QUELQUES PAS VERS LA LUMIERE – Tome 3: Les voyageurs de l’autre monde.

Couv_114228.jpgPlancheA_114228.jpgDessin et scénario :Bruno Marchand

Edition Quadrants

Collection Astrolabe

Sortie le : 25/08/2010

Prix : 14,30 EUR

 

Résumé (de l’éditeur) : Tous les cinq ans et sept mois, la vie de Marianne Bell est secouée par un événement inattendu et parfois même, dramatique. Une très troublante récurrence…Pour autant, Marianne a décidé d’entreprendre le voyage qui ferait la lumière sur un passé familial douloureux, grâce à l’aide de Peter Banning. C’est donc au beau milieu du continent Indien que la jeune femme voit les heures la rapprocher de la date fatidique. Elle a déjà vécu tant d’espoirs et tant de déconvenues ! Que peut lui réserver cette nouvelle prolongation de leur séjour vers le Nepal, cette fois ? L’échéance est toute proche, à peine quelques jours…

 

 

Mon avis : Troisième tome de ce triptyque très attendu en ce début de mois de septembre. J’avais déjà donné mon avis sur le tome 2 et je ne peux que confirmer la première impression. Cette série nous fait voyager au Népal, en inde, à New york. Autant d’occasion pour l’auteur de nous faire découvrir par l’image les paysages, l’architecture, les gens des pays visités. Et tout cela servi par un dessin ligne claire. C’est extraordinaire de voir la multitude de détails que recèle le dessin tout en restant dans une ligne épurée…presque la quadrature du cercle (de chez Quadrants…). Le scénario est bien charpenté et a le bon goût de nous dévoiler les derniers détails de cette histoire dans la dernière planche. L’auteur fait appel à des éléments relevant de la psychologie et de la parapsychologie dans la recherche par l’héroïne de son passé familial. J’ai eu un peu de mal pour reprendre le fil de l’histoire en début d’album mais très vite, je suis rentré à nouveau dans le rythme de l’aventure. Je reprocherai juste parfois les dialogues un peu ampoulés et très bavard à la «Blake et Mortimer ».A ce sujet, le dialogue entre deux personnages principaux des pages 34-35-36 aurait peut-être pu être traité de façon moins indigeste. Je sais bien qu’on est dans une phase capitale de l’histoire et que cela implique un certain développement mais c’est à mon avis le seul petit point faible dans la narration d’une magnifique histoire et d’une excellente série. Je ne peux que vous conseiller de vous procurer les trois tomes de cette série et de les lire dans la continuité. Mais je suis prêt à parier que, pour l’année prochaine en fin d’année, sortira l’intégrale de cette série. Mais je ne pense pas qu’il soit raisonnable d’attendre si longtemps pour découvrir cette belle série. 

 

8/10

 

Capitol.

 

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LES AVENTURES DE SPIROU ET FANTASIO – Tome 51: Alerte aux Zorkons

Couv_110903.jpgPlancheA_114380.jpgDessin: Yoann – Scénario : Fabien Vehlmann

Editions Dupuis

Sortie le  03/09/2010

Prix conseillé : 9,95 €

Genre : aventure humoristique

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Le célèbre savant Pacôme de Champignac coule des jours paisibles dans son château. Alors qu’il vaque à ses occupations expérimentales, notre ami mycologue reçoit la visite intrigante d’un Zorglub plus altier que jamais… Mais que penser du comportement du Comte qui confond son plus fameux rival avec un vulgaire plombier ? Zorglub aurait-il minutieusement prévu tout ce qui est en train d’arriver ?
Quelques jours plus tard, de retour d’un festival de bande dessinée, Spirou et Fantasio savourent l’idée de partir pour des vacances bien méritées. Spip s’imagine déjà face à un délicieux lait de noisette bio. Un coup de fil angoissant du Comte leur fait rebrousser chemin, direction : Champignac-en-Cambrousse.

 

Mon avis : L’événement de la rentrée chez Dupuis est l’arrivée d’un nouveau duo d’auteurs avec pour mission de relancer la série « Spirou ».

Ce n’est pas la première fois que cette série est reprise avec beaucoup d’attente mais toujours en arrière fond la référence ultime qu’est André Franquin. Yoann et Vehlmann ont déjà réalisé un one-shot (les géants pétrifiés en 2006). Dupuis ne part donc pas totalement dans l’inconnu. Ils n’ont pas caché qu’ils se sont inspirés du Spirou de leur glorieux prédécesseur mais aussi à ses travaux annexes tels que « les idées noires ». Ils ont relu entièrement les 50 tomes précédents de la série…Dupuis a de grandes ambitions pour son nouveau tandem et a voulu marquer le coup avec une promotion à faire pâlir d’envie beaucoup de concurrents. Une communication bien orchestrée avec l’envoi d’un « tirage avancé », une plaquette brochée de 56 pages et imprimée à 1600 exemplaires, envoyée aux libraires et aux journalistes. Elle fait découvrir étape par étape, du scénario aux pages couleurs finies, avec toutes les étapes intermédiaires (découpage, crayonnés, planches encrées,…). Un outil exceptionnel, un collector, mais pas encore l’album fini à 100% et mis à la vente. Le site « Sambabugatti » a été approché par l’agence de communication web de Dupuis et nous avons pu disposer de cet album broché. Un grand merci à Dupuis pour cette marque de reconnaissance mais, foi de Capitol, je ne pouvais décemment pas donner un avis complet et autorisé sans avoir l’album entièrement terminé. Je me suis donc rendu chez mon libraire pour acheter ce fameux tome 51 (Oui, je l’ai acheté…). J’ai relu la totalité de la BD et je peux enfin vous faire connaître mon avis. Je m’étonne cependant que de nombreux journalistes ont écrit des articles en long et en large sur base uniquement de la plaquette…Elle donne un aperçu mais pas une vue globale. Un peu court pour faire un bon papier mais enfin passons…

J’ai bien aimé le dessin de Yoann, respectueux de l’œuvre. Il rend très bien le mouvement des personnages et les expressions du visage. Le découpage et la composition des cases sont très bien réalisés tout en restant très classique. Je reproche juste par moment l’emploi trop systématique d’ombre dans les visages des personnages…C’est un détail…Le scénario de Vehlmann est très imaginatif, surtout dans la première moitié de l’album. Cela nous vaut des scènes d’anthologie (la baudruche Spirou, les cyclistes). J’ai bien aimé également les réparties de Spip, l’écureuil, qui a une place importante dans le scénario. Vehlmann a repris des éléments marquants d’autres albums pour nous concocter une histoire qui tient bien la route même si j’avais espéré un dénouement plus innovant et moins attendu. Mais le lecteur sent bien qu’il ne s’agit en réalité qu’une mise en bouche, une prise en main. J’espère que le tome suivant sera encore plus novateur puisque Zorglub va nous emmener sur la lune. Oui, il y a encore de grandes ambitions pour Spirou chez Dupuis. C’est une très bonne nouvelle. Cet album est loin d’être une déception même si je pense que le meilleur reste à venir. C’est un album tout public et bien ficelé.

 

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

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OMNI-VISIBILIS

Couv_114081.jpgOmni-visibilisv2_114081.jpgDessin: Matthieu Bonhomme – Scénario : Lewis Trondheim

Editions Dupuis

Collection Dupuis Auteurs

Sortie le  27/08/2010

Prix conseillé : 19,00 €

Genre : comédie burlesque

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Hervé, célibataire, la trentaine maniaque, mène la vie un peu mesquine mais sans histoires d’un employé de bureau lambda. Un matin, il se rend compte que son voisin entend ce qu’il pense, puis un quidam dans le bus, puis sa mère, à des kilomètres de là… Hervé est devenu une sorte d’open source à sens unique, un télépathe inversé dans lequel six milliards d’êtres humains lisent à livre ouvert… Le cauchemar peut commencer.

 

Mon avis : Dupuis innove au niveau de la présentation de ses livres. L’éditeur nous propose un album de 100 pages cartonnés, de plus petit format (18×25 cm), avec à la barre deux grands noms de la BD contemporaine à savoir Lewis Trondheim au scénario et Mathieu Bonhomme au dessin. Dupuis suit ainsi un courant déjà bien établi chez d’autres éditeurs qui nous  proposent des « one shots » que l’on veut un peu plus ambitieux sur le plan éditorial au niveau des auteurs, de la pagination, de la découverte de nouveaux auteurs ou de nouvelles expériences de lecture. C’est à ce que je sache nouveau chez Dupuis qui nous avait habitué à plus de classicisme. Matthieu Bonhomme, on le connaît pour des séries telles que « Le Marquis d’Anaon », « Esteban » ou « Messire Guillaume ». Lewis Trondheim, on ne le présente plus. Par contre, il nous avait quelque peu déçu avec le Spirou « Panique en Atlantique ». On s’attendait à beaucoup mieux pour un auteur de son talent. A la lecture de cet « Omni-visibilis », on peut dire que Trodheim et Bonhomme  ont transformé l’essai et haut la main ! Cet album sera probablement une des très bonnes surprises de la rentrée de septembre.

Au départ d’une idée originale, les auteurs nous racontent les pérégrinations d’un héros dépassé par les évènements. Cela nous vaut des situations et dialogues qui nous valent quelques éclats de rire. C’est bien observé, c’est bien vu, quelques fois irrévérencieux et subversif. Par la bande, c’est aussi une critique appuyée de notre société de l’information et des réseaux. La colorisation est en bichromie noir et bleu (dans un ton pâle). Cette histoire et le traitement des auteurs tant au niveau du scénario et du graphique m’ont fait pensé à une série américaine de comics. Le seul reproche que je ferais à Dupuis, c’est d’avoir mis une couverture cartonnée et un prix de vente à 19 euros. Cela reste cher même s’il y a 100 pages…Ceci étant dit, l’histoire se termine par un pied de nez que je vous laisse découvrir… « Omni-visibilis » peut s’arrêter à cet ouvrage mais les auteurs peuvent aussi bien faire une suite. Le site internet de Dupuis indique d’ailleurs : « Omni-visibilis n°1 ». Wait and see donc. En attendant, découvrez ce petit bijou que, pour ma part, j’ai bien aimé.

 

 

 

8 /10

 

Capitol.

 

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TOUT VANCE – tome 12: Ramiro (3e partie)

Couv_111506.jpgPlancheA_111506.jpgDessin et scénario : William Vance

Editions Dargaud

Sortie le  02/07/2010

Prix conseillé : 19 €

Genre : Historique

 

Résumé (de l’éditeur)  Scénarisée et illustrée par William Vance, cette captivante épopée médiévale fut pour lui l’occasion de magnifier le patrimoine de l’Espagne, devenue sa patrie d’adoption.
D’un graphisme de toute beauté, que rehaussent superbement les couleurs de Petra, cette fresque, prépubliée dans l’hebdomadaire belge Femmes d’Aujourd’hui de 1974 à 1983, a fait l’objet d’une série d’albums maintenant réédités en une passionnante intégrale.

 

 

Mon avis : Cela faisait un bon bout de temps que l’intégrale « Tout Vance » restait au point mort. Le tome 11 en effet est sorti en  septembre 2006. Depuis lors,près de quatre ans, le calme plat. Le relatif silence de William Vance a probablement relancé l’intégrale…

Dargaud nous offre donc le tome 12, un album de toute beauté, tant au niveau du papier  que des couleurs. Cela nous donne un très bel objet, très réussi. Le contenu en lui-même est exceptionnel. Ce sont des épisodes de Ramiro qui sont sortis à l’époque dans le magazine « Femmes d’aujourd’hui ». C’était la seule rubrique qui avait mon aval dans ce magazine féminin que lisait ma mère. D’ailleurs, je me suis toujours demandé ce que faisait William Vance là-bas. J’avais déjà l’impression à l’époque que Vance avait droit à une bien meilleure tribune mais c’est une autre histoire. Cet album vous permettra de redécouvrir des épisodes oubliés. En début d’album, il y a d’abord un rappel historique avec de nombreuses photos pour situer l’action et l’époque. Ensuite commencent les épisodes de Ramiro. Ce sont des vrais pépites, tant le dessin est sublime, les couleurs magnifiques. Les ambiances et l’action y sont rendues de façons très véridiques et intenses. On peut reprocher que la narration relève un peu du feuilleton. D’un épisode à un autre, il y a des reprises, des remises en situation du lecteur. Il faut se rappeler du rythme de parution de l’époque. C’est la parution hebdomadaire d’une ou deux planches seulement qui veut cela. De plus, un épisode, « les yeux de Guardiana »,  a été complètement redessiné et l’histoire quelque peu rectifiée. C’est très intéressant de voir les différences entre ces deux versions.

Cette intégrale nous livre un vrai travail d’archéologue de la BD. Les lecteurs découvriront une œuvre extraordinaire et trop peu connue par rapport à la série culte qu’est XIII. C’est parfois la rançon du succès d’une série, elle occulte d’autres travaux de très grandes qualités rejetées dans les oubliettes de la BD.A redécouvrir d’urgence.

 

 

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Capitol

 

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BRUXELLES -Itinéraires

Couv_106121.jpgBRUXELLES – Itinéraires

Dessin: François Schuiten – Texte : Christine Coste

  

VENISE – Itinéraires avec Corto Maltese

Couv_106147.jpgDessin: Hugo Pratt – Texte : Guido Fuga et Lele Vianello

 

NEW YORK –Itinéraires

Dessin : Miles Hyman – Texte : Vincent Rea

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Editions Casterman/Lonely planet

Collection : Univers d’auteur

Sortie le  03/03/2010

Prix conseillé : 15 €

Genre : Tourisme

 

  

Résumé (de l’éditeur) Un grand nom de la bande dessinée et un grand nom du livre de voyage unissent leur expérience éditoriale et le talent de leurs auteurs pour inventer, ensemble, une nouvelle génération de city guides. Idée force de cette nouvelle collection Lonely Planet / Casterman : conjuguer la force des textes et l’impact des images dessinées pour donner à voir et à découvrir autrement de grandes métropoles du monde, à travers des choix d’itinéraires délibérément subjectifs ou…

 

 

Mon avis : Casterman s’est associé à Lonely planet (qui  publie probablement les meilleurs guides de voyage), pour réaliser des ouvrages où se mêle voyages et bandes dessinées. Le résultat nous donne des livres qui sortent quelque peu des sentiers battus. Ils s’appellent « Itinéraires » car il s’agit en réalité de parcours emblématiques dans la ville visitée. Ces livres ont pour but de donner une image décalée et innovante, une « certaine vue » de la ville. Il ne s’agit pas de tout montrer. Les auteurs ont fait un choix subjectif mais surtout nous livrent leurs coups de cœur pour « leur ville », soit parce qu’ils y vivent, soit parce qu’ils s’y trouvent bien.

Dans « Bruxelles », François Schuiten nous parle de « sa » ville et nous la fait visiter. Il n’oublie pas aussi de nous parler de la « Maison Autrique » dont il s’est occupé lors de sa restauration avec son complice Benoît Peeters. Le livre est un ensemble de parcours à travers les communes de l’agglomération bruxelloise. Les illustrations de Schuiten sont décalées et nous livrent un Bruxelles des Cités Obscures, où se mêlent la réalité et le surréalisme, Bruxelles et Brüsel. Le livre démarre par le Palais de Justice, tout un symbole…De loin, l’album le plus novateur et le plus déconcertant des trois livres que j’ai lus.

Dans « Venise », deux collaborateurs vénitiens d’Hugo Pratt font un travail de mémoire en revisitant les endroits préférés du dessinateur vénitien décédé en 1995.Pour se faire, ils ont ressorti des aventures de Corto Maltese des dessins du marin qui déambule dans sa ville. Ils nous dévoilent une Venise cachée et mystérieuse…Il s’agit ici d’un magnifique travail de mémoire, une façon de faire vivre Venise et Hugo Pratt.

Dans « New York », Miles Hyman, un illustrateur américain vivant en France et qui travaille régulièrement pour des publications telles que « The New Yorker » ou « Le Monde », dessine surtout des gens dans la ville avec leurs différences multiples. Le livre se focalise surtout sur la découvertes de quartiers moins connus mais non moins passionnantes dans leurs diversités, loin des clichés de la grande ville anonyme. Cet album est peut-être le moins novateur des trois à la première approche mais le contenu n’en est pas moins intéressant.

Pour les amateurs de géographie et de voyages décalés…

A noter qu’il existe aussi un ouvrage sur « Rome » (avec Alix +Jacques Martin et Gilles Chaillet).

En octobre 2010, vont sortir deux autres tomes sur « Marrakech » avec Jacques Ferrandez et « Florence» avec Nicolas de Crecy

  

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Capitol

 

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LE MYSTERE DE LA TRACTION 22

Couv_108595.jpgPlancheA_108595.jpgDessin: – Scénario : Olivier Marin et Emilio Van Der Zuiden

Editions Paquet

Collection Calandre

Sortie le  07/07/2009

Prix conseillé : 13 €

Genre : Aventure

 

Résumé (de l’éditeur) Paris, septembre 1959. Margot est journaliste stagiaire dans une revue automobile. Dans cet univers masculin, elle tente de se faire une place. Victime des railleries de ses collègues, elle hérite systématiquement des petites annonces. À l’occasion du 25e anniversaire de la Traction Citroën, elle décroche enfin sa première enquête et se voit confier le sujet sur la 22 CV. Très enthousiaste, Margot ignore que c’est un piège destiné à faire d’elle la risée de la rédaction… En effet, la 22 CV est une voiture fantôme dont on ignore tout ou presque!

 

Mon avis : Un petit retour en arrière pour la chronique d’un album sorti en juillet 2009 dans la collection « Calandre » de chez Paquet. Cette collection est centrée sur les voitures, tout ce qui roule sur le plancher des vaches. Je vous renvoie dans la même collection au « Gang des pinardiers » déjà chroniqué sur ce site.

Tout d’abord au niveau du graphisme, cet album attire directement l’œil…C’est de la ligne claire, rétro (année 50-60), avec une héroïne aguichante (Margot) et des voitures emblématiques…Les auteurs magnifient les beaux châssis et cela plait à beaucoup de monde. L’ouvrage a déjà été retiré plusieurs fois, mon exemplaire porte la mention : « 3e édition ».

C’est donc une réussite au niveau graphique. Pour le scénario, il s’agit d’une enquête journalistique qui emmène le lecteur sur la piste de la Traction Citroën 22 CV. J’ai lu cet album d’une traite sans me poser beaucoup de questions, c’est pour moi révélateur d’une certaine qualité du scénario. On n’atteint pas les sommets mais cela reste très plaisant à lire et je comprends tout à fait le succès remporté par cette série « Calandre ».

En conclusion, si vous ne l’avez pas lu lors de sa sortie l’année passée, c’est un excellent ouvrage pour meubler la session de rattrapage du mois d’Août !

 

 

7,5 /10

 

CAPITOL

 

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BORO, REPORTER PHOTOGRAPHE – Tome 1: le temps des cerises

Couv_110519.jpgPlancheA_110519.jpgDessin: Marc Veber – Scénario : Franck et Vautrin

Editions Casterman

Collection Ligne Rouge

Sortie le  16/06/2010

Prix conseillé : 12,90 €

Genre : Polar

 

 

Résumé (de l’éditeur) Paris, 1936. Son inséparable Leica à la main, Boro est le témoin des heurts de plus en plus violents que provoquent les succès de la gauche française. Dans deux mois, elle gagnera les élections et Léon Blum prendra la tête du Front Populaire. Dans la clandestinité, un mouvement factieux, la Cagoule, s’apprête à basculer dans l’action armée. C’est dans ces circonstances troublées que le hasard place une très jeune femme issue du prolétariat minier du Nord, Liselotte, sur la route de Boro. Son père vient de mourir à la mine, elle est seule au monde. Le photographe va en faire sa protégée…

 

Mon avis : Attention, l’album est annoncé comme le tome1 alors qu’en réalité, il s’agit du tome 1 du deuxième cycle. Chaque cycle comportant 3 tomes, il s’agit en réalité du tome 4 des aventures de Boro, le reporter –photographe. Le premier cycle porte le titre « La dame de Berlin ».Il est étonnant que Casterman n’indique nulle par sur cette BD l’existence du premier cycle. En plus, sur le site internet de Casterman, le 4e tome est repris dans la collection Ligne Rouge alors que ce n’est pas indiqué sur la couverture comme à l’accoutumé. Enfin, le tome se termine abruptement sans référence à un prochain tome pour la suite de l’histoire…Etrange…

On aurait voulu nous faire croire qu’il s’agit d’une nouvelle série qu’on n’aurait pas fait autrement…

Ceci dit quand on voit qui est à la barre de cette série, il y a de quoi se pincer. Des scénaristes, stars de la littérature française, Franck et Vautrin. Une direction artistique d’Enki Bilal…

Reste la lecture de l’ouvrage. On peut commencer la lecture à partir de ce tome, indépendamment du premier cycle. C’est très classique, bien ficelé au niveau du graphisme mais aucune audace graphique. C’est bien dessiné mais cela reste très sage et pas franchement excitant. Le scénario est sur le même ton. C’est bien raconté, cela se lire sans problème mais pas de quoi sauter au plafond. Si vous aimez le polar et la période qui précède la deuxième guerre mondiale, vous allez apprécier. Une bonne petite série mais cela ronronne un peu trop pour moi, un ton en dessous d’ « il était une fois en France ».

 

 

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Capitol

 

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LE TUEUR – tome 8:l’ordre naturel des choses

Couv_110520.jpgTueur.jpgDessin: Luc Jacamon – Scénario : Matz

Editions Casterman

Collection Ligne Rouge

Sortie le  16/06/2010

Prix conseillé : 10,4 €

Genre : Polar

 

Résumé (de l’éditeur) Au Venezuela, le Tueur a temporairement fait alliance avec les Cubains et leurs intérêts, incarnés par la voluptueuse Katia. Il mène une campagne d’assassinats ciblés contre la junte militaire, afin de provoquer le retour du président élu. Quelque chose comme une croisade pour une juste cause, bien peu dans la nature du Tueur… Qu’est-il donc arrivé à l’exécuteur sans pitié ? Le fait d’avoir un enfant a-t-il finalement transformé son regard sur le monde ? Ou bien est-il simplement amoureux et manipulé par son ensorcelante Cubaine, comme le lui souffle Mariano, son éternel contact dans les milieux mafieux ?

Mon avis : Je découvre cette série avec ce tome 8 après avoir lus quelques critiques dithyrambiques dans des magazines et sur le net. Je sais ! Certains vont dire : «  Voilà encore Capitol qui débarque au tome 8 sans avoir lu les tomes précédents ! » Oui et alors ? A ce que je sache, la vente du tome 8 est libre. Pas mal de ploucs dans mon genre ( !) vont commencer la série au tome 8 après être passé par hasard dans une librairie et s’être laissé tenté par la couverture dans l’étal. Un achat impulsif…Et puis n’est-ce pas le rôle de l’éditeur de faire en sorte qu’un tome puisse être lu individuellement sans pour autant être complètement perdu avec l’histoire ? Un découpage judicieux des tomes peut arranger l’approche de la série. Un résumé, le cas échéant, peut toujours être utile pour le lecteur…Ici, ce n’est pas le cas et je pense qu’il est tout à fait possible de lire ce tome sans le background de la série. N’est-ce pas aussi le rôle de l’éditeur de faire lire un tome de la série et de donner l’envie de lire les autres tomes déjà parus ? Là, par contre, c’est pas gagné pour moi. Tout ce long préambule pour enfin rentrer dans le cœur du sujet, ce tome 8 qui caracole en tête des meilleurs ventes, d’ailleurs.

Le dessin d’abord…Très bon globalement, juste un seul reproche, les visages sont peu expressifs. Bien sûr on peut partir du postulat que le tueur derrière ses lunettes ne laisse passer aucun sentiment…Cela mis à part les attitudes des personnages sont très bien rendus. Cela nous donne un graphisme agréable à la lecture avec en général des cases assez grandes.

Et l’histoire ? Le scénario ? Là j’ai eu plus de mal…Je n’ai pas vraiment accroché. Les auteurs nous livrent les états d’âmes du Tueur et sa philosophie à deux balles du style : « je n’ai pas de sentiments par rapport à mes actes et cela n’a rien à voir avec le fait que je sois père, que j’aie des sentiments envers mon fils ».Et cela philosophe, développe ses théories. On nous fait aussi le coup de nous faire croire que tout compte fait, ce n’est pas si moche que ça car en fin de compte les actes du Tueur favorisent une certaine démocratie. Ouais ! Je veux bien… Mais j’ai du mal à suivre cette philosophie de comptoir. Cette masturbation intellectuelle m’a ennuyé à la longue. Il ne reste plus qu’au Tueur à aller voir un psy même si la dernière case du livre laisse présager un rebondissement, une complication pour le tome 9. Pour les philosophes  en puissance…

 

 

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Capitol.

 

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QUAND SOUFFLE LE VENT DES ILES

Couv_110624.jpgPlancheA_110624.jpgDessin: Serge Fino – Scénario : François Debois

D’après l’œuvre d’Anatole Le Braz

Editions Soleil

Série Soleil Celtic

Sortie le  05/2010

Prix conseillé : 13,50 €

Genre : Polar celtique.

 

 

Résumé (de l’éditeur) : Julien Le Denmat, un éclopé de la guerre de Crimée, revient dans sa Bretagne natale comme lieutenant des douanes. Les sept îles au large de Perros-Guirec constituent un repère idéal pour les trafics en tout genre, mais Julien constate avec surprise que les signalements d’infractions sont rares. Trop rares d’ailleurs… On dit que Gonéry Lézongar, le maire local, a su imposer une loi martiale dans sa ville. On dit aussi qu’il est frère de fraudeurs qu’il a répudiés, et que seule sa fille, la belle Véfa, compte à ses yeux…

 

Mon avis :Si vous avez aimé « le Gardien du feu », vous allez vous délecter avec ce nouvel opus de François Debois. Il s’agit à nouveau de l’adaptation littéraire d’une nouvelle d’Anatole  Le Braz,  le grand maître de la littérature bretonne du 19e siècle. C’est Serge Fino qui est au dessin et il s’en tire avec brio. J’ai trouvé le travail graphique très abouti et agréable à lire. Le découpage et la mise en page permettent quelques variantes graphiques d’un très bel effet, même si cela reste assez classique. Le scénario allie une histoire de contrebandiers aux croyances locales avec un arrière fond la Bretagne du 19e siècle. Viens se greffer une histoire d’amour impossible qui met un peu de sel à l’histoire. C’est bien mené et bien enlevé. Il s’agit d’une enquête policière dans le plus pur style classique avec la petite touche locale. C’est un polar breton, celtique ! Une excellente lecture de vacances mais aussi une œuvre de qualité.

 

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Capitol.

 

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NOUS NE SERONS JAMAIS DES HEROS

Couv_111262.jpgPlancheA_111262.jpgDessin: Frédérik Salsedo – Scénario : Olivier Jouvray

Editions Le Lombard

Série Signé

Sortie le 04/06/2010

Prix conseillé : 15,50 €

Genre : Comédie dramatique

Résumé (de l’éditeur) : Chômeur patenté, sans réel horizon, Mick glande sur son canapé en attendant que la vie devienne exaltante. Le seul événement qui vient briser la monotonie de sa vie est le décès de sa grand-mère. Une occasion non désirée de renouer le contact avec son père, un homme devenu extrêmement acariâtre depuis l’accident qui, 25 ans plus tôt, l’a laissé grabataire et veuf. Aussi, Mick est-il un peu surpris lorsque son géniteur lui propose de le payer pour l’accompagner autour du monde, sur les chemins de la nostalgie, des souvenirs et des rêves déçus.

Mon avis : La collection « Signé » accueille en général des œuvres qui sortent de l’ordinaire soit par le nombre de pages, soit par le ton employé par le scénariste, soit par la palette graphique du dessinateur. Cela donne souvent des œuvres hors norme avec une qualité de narration au dessus de la moyenne. Cet ouvrage ne déroge pas à la règle.

Dès le départ, on est attiré par le dessin et les couleurs. Ce n’est pas un dessin classique mais plutôt une caricature avec des traits forcés et un peu grinçants. Les couleurs sont plutôt sombres et donne le tempo de la vie de Mick, un glandeur avachi sur son canapé devant la télévision. Rien de bien extraordinaire dans la grisaille de sa vie de tous les jours… Et pourtant, son père va l’entrainer dans un voyage autour du monde. Le père et le fils en fin de compte se connaissent peu. Ils vont vivre un voyage initiatique, où ils vont apprendre à enfin se connaître tout en revisitant les endroits où le père a vécu des étapes décisives de sa vie.

Ce que j’ai aimé le plus dans ce livre, c’est le scénario. On pourrait s’attendre à une histoire triste, pleine de nostalgie, une sorte de voyage sans fin…Et pourtant, c’est très drôle, jonché ça et là d’anecdotes hilarantes et surtout de dialogues par moment truculents qui valent leur pesant d’or. Un excellent livre que je vous recommande chaudement.

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Capitol.

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BEACH STARS – tomes 6 & 7

Couv_111488.jpgCouv_106443.jpgPlancheA_111488.jpgDessin et scénario : Masahiro Morio

Editions Kurokawa

Série Shonen

Sortie le 11/03/2010 et 10/06/2010

Prix conseillé : 6,90 € – Prix officiel Benelux : 7,85€ !

Genre : Manga sportif

 

Résumé (de l’éditeur) : Le tournoi de la préfecture de Kanagawa touche à sa fin et les deux équipes finalistes se livrent un combat sans merci par ballon interposé ! Si Higasaki a remporté la première manche, les joueuses de Yamagami, championnes incontestées de ces dernières années, ne comptent pas les laisser gagner si facilement. Tout peut donc encore basculer !

 

Mon avis : En cette fin du mois de juillet, quoi de plus normal que de lire les deux derniers tomes de la série « Beach stars »? Que ce soit sur les plages ou en rêvant des plages, les amateurs du genre seront comblés. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette série dans de précédents posts. Mon avis n’a pas changé. Cela reste bien ficelé avec ce zeste de folie et de démesure qui fait passer une gentille partie de beach-volley en une épopée extraordinaire.

Le suspens va durer jusqu’à la fin du 7e et dernier tome du premier cycle. L’auteur ouvre la porte vers une année 2 et c’est déjà les questions qui fusent sur les forums de discussion consacrés à la série. Une année 2 a été publiée en deux tomes au Japon. C’est court. Alors, une fin de série bâclée ou une transition vers une année 3 ? La question est posée et les fans attendent avec impatience un communiqué de Kurokawa, l’éditeur en France, sur ses intentions. L’année 2 sera-t-elle publiée en francophonie ? Les convoyeurs attendent…Cette attente est insoutenable !…

 

 

7,5 /10

 

Capitol.

 

On en parle sur le forum : ICI.

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