièges que son frère Marcus, qui accomplit de sales boulots pour le compte des Black Panthers. Pour Jones, son avenir est tout tracé : elle a décidé de rejoindre l’armée…

 

Mon avis : XIII mystery, c’est comme l’Arlésienne. A chaque sortie, revient le même débat sur la série XIII et son spin-off. Est-ce réellement indispensable à la série initiale ? Quelle est l’utilité d’une telle série annexe ? Et de parler dans la foulée des marchands du temple qui allongent à l’envie la sauce pour racketter les pauvres petits lecteurs incultes et incapables  de discernement…Cela me fait bien rire…C’est certain que les auteurs auraient pu arrêter la série à la fin du premier cycle et que le second cycle n’est pas du même niveau du point de vue du scénario. Mais peut-on jeter la pierre aux auteurs et éditeur qui en ont fait une série « culte » ? Certains lecteurs en ont tiré leurs propres conclusions et ne veulent pas entendre parler des suites. C’est leur droit et je salue leur décision.

Pour ma part, j’ai toujours été un fan de la série que j’ai suivie depuis le début. Je n’ai pas arrêté de lire la série lors du deuxième cycle. J’estime qu’un second cycle un peu plus faible n’en reste pas moins toujours une excellente série, bien supérieure à pas mal d’autres. Reste enfin la série mystery XIII. C’est appelé une spin-off. Rien que le terme, montre bien que l’éditeur joue carte sur table. Ce n’est pas la série principale, donc annexe et moins indispensable…

Et pourtant, je pense que ce troisième tome est le plus réussi des trois. Il est sur le plan du scénario, le plus abouti, le mieux balancé, et surtout amène une réelle plus value à la série principale. On y découvre des éléments déterminants qui donnent un éclairage différent sur Jones, James Elroy Wittaker ou encore le colonel Carrington. J’ai beaucoup apprécié la background historique donné à cet album qui fait référence à Martin Luther King (I have a dream), à l’affaire Sharon Tate. Bien évidemment, le scénariste a changé grossièrement les noms, il a changé certains détails, complètement inventés, pour « arranger » son récit. Mais le résultat est passionnant, pleins de rebondissements. Vous découvrirez également quel est le prénom de Jones et tout le bouleversement que cela implique dans une certaine compréhension de l’histoire principale, le série XIII. Les développements de ce tome ouvrent d’autres possibilités et une suite possible avec la biographie de Jones qui est un des personnages principaux de la série. L’éditeur pourrait lui consacrer une série spin-off à elle toute seule. J’ai apprécié également le dessin d’Eric Henninot (dessinateur de la série Carthago), excellent, assez proche en fin de compte du style de William Vance. Notons également les couleurs de Bérangère Marquebreucq qui m’ont bien plu.

En conclusion, cet album est le meilleur de la série XIII Mystery et vaut la lecture. Indispensable.

 

8/10

 

Capitol.

 

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ORVAL – 2eme partie

orval02_115807.jpgorval02p_115807.jpgDessin et scénario : Servais

Couleurs : Raives

Editions Dupuis

Sortie le  01/10/2010

Prix conseillé : 14,50 €

Genre : Historique/religion

 

Résumé (de l’éditeur) : En évoquant, à travers des épisodes choisis, la fondation, le rayonnement et la décadence de l’Abbaye d’Orval, Jean-Claude Servais brosse le portrait d’un ordre religieux animé d’un idéal de pureté, rattrapé par les turpitudes de ce monde. Il nous raconte aussi l’histoire de deux hommes que tout sépare, mais dont la destinée se retrouve liée par l’Abbaye. L’un y est moine et reste dans ses parages alors même qu’elle n’existe plus, ravagée par la Révolution. L’autre en convoite la richesse, accroché à la légende selon laquelle les moines auraient dissimulé, avant leur fuite, un trésor dans ses souterrains. Le drame, noué avant même la Révolution, éclate lorsque le fils illégitime du second surgit, et essaie d’arracher au moine reclus dans la forêt le secret de ce fameux trésor.

 

Mon avis : Grand admirateur de Servais, je vous avais déjà dit tout le bien que je pensais de son premier tome consacré à l’Abbaye d’Orval, halte bien connue pour tous les amateurs d’ Ardennes profondes et de boissons spirituelles…L’auteur est entré dans le vif du sujet, de son intrigue avec ce deuxième et dernier tome. Servais est avant tout un grand conteur puis ensuite un grand dessinateur. Sa façon de raconter une histoire est un exemple à suivre et à mettre en exergue. Du grand Art. Son dessin est au service de la narration, toujours aussi précis, exact, soigné jusqu’au dernier détail. Cela donne un ensemble graphique remarquable, foisonnant de couleurs (de Raives…). Il donne l’envie de se plonger dans ce lieu où règne une certaine paix intérieure, dédié à la contemplation de la nature, aux pensées, à la méditation, via son travail graphique exceptionnel…Orval n’est pas un travail classique, c’est aussi peut-être un travail de commande. Quoiqu’il en soit du succès en librairie de cet opus, il trouvera sa place dans la boutique de l’Abbaye entre les bières trappistes et les fromages. Je ne pense pas qu’il faille trop s’en faire pour Servais. Une intégrale des deux volumes à un prix raisonnable y fera un tabac auprès des touristes et pensionnaires du lieu. J’ai bien aimé ce voyage à Orval, lu dans un silence monacal. L’amour du travail bien fait, la patte de l’artisan rejaillit par le dessin de Servais. Il nous livre un album qui sort des sentiers battus et nous donne un supplément d’âme.

 

8 /10

 

Capitol.

 

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ZOMBILLENIUM – Tome 1: Gretchen

113245_c.jpg113245_pla.jpgDessin et scénario : Arthur De Pins

Editions Dupuis

Sortie le  27/08/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Humour noir

Résumé (de l’éditeur) : Au Parc d’attraction Zombillénium, on n’embauche qu’à durée indéterminée. Les critères de sélection ne sont pas trop durs, on refuse juste les simples mortels. Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille cette petite entreprise qui ne connaît pas la crise…

Mon avis : Une nouvelle série d’Arthur De Pins paraît aux éditions Dupuis. Arthur De Pins, c’est, pour les connaisseurs, la série « Péchés mignons » parue chez « Fluide glacial ». Donc dans un autre registre, l’auteur passe de l’humour grivois à l’humour noir. C’est l’histoire de vampires qui exploitent un parc d’attraction. Tout un programme…

Au niveau du graphisme, c’est toujours aussi léché. Les planches ont été intégralement réalisée sur « Abode Illustrator 9.0 ».Le résultat est beau, bien propre, trop propre même. Cela manque un peu trop, à mon avis, de mouvement, de liant, de traits bruts .On a l’impression d’un trait parfait mais figé. J’ai rapidement eu une impression d’ennui à la lecture. De plus, le scénario n’a rien arrangé en ce qui me concerne. J’ai trouvé cette histoire de vampires sans intérêt et d’une vacuité sans borne. J’ai du me forcer à lire la fin de l’album et franchement, j’en resterai là…Je me contenterai de lire les Péchés mignons de Monsieur Arthur…

 

6 /10

 

Capitol.

 

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LE LEGATAIRE – Tome 5: Le testament du prophète.

Couv_115464.jpgLegataire5-planc_115464.jpgDessin: Joseph Béhé et Camille Meyer – Scénario : Frank Giroud

Editions Glenat

Sortie le  22/09/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Esotérisme

 

Résumé (de l’éditeur) : Merwan Khadder parvient toujours à passer entre les mailles du filet des intégristes musulmans et de la police qui le recherche pour le meurtre de Halid Riza… Mais Merwan a changé : il a été bouleversé par les écrits de Riza, et cherche à son tour le parchemin qui pourrait changer la face de l’humanité.  Missionné par le Vatican, il se trouve à présent au Caire, persuadé de retrouver Nahik dans les sous-sols du Musée National. Mais même là-bas, Merwan ne connaît pas de répit : les intégristes retrouvent sa piste alors même qu’il touche au but ! Aura-t-il le temps de remettre le dixième commandement de Mahomet entre des mains bien intentionnées avant que son passé ne le rattrape ?

 

Mon avis : Je vous rappelle que cette série est la suite du Décalogue. L’éditeur mentionne en page de garde qu’il est vivement conseillé de relire les tomes II et IV du Décalogue pour apprécier pleinement le récit. Voilà qui est clair. L’album s’ouvre également sur un résumé des tomes précédents. Belle initiative qui devrait être systématique devant l’inflation de séries à tiroirs. Le tome 5 est en réalité une fin de cycle. L’album est surtout focalisé sur la recherche de Merwan dans les sous-sols du Musée National du Caire. Cela nous vaut un thriller avec une poursuite à distance et de l’action. Le travail graphique sans être extraordinaire porte l’histoire sans aucun problème. C’est lisible et fluide. Je ne sais pas qu’elle est le travail exact de Camille Meyer qui est à l’origine la coloriste de Béhé. Mais je n’ai pas vu de différence graphique par rapport aux autres tomes. Ceci étant dit, c’est le but que doit rechercher l’éditeur. Mener à bien une série rapidement avec une unité graphique qui se tient. J’ai bien aimé le scénario de Giroud qui s’en tire beaucoup mieux avec le Légataire. Alors qu’avec le Décalogue, j’avais trouvé qu’il y avait beaucoup de similitudes et de reprises entre les différents tomes, ici, Giroud va à l’essentiel, ce qui donne du rythme à la narration.

Maintenant reste à voir si les auteurs vont s’engager dans un nouveau cycle. Il reste de la matière et bien des choses à développer au vu de la fin du scénario de ce 5e tome. Pour les amateurs du genre.

 

7 /10

 

Capitol.

 

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LA JEUNESSE DE BLUEBERRY- Tome 19: Rédemption

113576_c.jpgPlancheA_113576.jpgDessin: Blanc-Dumont – Scénario : Corteggiani

Editions Dargaud

Sortie le  17/09/2010

Prix conseillé : 10,95 €

Genre : Western

 

Résumé (de l’éditeur) : Afin de retrouver la fille du général Sheridan, seule survivante du massacre d’un couvent, Blueberry va devoir affronter le terrible Jim Thompson, un prédicateur illuminé, qui règne sans partage sur un village de rednecks patibulaires.

 

Mon avis : Le tome 19 est à lire avec le tome 18 car l’histoire se déroule sur deux tomes. Ceci étant dit, je vous renvoie également à la critique du tome 18 sur Samba Bugatti et je n’ai pas grand-chose à changer à la lumière de ce nouvel album. C’est du western, 100% pur bœuf comme dirait mon boucher, pour des amateurs du genre. Il y a de l’action, une histoire bien ficelée qui se laisse lire sans soucis. Le dessin est toujours aussi bon alors que le scénario me laisse un peu sur ma fin. Bref on n’atteint pas non plus les sommets! Il s’agit en réalité d’un cycle en attente d’autres développements annoncés en fin d’album. Cela ronronne un peu je trouve et je ne peux pas dire que ce cycle m’ait autant passionné que le précédent que j’avais vraiment bien aimé…Du bon travail fait par de bons artisans de la BD mais qui ne restera pas dans les anales.

 

6,5 /10

 

Capitol.

 

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CORPS DE PIERRE

110389_c.jpg110389_pla.jpgDessin: Charlie Adlard – Scénario : Joe Casey

Editions Delcourt

Collection Contrebande

Sortie le  23/06/2010

Prix conseillé : 12,83 €

Genre : Drame

 

  

Résumé (de l’éditeur) : Tom Dare vient tout juste de divorcer et, malgré le soutien de Fred Sanford, son avocat et ami, il accuse le coup. Quelques jours plus tard, Tom se réveille avec un doigt engourdi. La semaine suivante, la paralysie s’étend aux mains, puis aux bras. Ses membres sont comme pétrifiés. L’avis des médecins est sans appel : le corps de Tom se transforme irrémédiablement en pierre.

 

Mon avis : Par le dessinateur de « Walking dead ». Voilà l’accroche mise en couverture qui va en attirer plus d’un. Et pourtant, ce « one-shot » n’a pas besoin de cette publicité pour exister par lui-même. Je dirai même plus, il s’agit d’une réelle surprise et un véritable coup de cœur. Je dois cependant avouer qu’en ouvrant cet album broché de 106 pages, j’ai eu des doutes. Le graphisme ne m’a pas particulièrement séduit. Pas ou peu d’aplats ou d’ombres dans le dessin. Un dessin avec peu de relief, un peu de type « dessin de plan », fait avec une règle, une latte avec des courbes pré dessinées comme en emploient parfois les architectes. Vous voyez le topo ? Les textes sont écrits en petits caractères…Pas bien non plus cela…Autant d’handicaps pour commencer la lecture d’une BD, fusse-t-elle une BD américaine…Après une quinzaine de planches, je suis rentré petit à petit dans l’histoire et c’est la révélation ! Une bonne idée de départ, un scénario atypique, innovant et décoiffant comme on n’en rencontre pas beaucoup sur une année de sortie BDs. Un cheminement balisé par l’avancée de la maladie avec tout le barnum qui peut suivre dans une société américaine dirigée par le fric. On vit les états d’âme du personnage principal, Tom Dare, qui sent venir l’inéluctable. C’est décapant et c’est aussi un pied de nez et un hymne à la VIE.

Je vous conseille chaudement cet album. N’hésitez pas à le commander à votre libraire car ce n’est pas une BD que vous allez trouver facilement. Pour ma part, je l’ai trouvé perdu dans le fond d’un rayon et il n’y avait qu’un seul exemplaire. Mais ce petit effort de recherche vous vaudra un très bon moment de lecture.

 

8,5 /10

 

Capitol.

 

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BLACKSAD – Tome 4: L’Enfer, le silence.

113281_c.jpgPlancheA_113281.jpgDessin: Juanjo Guarnido – Scénario : Juan Diaz Canales

Editions Dargaud

Sortie le  17/09/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Polar animalier

 

 

Résumé (de l’éditeur: Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein. Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s’occuper d’une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n’a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d’une star. Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d’autant plus pressante que Faust se sait atteint d’un cancer. Blacksad accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s’aperçoit qu’il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu’il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d’un égard.

 

Mon avis : La sortie d’un nouveau Blacksad est toujours un événement, d’autant plus que l’attente a été longue, très longue. Il a fallu attendre près de cinq ans depuis la sortie du dernier tome en novembre 2005.En effet, dans l’intervalle, les auteurs se sont consacrés à d’autres projets.

Autant le dire de suite, cet album répond à l’attente. L’histoire, l’enquête, est bien ficelée et se déroule dans le milieu du jazz à la Nouvelle Orléans. Cette ville du sud des Etats-Unis est en réalité le personnage central de l’album puisque la totalité du récit se passe dans cette ville. A noter qu’une des scènes principales du livre se déroule pendant son carnaval et nous vaut à l’occasion quelques belles planches très colorées de Guarnido. Le dessin est toujours du même niveau, excellent. Les couleurs, tantôt très présentes et vives, tantôt plus sombres (c’est un polar !) ont une place très importante dans la narration et le rythme qui lui est imprimé.

Les personnages, des animaux, sont bien caricaturés et collent bien aux caractères des personnalités en scène. C’est un vrai plaisir que de lire cette BD, la magie continue…

 

8 /10

 

Capitol.

 

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L’AFFAIRE DOMINICI

Couv_114772.jpgimages1.jpgDessin: René Follet- Scénario : Pascal Bresson

Editions Glenat

Sortie le  08/09/2010

Prix conseillé : 14,50 €

Genre : Thriller policier

 

Résumé (de l’éditeur) : L’été 1952, sur la commune de Lurs en Provence et à proximité de la ferme de la famille Dominici, eut lieu le triple meurtre de la famille Drummond. Une enquête des plus confuses mena à la condamnation à mort du patriarche de la famille, Gaston Dominici. L’affaire passionne et intrigue : les journalistes et le public la suivirent assidûment.

 

Mon avis : Qui ne connaît pas l’affaire Dominici ? Une affaire judiciaire qui a défrayé la chronique dans les années 50 et a été portée à l’écran plusieurs fois. On se souviendra de l’interprétation extraordinaire de Jean Gabin dans le rôle du patriarche Gaston Dominici. C’est à cette affaire, toujours controversée de nos jours, que s’attaque René Follet et Pascal Besson. On ne présente plus René Follet. C’est un des dessinateurs les plus sous-estimés de la bande dessinée. Son trait est exceptionnel et il excelle, avec sa technique du lavis, pour nous décrire l’histoire. Ce livre est sans couleur, en noir et blanc, tout en ombres et lumières. Cela donne une force supplémentaire au récit. Le lecteur peut ainsi voir par le détail le graphisme de ce maître de la BD. Un cahier de 8 pages d’illustration clôture l’ouvrage et donne un large aperçu du travail de René Follet. On peut juste lui reprocher son académisme mais franchement que c’est beau. Follet qui est avant tout un illustrateur nous fait penser à des journaux comme « Détective » ou aux dessinateurs de Cours d’Assise qui excellent lors de ces procès. Les expressions des personnages sont très bien rendues. Pascal Bresson, dessinateur également, se charge du scénario. Il a bien fallu prendre des options et résumer une affaire fort complexe. Je pense cependant que l’auteur s’est voulu objectif et honnête, qu’il laisse au lecteur la liberté de se faire sa propre opinion. Il réussit la gageure de résumer cette affaire en un seul volume. C’est donc touffu, il faut suivre et ne pas être trop dérangé dans la lecture. C’est le seul bémol que j’ai trouvé à cet ouvrage. Ce livre va probablement relancer la polémique entre les « pro » et les « anti » Dominici. Il suffit de se promener sur certains sites qui s’intéressent à l’affaire pour voir fleurir des avis très tranchés sur cet album. Pour ma part, j’ai bien aimé.

 

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

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L’ETE 63 – Tome 1.

Ete6301_84457.jpg84457_pla.jpgDessin :Voro- Scénario :Marc Bourgne

Edition Vents d’Ouest

Collection Terre d’origine – Les volcans d’Auvergne

Sortie le : 09/06/2009

Prix : 13,50 EUR

Roman graphique

 

Résumé (de éditeur) : Parti d’un Viêt-Nam en proie à la violence, le récit entamé dans L’été 63nous emmène dans le Paris des “yéyés” avant d’aboutir à Saint-Roch, un village au coeur de l’Auvergne. C’est là que Linh, jeune Eurasienne déracinée, découvre les membres de sa famille française, avec qui elle va devoir apprendre à vivre : son père Paul, un médecin militaire incapable d’exprimer ses sentiments, sa grand-mère Louise, fermière auvergnate solide et douce, et son demi frère, qui accepte difficilement l’irruption dans sa vie d’une soeur dont il ignorait jusqu’alors l’existence. L’histoire touchante d’un fils qui découvre la vérité sur le passé de son père…

 

Mon avis : Petit retour en arrière pour un album sorti en mai 2009 avec un scénariste déjà connu, Marc Bourgne, et un dessinateur québécois, Voro. C’est la première fois que j’ai l’occasion de découvrir ce dessinateur et je dois dire qu’il s’agit d’une découverte. Le trait est bien assuré, le graphisme est pleinement abouti. La colorisation est du même niveau. Cela nous donne un résultat de très bonne facture qui me fait penser à Gibrat ou encore à Loisel et Tripp du magasin général.. C’est très plaisant à lire. Au niveau du scénario, Bourgne s’inspire de l’actualité de l’été 63 pour nous concocter une histoire de famille avec des personnages complexes mais attachants. Une excellente entrée en matière d’un nouveau duo, en attendant la suite de cette histoire en deux tomes. Sans atteindre les sommets, cela reste très agréable à lire Laissez-vous séduire…

 

7/10

 

Capitol.

  

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SEPT CAVALIERS – Tome 3: Le pont de sépharée

113585_c.jpgCavaliers3-planc_113585.jpgDessin et scénario :Jacques Terpant – D’après l’œuvre de Jean Raspail

Edition Delcourt

Sortie le : 1/09/2010

Prix : 13,95 EUR

Aventure fantastique.

 

Résumé (de l’éditeur) : Après avoir traversé montagnes et contrées, les cavaliers s’étonnent de la destruction du Royaume après 250 ans de paix. Le colonel-major Silve de Pikkendorff et ses hommes poursuivent coûte que coûte la route en vue d’arriver jusqu’au pont de Sépharée et de rester fidèles aux dernières paroles du Margrave : « Ce n’est pas une fuite, c’est une grande expédition comme au temps des grandes découvertes. »

 

 

Mon avis : Troisième et dernier tome de cette histoire adaptée d’un roman de Jean Raspail.

En réalité, les Sept Cavaliers vont être qualifiés de premier cycle car Jacques Terpant va se lancer dans l’adaptation d’un autre roman de Jean Raspail dont le titre est « Royaume de Borée » qui sera considéré comme un deuxième cycle de la saga Pikkendorff. Je dois bien avouer que je suis content d’apprendre cette nouvelle car j’ai découvert l’œuvre originale de Jean Raspail grâce à cette BD. Jacques Terpant a réussi l’adaptation à la bande dessinée, un travail de scénariste pas toujours facile. Lire un roman et l’adapter dans un autre format n’est pas toujours garant du succès. Le dessin est excellent. Les visages, les chevaux, les paysages…autant de tableaux qu’on voit vivre. Ils sont saisissants de réalisme. Seul bémol, c’est la colorisation qui par moment pourrait être un peu plus légère et plus respectueuse des traits magnifiques du dessinateur. C’est l’éternel débat, déjà beaucoup relevé lors de mes chroniques. Mais cela reste un vrai plaisir des yeux de lire une Bd de Terpant. Reste l’histoire de Jean Raspail. Je ne vais pas dévoiler la chute qui tombe dans les cinq dernières planches. C’est décoiffant, inattendu, demande un peu de réflexion ; cela donne le champ à plusieurs interprétations et ne plaira pas nécessairement aux esprits cartésiens…Pour ma part, j’ai adoré cette façon de terminer cette histoire et en même temps de se donner la possibilité de relancer l’histoire. Jean Raspail est bien un de nos grands auteurs contemporains.

Je pense qu’avec ce genre de scénario, soit cela passe, et pour ma part j’en redemande, soit cela casse…Je pense que les avis sur cette série seront très divergents , partagés…L’avantage, c’est que cela donnera lieu à débat et c’est déjà une victoire pour les auteurs. Cette série de grande qualité est vraiment par ma part une découverte et cela confirme mon avis lors de la chronique des deux premiers tomes.

 

 

8/10

 

Capitol.

 

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