Biguden T2 Bugul-Noz

biguden.jpgbiguden t2.jpgAuteur : Stan Silas.

Editions : EP(Paquet).

Sortie : 27 mai 2015.

Genre : Jeunesse.

 

Le résumé ….que vous trouverez difficilement sur le net !!

Gaud a rendu son dernier souffle et laisse un folklore breton vacillant, dépendant jusque là de la dernière bigoudène du village .Et pourtant, ce dernier ne s’est jamais aussi bien porté .Il faut dire que Biguden a pris la relève et prend son rôle très au sérieux. Mais les légendes ne comptent pas que de gentilles créatures .Le Bugul-Noz et les enfants imprudents vont en faire l’horrible expérience.

 

«  je ne suis pas là mais vous pouvez me laisser un message après le bip ».

 

Mon avis.

Comme notre spécialiste jeunesse est aux abonnés absents (Bonjour Isa), je me suis dévoué pour réaliser cette chronique. Chez SambaBD , on n’ a peur de rien !

N’ayant pas lu le tome 1, je me suis quand même demandé où j’arrivais.

Cet album, c’est une rencontre entre deux mondes improbables, la culture bretonne et japonaise. Un manga au pays des  fest-noz  en somme. C’est assez étonnant  mais comme le dessin tout en rondeur de Stan Silas est agréable et dynamique à suivre, on se prête vite au jeu.

Les personnages sont assez succulents, une mention spéciale à la maman restauratrice ne sachant pas réaliser les fameuses crêpes bretonnes ! 

On ressent aussi de la candeur, de la découverte  et de l’amitié, ce qui ravira les plus jeunes.

Cet univers décalé est original, il n’empêche que c’est parfois difficile à suivre, je ne sais pas si c’est à cause de mon âge avancé mais c’est  complètement allumé comme truc.

 

Bon sinon, j’ai toujours milité pour un résumé en début d’album de quoi permettre à un lecteur lambda de débuter une série même au tome 2. C’est pas grand-chose à faire et ça peut rapporter gros !

Sur ce, j’ai envie d’une bonne crêpe d’un coup.

 

a07-3e78901.gifDessin 

a04-3e788e4.gifScénario 

a05-3e788c9.gifGlobal 

Samba.

stanbiguden.jpg

 

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Les Chroniques Courtes (76): SOS Lusitania T3,MANUEL DE LA JUNGLE

SOS Lusitania – tome 3 – la mémoire des noyés

sos lusitania.jpgsos.jpg

 

La trilogie racontant le naufrage du Lusitania prend fin dans cet ultime tome. Alors que le drame a déjà eu lieu dans le précédent volume, nous suivons ici quelques années plus tard, un petit groupe de survivants qui s’échine à faire éclater la vérité sur le naufrage ou à venger les disparus. Dans une enquête rythmée, le groupe révélera les nombreux indices laissant supposer qu’il s’agissait d’une manœuvre pour faire entrer en guerre les Etats Unis. C’est bien mené et les auteurs ont trouvé le bon angle pour clôturer de façon originale un scénario dont le dénouement est censé être connu dés le début.

 

 

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Loubrun

 

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MANUEL DE LA JUNGLE

DUPUIS 29/05/2015

Scénario: Joub & Nicoby

dessin: Nicoby

aquarelles: Joub

PRIX: 19€

 

manueld e la jungle.jpg

 

 

Deux auteurs de BD, Joub et Nicoby, rencontrent, lors d’un festival à Cayenne, un instituteur, Olivier Copin, qui leur propose de les emmener en balade dans la forêt amazonienne afin de leur montrer sa beauté sauvage!

 

 

Cet album est le récit de cette promenade par les deux artistes qui l’on vécue. Le récit se veut une découverte de la jungle, de ses mystères, de la beauté de sa faune et de sa flore. Qu’en retient-on ? la ballade de deux citadins dans un milieu qui leur est hostile et qui les fait trembler de peur et la visite guidée de l’instituteur et son pote qui ne pensent qu’à deux choses: tirer sur tout ce qui bouge (car tout se mange dans la jungle) et, surtout, écluser des bières à n’importe quelle occasion!

 

 

On sort donc un peu déçu de cette découverte de la forêt à cause du comportement pas très clair, malgré ce qu’ils en disent, des deux guides.      

JR

 

 

Ma note :

 

 

a03-3e788b8.gifle sujet

 

 

a06-3e788fc.gifle scénario et le dessin

  

Pépin Cadavre T1 :Caramanitran.

pepin cadavre.jpgpepin.jpgAuteurs : Milhaud et Kernel.

Editeur :Glénat.

Sortie : 24 juin 2015.

Genre : jeunesse.

 

 

 

Rebouteux, détective, chimiste… le spécialiste reconnu de l’étrange !

Le jeune Sebastian Melmoth est un détective de l’étrange ! Son agence occulte, « Pépin Cadavre », a pour mission de chasser les esprits du monde parallèle d’Asper qui sèment la panique dans le monde réel. Et grâce à sa large connaissance des remèdes, de la science et de la magie, il n’y en a pas beaucoup qui lui résistent ! Sauf que Sebastian déchante un peu lorsqu’il apprend qu’il va devoir renvoyer le redoutable Caramantran : un esprit divin qui, à l’approche de flammes, devient force primitive, chaos et renaissance brute par la désolation… tout un programme !

 « Ah Sébastian, il faudra que tu ailles faire des courses, on a plus de Ragouminou ».

Mon avis.

Avec Pépin Cadavre, la collection « Tchô! L’aventure… » Inaugure ici un nouveau héros courageux et attachant qui évolue dans un univers fortement inspiré des œuvres de Miyazaki, empreint de fantastique, de créatures étranges et de mystères !

Le titre est génial : « pépin cadavre », c’est plutôt  bien trouvé et ce nom d’agence de l’étrange  interpelle. Une fois cette BD ouverte, je me rends vite compte que cet ouvrage est destiné à un public « jeunesse ». J’ai eu l’impression de voir une suite des cases tirées d’un dessin animé (l’hommage aux œuvres de Miyazaki est manifeste). Malgré un dessin plutôt énergique et imaginatif, j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans cette histoire  avec une impression de lire un tome 7 ou 18. Pas mal d’éléments sont en effet manquants pour bien appréhender ce monde étrange.  Et cerise sur le gâteau, la colorisation  date d’un autre âge.

Quelques idées sont plutôt originales mais font références à d’autres standards comme Harry Potter pour les voyages instantanés via un frigo au lieu d’une cheminée. Le train à vapeur avec ses étranges créatures n’est pas loin de celui de Poudlard également. 

J’ai aussi trouvé le personnage principal très prétentieux et sans nuances. Par contre, la jeune médecin m’a l’air beaucoup plus sympathique et marrante.

Sinon, ça plaira peut être à un public jeune de 8 à 10 ans  qui trouveront un univers ludique et énergique. je vais d’ailleurs vite donner cet album à mon filleul qui aura certainement un avis plus pertinent que le mien.

a05-3e788c9.gifDessin 

a03-3e788b8.gifScénario 

a04-3e788e4.gifGlobal 

Samba.

pepin ca.JPG

 

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Un petit livre oublié sur un banc 2/2

un petit livre oublié sur un banc, jim, mig, bamboo, grand angle, comédie romantique, bookcrossing,7.5/10,06/2015un petit livre oublié sur un banc, jim, mig, bamboo, grand angle, comédie romantique, bookcrossing,7.5/10,06/2015Scénario : Jim

Dessin : Mig

Éditeur : Bamboo

54 pages

date de sortie : mai 2015

genre : comédie romantique

 

 

 

Résumé (éditeur)

Depuis qu’elle a mis la main sur ce livre oublié sur un banc, Camélia s’est retrouvée dans un petit jeu du chat et de la souris… La souris c’est elle, mais qui est le chat ? Qui est ce mystérieux amoureux qui lui écrit des messages dans son livre ? Et surtout, comment expliquer qu’une autre femme a le même livre ? Et si elle avait un message à l’intérieur, elle aussi ?

Portrait d’une femme perdue dans une vie qui l’ennuie, en quête d’une vraie passion amoureuse.

un petit livre oublié sur un banc, jim, mig, bamboo, grand angle, comédie romantique, bookcrossing,7.5/10,06/2015

 

 

Suite et fin tant attendue de cette enquête romantique imaginée par Jim, le spécialiste des histoires de couple en BD.

La jolie Camélia tient une piste pour démasquer l’inconnu du petit livre oublié sur le banc. Mais surprise ! Il y a un deuxième livre qui circule et qui contient le même genre de messages … La surprise de Camélia se transforme en déception ; elle qui se voyait au centre d’une grande histoire romanesque s’aperçoit qu’elle n’est pas la seule visée et qu’elle est peut être victime d’une drôle de machination. Comme elle ne peut compter sur son compagnon pour la réconforter, elle continue de plus belle son enquête.

De vraies fausse piste en désillusion, sa traque aboutira sur une drôle de surprise.

 

J’avais bien apprécié le tome 1, mais j’avais trouvé l’intrigue un peu lente et la mise en place un peu longue pour une histoire prévue en deux tomes. J’avais par ailleurs regretté que cette histoire ne se déroule pas sur un seul album avec une pagination plus dense. Ce deuxième volume confirme mon impression de n’avoir eu a faire qu’a une mise en place dans le tome 1 et que tout aurait pu tenir dans un seul gros volume. 

Dans cette deuxième partie, Jim accélère les choses et nous montre une Camelia un peu bringuebalée dans son enquête, mais ayant beaucoup plus d’entrain et beaucoup plus active. Ce livre trouvé sur un banc lui aura finalement servi de détonateur pour prendre en main son destin. En habile conteur des relations humaines, Jim a construit une belle histoire fraiche et romantique dans la quelle il fait une critique à peine déguisée de cette société de plus en plus nombriliste et (dé)connectée. Avec des dialogues qui sonnent juste, des personnages et des situations un peu caricaturales mais crédibles, Jim embarque facilement le lecteur dans cette comédie romantique, jusqu’au dénouement inattendu et surprenant.

Le dessin épuré agrémenté de couleurs chaleureuses contribue à passer un bon moment de lecture en compagnie de Camelia et de son enquête.

Cette seconde partie gomme ma déception ressentie sur le premier volume, et j’ai bien apprécié cette histoire dans son intégralité, en la lisant comme un one shot.

 

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Loubrun

 

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LA MAIN HEUREUSE

Scénario / dessin : Frantz Duchazeau
Dépot légal : 04/2015
Achev. impr. : 03/2015
Editeur : Casterman
Collection : Professeur Cyclope
Planches : 96

 

Dans un bled de Charente dans les années 90, deux adolescents tirent leur ennui : le dessin pour Franz et la mob’ pour son pote Mike. Mais un miracle se produit, la Mano Negra, LE groupe de référence, se produit à moins de 100 km de chez eux. Qu’importe une journée de cours en moins, qu’importent les moyens de transports hétéroclites, le seul but est d’assister au show de la Main Noire !!


La main heureuse, Frantz Duchazeau, Professeur cyclope, casterman, road trip, mano negra

Lire la suite « LA MAIN HEUREUSE »

Un long silence – tome 2 – que la fête commence !

un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015un long silence,stalner,glénat,aventure,new york,règlement de compte,vengeance,immigration,7.510,052015Scénario et dessin : Eric Stalner

Éditeur : Glénat

56 pages

date de sortie : mai 2015

genre : aventure

 

 

 

Résumé (éditeur)

Will sait à présent que l’attentat dans lequel sa mère a disparu n’a pas été perpétré par un groupuscule anarchiste. Il cacherait des raisons beaucoup moins… idéologiques. C’est en tout cas ce que lui a révélé Charly, agonisant, avant d’ajouter une chose : le véritable responsable est bien au Pink Flamingo. Mais qui exactement ? Profitant de son « pouvoir » de sourd-muet, Will mène l’enquête en toute discrétion. Sauf que les membres du cabaret commencent à se méfier… Et s’il n’était qu’un simulateur ?

 

 » En Irlande déjà, je me réfugiais dans le silence pour me mettre à l’écart du monde »

 

Eric Stalner conclut ici son diptyque de fort belle manière. Son héros sourd et muet use plus que jamais de son pouvoir pour démasquer les responsables de l’attentat ayant coûté la vie à sa mère.

L’auteur plonge le personnage et le lecteur dans une quête de vérité effrénée, où vengeance et trahisons sont de mise. Nous assistons à une sorte de course poursuite ou l’action occupe une place prépondérante et ou rebondissements et surprises maintiennent le lecteur en haleine. Bénéficiant d’une pagination plus importante que le premier tome, ce volume est plus enlevé et beaucoup plus rythmé. Je mettrai juste un bémol sur le choix du diptyque. Stalner aurait pu faire durer le plaisir en développant son histoire sur trois tomes, lui permettant ainsi d’étoffer un peu plus certains personnages. Néanmoins, il arrive quand même à distiller quelques infos permettant de lever le voile sur des interrogations qui se posaient dans le premier volume.

 

A propos du dessin, il n’y a pas grand chose à ajouter par rapport au tome 1. Nerveux, précis, son style réaliste, allié à des cadrages et découpages dynamiques, donne un souffle épique et toujours aussi flamboyant à chaque page.

Voilà un bon diptyque divertissant et magnifiquement mené, jusqu’au dénouement qui réserve son petit lot de surprises.

 

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Loubrun

 

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Maggy Garrisson – tome 2 – l’homme qui est entré dans mon lit

maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Stéphane Oiry

Éditeur : Dupuis

48 pages

date de sortie : tome 1 – mars 2014 / tome 2 avril 2015

genre : polar

 

 

Je vais frapper deux coups en un avec cette chronique et rattraper un double retard. Alors qu’en avril 2015 sort le tome 2 de Maggy Garrisson, je m’aperçois que le tome 1 sorti lui, en mars 2014, n’a pas été chroniqué sur Samba BD. Grave erreur, car cette série lancée par Lewis Trondheim est tout simplement d’excellente facture.

Pour nous faire pardonner ce petit ratage, je me fend donc d’un double résumé.

 

Dans le tome 1

Par un beau jour pluvieux Londonien, Maggy Garrisson entame la première journée de son nouveau boulot. Sans emploi depuis un moment, elle a finit par dégoter un job chez Anthony Wight, détective privé. A peine franchi le seuil de sa nouvelle boite, elle trouve son patron avachit sur son bureau, entouré de vapeurs éthyliques. 5 jours plus tard, il est passé à tabac et, de son lit d’hôpital, demande à Maggy de lui apporté fissa son portefeuille. Pas de quoi fouetter un chat ! Pourtant, Maggy est suivie, et le contenu du portefeuille n’est peut être pas si anodin que ça. Son contenu la mènera jusqu’à Brighton en compagnie de bien drôles de loustics.

Dans le tome 2

Maggy, qui n’avait pas le sou, est revenue de Brighton avec un joli pactole en poche. 15 000 livres qu’il va falloir cacher pendant un certain temps pour ne pas éveiller les soupçons. C’est en tout cas ce que lui conseille Alex, son compagnon de fortune. Elle continue donc à mener sa petite vie de détective en menant une enquête sur une sombre histoire de bijoux disparus. L’affaire, plus délicate que prévue, l’oblige à faire appel à Alex et lui fera même remettre les pieds chez son ancien patron.

 

 « Déjà, c’est une pinte pour écouter ton histoire. »

 

Cette nouvelle série lancée par Lewis Trondheim en 2014 nous emmène dans l’Angleterre pluvieuse sur les pas d’une espèce d’anti-héroïne des plus attachantes. Maggy Garrisson n’est pas de ces créatures top model qui peuplent nombre de BD ; elle n’est pas non plus dotée de super pouvoirs ou d’un QI supérieur à la moyenne. Elle est juste normale et juste un peu plus maline que les autres. Amatrice de bières, d’un tempérament faussement nonchalant mais affirmé, elle n’a pas la langue dans sa poche et affiche une désinvolture teinté de cynisme face aux événements qu’elle vit. Bref, elle ne s’en fait pas; ou du moins elle ne s’en fait plus.

 

maggy garrisson,trondheim,oiry,dupuis,policier,londres,7.510,042015

 

Les enquêtes qu’elle mène ne rentreront pas dans les annales du polar, mais son rôle à contre emploi la rend plutôt attachante. Lewis Trondheim a créé là un personnage authentique lui faisant vivre de manière ordinaire des situations extraordinaires.

L’authenticité est renforcée par des dialogues incisifs entrecoupés de longs silences qui en disent tout autant que les répliques percutantes des protagonistes.

La narration est par ailleurs remarquable. Usant d’un gaufrier classique hyper séquencé, Trondheim et Oiry nous offrent un découpage cinématographique insufflant du rythme dans une histoire ou action, coup d’éclat ou coup de feu son quasiment absent.

Au final, on a là un polar décalé et drôle dont l’intérêt principal réside plus dans le comportement de l’enquêtrice que dans l’enquête elle même.

 

 

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Loubrun

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LES NAUFRAGES DU METROPOLITAIN- Tome 1/2: Les Rats de Saint-Eloi.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015Dessin : Nathalie Berr – Scénario: Patrice Ordas

Sortie : 27/05/2015

Editions Grand Angle

48 pages – Cartonné

Polar, Thriller.

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) Paris, janvier 1910. Alors que les eaux de la Seine menacent de déborder, Valentin, apprenti joaillier de la Place Vendôme, se fait appâter par une bande « d’Apaches », des anarchistes détrousseurs de bourgeois. Leur chef, Le Fennec, convoite les bijoux enfermés dans le coffre de l’atelier où l’adolescent apprend son futur métier. Mais Le Fennec ignore qu’il est sous la surveillance de la fameuse Brigade du Tigre du commissaire Sébille. 

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

 

« Fric-frac dans Paris sous les eaux ».

 

 

Mon avis : Nouvelle sortie chez « Grand Angle », la branche adulte de l’éditeur « Bamboo ». Il s’agit à nouveau d’un diptyque (très à la mode pour le moment) qui nous fait découvrir l’atelier d’un artisan bijoutier de la Place Vendôme et son personnel aux destinées diamétralement opposées. Vient se greffer là-dessus un casse qui tourne mal dans un Paris sous les eaux de la Seine en janvier 1910 et une surveillance policière qui était déjà en route…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Nous retrouvons au dessin Nathalie Berr. Cette illustratrice qui a travaillé dans la pub pour de grandes marques, débute dans la BD en 2001 avec un premier album en collaboration avec Rodolphe. Il s’agit de « La Maison Dieu » chez Albin Michel. Chez Grand Angle, elle a déjà réalisé « Borderline », « Nous Anastasia R. ». Le scénario est de Patrice Ordas, un spécialiste du roman historique qui a déjà été primé. Il fut aussi directeur de l’Ecole de joaillerie de Paris pendant 25 ans. Il a collaboré avec Patrick Cothias pour « L’Ambulance 13 » et « L’œil des dobermans » chez Grand Angle. Il a également signé plus récemment « Hindenburg », « La Rafale », « S.O.S. Lusitania »,  et bien d’autres albums. Ce ne sont donc pas des inconnus…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Dès le départ, en ouvrant l’album, j’ai été frappé par la qualité du dessin. Les personnages, leurs expressions, les cadrages sont très bien rendus. La composition des planches reste classique même si le découpage est rythmé et bien étudié. Les décors sont bien rendus. On reconnait bien l’ambiance parisienne du début du siècle.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Pour le scénario, Patrice Ordas  a voulu probablement se faire plaisir. Nous faire bénéficier à la fois de son expérience de Directeur de l’Ecole de Joaillerie de Paris et son amour pour l’Histoire de Paris. Il en profite pour mettre l’action lors de l’inondation de 1910, question de mettre du piment dans le récit. Valentin, l’apprenti joaillier, va mal tourner et être à la base du braquage de son propre patron, braquage qui va tourner mal. Pendant ce temps, une autre ouvrière de l’atelier, Madame Pommeraye, va faire la connaissance d’un certain Delaroche, personnage déjanté et atypique, pianiste au Moulin Rouge et accessoirement inspecteur de police.

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

Pour ma part, j’ai apprécié le dessin mais j’ai trouvé le scénario un peu alambiqué. Je me suis demandé plus d’une fois quel était le but des auteurs. Le titre « Les Naufragés du Métropolitain » est tout à fait accessoire par rapport à l’action du premier tome. Soit, nous ne sommes que dans les préliminaires  et il faudra attendre le tome 2 pour connaître les développements ainsi que le fin mot de l’histoire, soit c’est un récit compliqué et très complexe qui dépasse complètement mon petit cerveau fatigué de chroniqueur BD. Je ne vous cache pas que je me suis arrêté plus d’une fois dans ma lecture pour me demander : « où va-t-on avec cette foutue histoire?». En attendant le tome 2 et de voir de quoi sera fait le sauvetage du scénario, j’ai mis ma tenue de survie et j’attends la suite de l’histoire avec l’angoisse du naufragé…

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

 

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a06-3e788fc.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Grand Angle : ICI.

 

Capitol.

 

Les naufragés du Métropolitain, Berr, Ordas, Grand Angle, 7/10, polar, thriller, 05/2015

 

L’île des justes

Couv_245011.jpg 245011_pla.jpgCorse, été 42

 
Scénario : Stéphane Piatzszek
Dessin : Espé
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Date de sortie : 06 mai 2015
Pages : 88
 
 
Résumé :
Pour échapper aux rafles, les Cohen tentent de rallier la Corse avant de se rendre en Palestine, terre d’accueil mythique pour les juifs persécutés d’Europe.
Henri Cohen, arrêté par la police française puis déporté, ne vivra jamais son rêve.
Suzanne, sa femme, est capturée à son arrivée sur l’île de Beauté et séparée de son fils Sacha qui, grâce à l’aide des insulaires, est mis en sûreté.
Réussissant à prendre la fuite, Suzanne retrouve son fils dans le petit village de Canari o^un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de trouver un refuge où il les imagine à l’abri. Mais il oublie qu’en Corse aussi, l’ennemi fait sa loi…
Seule la solidarité corse transformera le calvaire d’une famille en un chemin d’espérance et de vie.

l'île des justes,corse été 42,piatzszek,espé,glenat

 
Mon avis :
A la lecture de la dédicace de Stéphane Piatzszek, on peut supposer que la réalité n’est pas loin de la fiction.
 
C’est un album qui témoigne du courage des français face à l’oppresseur. On se rend compte de l’énorme travail des préfets et sous préfets de Bastia à Sartène qui ont dissimulé la présence des juifs dans l’île de 1940 à 1943.

l'île des justes,corse été 42,piatzszek,espé,glenat

 
C’est une solidarité insulaire qui fait face aux autorités avec aplomb et effronterie, et un sens du devoir et de l’honneur bien implanté en Corse et qui perdure souvent dans la vendetta. 

l'île des justes,corse été 42,piatzszek,espé,glenat

 
Les corses sont historiquement hospitaliers et  » ici, les gens peuvent s’étriper pendant des siècles, mais face aux pandores, il seront toujours soudés »
 
c’est à travers l’émotion suscitée par une mère et son fils en détresse que le Préfet va prendre fait et cause pour leur liberté. Et c’est un hommage rendu aux résistants de l’île et particulièrement au village de Canari qui a reçu le 22 octobre 2010 une plaque commémorative de l’Association Hommage aux Villages de France » pour leur rôle dans l’accueil de familles juives pendant la deuxième guerre mondiale.

l'île des justes,corse été 42,piatzszek,espé,glenat

 
Encore un livre souvenir, et un beau livre, les dessins d’Espé confèrent à l’album une authenticité et une espérance illusoire quant au sort des juifs durant cette période.
 
Ma note
 
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Sophie

PRETTY DEADLY

 

pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015Scénario : Kelly Sue DeConnick

Dessin : Emma Rios

Sortie : 9 juin 2015 

Glénat Comics

160 pages – carton

Western fantastique

 

 

sumé-présentation (de l’éditeur ) :

Un récit sauvage qui combine habilement le western et l’horreur

Oyez le chant de Ginny Face de Mort : “Toi qui exiges réparation, invoque son nom, entonne sa chanson, Sonne le glas qu’elle entendra depuis les enfers. Ginny chevauche le vent pour toi, mon enfant… Le vent souffle pour la Mort !”

Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage.  Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pêcheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’au bout pour affronter son propre destin .

pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015

Mon avis :

Conte de fée lyrique et fantastique planté dans l’ouest américain et sauvage du 19ème siècle, fortement enraciné dans l’univers du folklore et des fables, Pretty deadly affiche sans complexe son ambition artistique. Le lecteur est, dès les premières pages, déstabilisé par un récit hypnotique et confus au premier abord. La narration progresse lentement et tous ses éléments qui paraissent disparates finissent par converger vers une histoire d’amour, de perte et de mort. Ce qui parait trivial et incompréhensible au début prend une signification au fil de la progression du récit. Le lecteur est pris dans un jeu continuel de résolutions d’énigmes. Il va sans dire qu’une seule lecture est loin d’être suffisante pour apprécier ce travail atypique et d’une grande originalité. Voici donc un excellent exemple de  roman graphique où les illustrations collent parfaitement aux textes pour créer cet ouvrage unique en son genre que nous offrent un trio de créatrices.

pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015

Le lecteur tient en mains un livre d’art construit autour d’un scénario solide et accrocheur.  Kelly Sue DeConnick a travaillé sur les thèmes et les codes du western et du fantastique. On sent qu’elle y a beaucoup réfléchi pour arriver à mettre en scène des personnages féminins aux caractères forts dans une ambiance morbide et violente, mais teintée de poésie grandiloquente. Mères, filles, épouses et amantes font face avec détermination à leurs destins tragiques. Elle a établi une structure narrative complexe, jouant sur la mise en abyme de récits entrelacés, pour nous livrer des histoires d’esprits vengeurs.

pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015

Le dessin joue ici un rôle essentiel. Le trait fin et artistique d’Emma Rios  et les couleurs judicieuses de Jordie Bellaire , très agréables à l’œil, donnent un style idéal à l’histoire racontée. Poursuites impitoyables, paysages désolés, duels aux pistolets ou à l’arme blanche, incendies ravageurs, aubes rougeâtres, couchers de soleil aux couleurs de giclées de sang, orages de poussière, tout est là pour entrainer le lecteur dans une sarabande mouvementée dont il ne peut sortir indifférent. Cette intéressante alchimie créative défie les conventions des genres abordés, parie sur une structure narrative alambiquée et, à mon avis, parvient à captiver les lecteurs exigeants. 

pretty deadly,deconnick,rios,glénat comics,western fantastique,09 juin 2015

 

 

Bravo les filles !

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 Le site internet de Glénat Comics: ICI

 

 

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