Les Chroniques Courtes (76): NICK FURY, AGENT DU… S.H.I.E.L.D,HISTOIRE DE POIREAUX, DE VELOS, D’AMOUR

NICK FURY, AGENT DU… S.H.I.E.L.D

nick fury.jpgL’intégrale volume 1 – 1965-1967

PANINI COLLECTION MARVEL CLASSIC – OCTOBRE 2014

PRIX: 29,95€ – 283 PAGES

synopsis:

Un colonel au fort tempérament est engagé pour diriger une organisation secrète luttant contre les activités terroristes d’un groupe surpuissant nommé Hydra.

Avec le succès des films mettant en vedette les super-héros MARVEL, l’éditeur PANINI se devait de sortir cette intégrale consacrée aux aventures de l’agent secret NICK FURY.

En 1963, Stan Lee et Jack Kirby créent les aventures du « sergent Fury et ses commandos hurlants »; série de guerre se déroulant au Japon et en Europe dans laquelle un commando américain, composé de têtes brûlées, affronte les nazis et les « japs ». La même année le personnage de James Bond fait un tabac au cinéma.

Lee et Kirby ont donc l’idée de créer l’agence de contre-espionnage S.H.I.E.L.D et de faire revenir, vingt ans après, le sergent Fury, devenu Colonel pour combattre l’ennemi du monde libre : l’HYDRA!

Une belle série d’agents secrets avec plein de gadgets dont la voiture volante, l’héliporteur qui stationne au-dessus de Washington, les méchants habillés de vert…..

Kirby ne dessinera que le premier épisode, se contantant de faire les trames des suivants qui seront dessinés par des artistes tels JOHN SEVERIN, JOE SINNOT, DON HECK, etc.

une belle intégrale réunissant les premiers épisodes de la série parue dans le magazine STRANGE TALES ( où Nick Fury partageait la vedette avec le Docteur Strange autre héros déjà prévu dans un prochain film).  
JR

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a07-3e78901.gifma note pour le scénario et le dessin

 

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HISTOIRE DE POIREAUX, DE VELOS, D’AMOUR et autres phénomènes…

 

couv_247478-4bb6cf0.jpgpoireaux.JPGBamboo éditions – mai 2015

72 pages – 15,90€

Scénario: MARZENA SOWA   Dessin: AUDE SOLEILHAC

 

 

Vincent a 11 ans; il accompagne souvent ses parents au marché lorsqu’ils vont vendre les poireaux, produits de leur terroir. Il s’y rend surtout pour rencontrer ses copains et, surtout, la petite Marie dont il est amoureux.

Nous allons donc assister tout au long de cet album au tendre regard de l’enfance sur la vie, l’amour, l’argent. Vincent ne sait pas comment plaire à Marie, il est jaloux du petit Andréa, italien d’origine et prétentieux pompeux. Nous rions aux gentilles farces que les gamins font à Madame Yola la cantinière; les adultes sont représentés avec tous leurs défauts comme cette vieille rombière qui veut acheter des poireaux ayant tous la même taille pour bien les présenter à table, etc.

Un charmant récit écrit et dessinée par deux femmes qui ont su représenter leurs souvenirs d’enfance (l’utilisation du franc montre bien que l’histoire s’inscrit dans le passé), l’insouciance de l’enfance, ses drames aussi ( l’impossibilité pour Vincent d’avoir un vélo, sa fuite lorsque d’autres enfants se moquent car il tient en poche une pomme de terre en forme de coeur qu’il comptait offrir à Marie) que l’on lit avec le plaisir de ses propres souvenirs.

JR

Ma note:

a07-3e78901.gifSCENARIO

a06-3e788fc.gifDESSIN

Vin gloire et bonté

vin gloire et bonté .jpgvin gloire et bonté,bunisset,liotti,glénat,reportage,bordeaux,viticole,vin,510,062015Scénariste : Isabelle Bunisset

Dessinateur : Giuseppe Liotti

Éditeur : Glénat

136 pages

date de sortie : juin 2015

genre : satire sociale, reportage

 

 Des médocs dans le Médoc

 

Annabelle de la Poisse est une jeune, riche et jolie journaliste Parisienne dont la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille. En instance de divorce, et en proie à deux adolescents épousant parfaitement les formes du canapé, elle est un brin névrosée, accro à la psychanalyse et tient le coup grâce aux médocs. A propos de médoc, son père qui est à la tête d’un gros hebdomadaire et se trouve être son patron, l’envoi dans le vignoble Bordelais afin de réaliser un dossier de 50 pages. Annabelle n’y connait rien, mais ça n’est pas grave car le dossier portera non pas sur le vin, mais sur le milieu viticole. La voilà partie en immersion dans un milieu assez particulier.

 

 

vin gloire et bonté,bunisset,liotti,glénat,reportage,bordeaux,viticole,vin,510,062015

 

Bienvenue dans le monde merveilleux de la vinocratie Bordelaise ! Isabelle Bunisset est critique littéraire au journal Sud ouest et chroniqueuse viticole au Figaro magazine. Elle a écrit quelques ouvrages sur le vin et semble avoir ses entrées dans le milieu assez fermé du vin et particulièrement du côté de Bordeaux.

 

Elle nous invite à la suivre dans son reportage immersif sur la bourgeoisie viticole Bordelaise et nous livre sur un plateau une satire sociale parfois drôle et souvent acide sur un milieu qui, d’après ce qu’on en voit dans cet ouvrage, ne gagne pas trop à être connu ! Dans toutes ces grandes familles de propriétaires viticoles, l’hypocrisie et le paraitre sont des valeurs sûres dont il vaut mieux maitriser les règles si l’ont veut avoir sa place. Chaussée de ses Louboutins, la jeune journaliste Parisienne débarque la dedans un peu comme un chien dans un jeu de quille et n’a pas l’air très en phase avec ce milieu. Quoique. Faussement candide, elle en comprend vite les règles, et prend plaisir à jouer. Les journalistes en prennent d’ailleurs aussi pour leur grade. Ils jouent le jeu de cette aristocratie vieillotte et hypocrite, et profitent du système à coup de flatteries et cirage de pompes. Finalement personne n’est dupe, tout le monde accepte ces règles du jeu absurdes et l’on en vient à plaindre ceux qui travaillent vraiment la terre et font le vin, si proches et si loin de ce monde factice et superficiel.

 

 

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J’ignore jusqu’à quel degré de caricature Isabelle Bunisset pousse sa critique, mais la satire est plutôt bien vue et sent le vécu, permettant d’y accorder un crédit certain. Y compris le personnage d’Annabelle, parisienne un peu bobo, surbookée et surlookée, dont les traits proposés par Giuseppe Liotti ne sont pas sans évoquer le physique de l’auteure.

 

J’émettrai toutefois quelques réserve à propos de la narration. Trimballé entre château , expos vinicoles et mondanités, le lecteur ne fait qu’assister aux sarcasmes des protagonistes et doit supporter les multiples réflexions pensées de la journaliste. L’effet de ces bulles de pensées omniprésentes rend la lecture pesante, et la mignonne Annabelle un brin agaçante … Au final, je ne me suis pris de sympathie pour aucun des personnages et me suis demandé si tout ce barnum n’est pas mis en place uniquement pour servir de toile de fond à une banale histoire d’une névrosée parisienne.

On sent bien qu’Isabelle Bunisset fait là ses premiers pas en BD et qu’elle n’en maitrise pas tous les codes. A mi chemin entre le reportage satirique et la fiction documentée humoristique, ce livre à du mal à se situer, et le lecteur finit par s’ennuyer ferme. Les ficelles sont un peu grosses, comme tous ces noms qui se veulent drôles : de la Poisse, de la Taigne, château Lafoire, château Sournois …

 

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Vin gloire et bonté ne vous apprendra rien sur le vin, et pas grand chose d’intéressant sur un milieu ou l’argent occupe un peu trop les esprits. A moins d’être de la caste de la vinocratie Bordelaise, ou de la bobocratie Parisienne, et d’avoir un minimum le sens de l’autodérision, je ne vois pas trop à qui cette BD peut s’adresser.

 

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Loubrun

 

 

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Résistants Oubliés

résistants oubliés,kamel mouellef,olivier jouvray,baptiste payen,glenatrésistants oubliés,kamel mouellef,olivier jouvray,baptiste payen,glenat Scénario : Kamel Mouellef et Olivier Jouvray

Dessins : Baptiste Payen

Editeur : Glénat

Collection : Grafica

Date de sortie : avril 2015

Nombre de pages : 64

Genre : Historique.

Résumé :

De Mamadou Addi Bà, chef du premier maquis créé dans les Vosges en 1942, jusqu’à Marcel Langer, juif polonais, dirigeant de la branche locale des FTP-MOI (Francs Tireurs et Partisans de la Main d’Oeuvre Immigrée) ; l’album recueille quelques morceaux de résistances qui ont parsemés l’histoire pendant les heures sombres de la guerre de 39-45.

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Mon avis :

Un hommage rendu aux combattants indochinois, tunisiens, allemands, serbes, croates, polonais, algériens, sénégalais, malgaches espagnols, russes, guinéens, italiens, marocains, arméniens, luxembourgeois et bien d’autres encore, qui ont, tous ensemble participé à la libération de notre pays et à la victoire des peuples contre la  » Tyrannie Nazie ».

Avec en postface les documents et photos des différents personnages éclipsés par la notoriété de Jean Moulin dans les émissions sur la résistance. Ils et elles sont l’ombre de son ombre.

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Où l’on découvre aussi le sort des tirailleurs sénégalais, rendu à leur pays quasi sans solde et mis au pas par les troupes françaises dans le camp de Thiaroye près de Dakar.

Que l’image flatteuse du combattant français est surtout l’image du français « Blanc », et que tous les combattants de couleurs des Vosges seront basés dans le midi et remplacés par les FFI à la fin de la guerre « pour la photo ».

Seuls les monuments aux morts préservent la mémoire.

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Et les femmes me direz vous ? elles sont évoquées, bien sûr dans les pages de l’album. Et quelques unes laissent leur trace sur le monument commémoratif de Clichy la Garenne, déportées à Neuengamme ou à Drancy.

L’album regroupe quelques récits et actes de résistance, dessinés en couleur, ainsi que les faits historiques de cette époque, dessinés en noir et blanc.

L’album ne présente que quelques instants anecdotiques du rôle des étrangers dans la résistance. Mais les photographies, en fin d’ouvrage, apportent toute la valeur du dévouement des résistants, faces à la barbarie fasciste.

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Encore un album à mettre entre toutes les mains, afin de perpétuer le souvenir des combattants de la seconde guerre mondiale et le devoir de mémoire.

ma note :

6,5/10

 

Sophie

Zombies néchronologies – tome 2 – Mort parce que bête

zombies néchrologies,peru,boudoiron,soleil,anticipation,zombies,mort vivants,810,062015zombies néchrologies,peru,boudoiron,soleil,anticipation,zombies,mort vivants,810,062015Scénario : Olivier Péru

Dessin : Arnaud Boudoiron

Éditeur : Soleil production

48 pages

date de sortie : juin 2015

genre : anticipation, fantastique

 

 

 

Résumé (éditeur)

Stockholm, quelques mois après l’apparition du virus. L’hiver et les zombies ont transformé la ville en un désert glacé. Seule une poignée de survivants a trouvé refuge dans un bunker et résiste à la mort. Avant de se couper du monde, tous travaillaient sur un jeu vidéo de zombies et pensent pouvoir tenir bon.
Mais confrontés à une réalité plus forte que la fiction, dans la faim, la peur et l’isolement, ils découvrent qui ils sont vraiment et se rendent à l’évidence : trop nombreux, divisés, et prêts à se battre pour une boîte de conserve…
Ils ne verront pas tous la fin de l’hiver.

 

« Il y a un axe qui n’a pas encore été exploré. C’est l’hyperréalisme. »

 

Les amateurs de séries zombies n’ont pas le temps de se remettre de leurs émotions. Un walking dead en début d’année, et tout récemment Alice Matheson et Gold of the dead… , Si les titres se succèdent à une vitesse impressionnante, chacun réussit à trouver son style et, a défaut de renouveler le genre, a apporter sa pierre à l’édifice.

Le succès de la série Zombies de Olivier Peru, lui permet d’étendre son univers en décomposition dans une série annexe constituée de one shots. Alors que le tome 1 se déroulait à Paris et mettait le Président François Hollande dans une bien mauvaise posture, ce deuxième opus nous emmène à Stockholm au cœur d’une équipe de production de jeux vidéos. Reprenant à son compte l’idée de Romero dans son film « Chronique des morts vivants », ou il est question d’une équipe de cinéma tournant un film de zombies en pleine forêt, rattrapée par une invasion de mort vivants, Olivier Péru crée une situation de mise en abyme en confrontant les créateurs du jeu vidéo à la réalité du virus qui a envahit la ville. Le chef de projet qui voulait un jeu hyper réaliste en aura pour son argent et mouillera la chemise, au sens propre.

 

zombies néchrologies,peru,boudoiron,soleil,anticipation,zombies,mort vivants,810,062015

 

Olivier Péru nous sert un scénario aux petits oignons, qui nous tient en haleine du début à la fin. Face à l’adversité, les personnages révèlent leur vraie nature et les vrais méchants ne sont bien évidemment pas les zombies. On est vraiment pas loin des walking dead où la tension est essentiellement psychologique.

Graphiquement, Arnaud Boudoiron opte pour un registre quasi hyper réaliste conférant des attitudes un peu figées aux personnages. Mais son trait précis rend le dessin assez expressif et ses mises en scènes remarquables d’efficacité, font du coup oublier l’aspect figé.

Ce deuxième volume de Zombies Néchrologies est d’excellente facture et ne démérite pas sa place aux côtés de la série mère Zombies, et de la série reine Walking Dead.

 

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Loubrun

 

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Barracuda T5 : Cannibales

barracuda.jpgbarracuda t5.jpgDessinateur : Jérémy

Scénariste : Jean Dufaux.

Editeur : Dargaud

Sortie : Juin 2015.

Genre : Aventure de 54 pages

 

Le résumé.

Tandis que Raffy est otage des Espagnols, Maria, Goudron, Jean Coupe-Droit et Emilio fuient vers l’île des Ranelagh. La joie de retrouver le Barracuda est de courte durée. Cette île n’est pas plus hospitalière que Puerto Blanco : les tortures des Espagnols sont bien civilisées face au cannibalisme de la tribu des Moori ! Blackdog résistera-t-il à leur sorcier ? Le diamant du Kashar n’a pas fini d’éveiller les convoitises… 

 

« Ce non inattendu, implacable, cloua sur place pendant quelques instants tous les combattants »

 

 

Mon avis.

 

barracuda t5 f.jpgAmis de la flibuste, bonjour ou bonsoir, c’est selon.

Au programme, du rhum, des femmes et de la BD nom de dieu !

Un menu qui devrait normalement ravir tout homme qui se respecte.

Et pourquoi ne pas savourer un bon rhum en lisant ce tome 5 de Barracuda. 

Un petit alcool pour mieux apprécier les méandres du scénario de Jean Dufaux . Une histoire qui fait la part belle à la baston, aux rebondissements et à l’Aventure. C’est du Dufaux donc on a droit à notre petit séance d’ésotérisme entre raison et déraison. On nous livre aussi du cannibale en masse, de la bonne bidoche pour notre quota de sang !

Et puis, il y a les femmes, belles comme un diamant, racées mais attention, la malédiction rode autour de ces belles de jours. Par contre, attention à la surconsommation de mascara, au prochain album, on craint une pénurie mondiale.

Sinon, l’énigmatique Emilio devient de plus en plus intéressant à suivre, son cheminement reste obscur et ce brin de mystère m’enthousiasme pour connaitre la fin qui approche à grand coup de canon.

Au final, un tome toujours aussi passionnant à lire où l’exotisme est de rigueur. Qui sortira vivant de ce jeu de pouvoir ?

 

 

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a07-3e78901.gifScénario 

a08-3e78906.gifGlobal 

 

Samba.

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L’Iliade et l’Odyssée

l'iliade et l'odyssée,soledad bravi,rue de sevresl'iliade et l'odyssée,soledad bravi,rue de sevres Scénario : Homère

Dessins : Soledad Bravi

Editeur : Rue de Sèvres

Date de sortie : Mai 2015

Genre : mythologie

 

Résumé :

Séparé en deux parties : l’Iliade et les raisons de la guerre de Troie contre Sparte et ce qu’il advient des vainqueurs, et l’Odyssée avec le retour d’Ulysse (troyen) et de ses compagnons vers l’ïle d’Ithaque a travers la mer Egée et la mer Ionienne.

C’est un récit concis que nous présente la dessinatrice, à l’aide de 4 vignettes par pages. Les dessins sont très simples et colorés et en quelques mots, la scène est plantée.

 

l'iliade et l'odyssée,soledad bravi,rue de sevres

 

Pas de décors, mais en avons nous vraiment besoin pour comprendre que ces guerres inutiles sont juste là pour prouver la manipulation des guerriers et démontrer la duplicité et la jalousie des dieux faces aux humains ?

Mon avis :

Contrairement à ma première expérience de lecture de l’Odyssée :  » les aventures d’Ulysse » en format 30×23 ; c’est un tout petit album que celui de Soledad Bravi qui regroupe les deux épopées grecques que sont : L’Iliade et l’Odyssée de Homère : 21,5×15.

Et pourtant…

on y retrouve tout !

Achille et son talon, le cheval de Troie, les sirènes, le retour à Ithaque…

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Loin des fresques romaines et des dessins impressionnants de mon album de petite fille, la concision de Soledad Bravi n’enlève rien de la bravoure des héros Grecs et de la cruauté des dieux de l’Olympe.

L’aventure est là, à chaque coin de page ; l’inconstance des femmes, la naïveté des hommes, la fureur des dieux et l’âpreté des éléments naturels.

Avec des expressions tout à fait contemporaines, le récit des aventures des compagnons d’Ulysse est fluide, tordant et va droit au but.

l'iliade et l'odyssée,soledad bravi,rue de sevres

 

Un concentré d’humour décalé pour qu’enfin Ulysse retrouve sa Pénélope, heureux et amoureux tel qu’au premier jour.

Un petit album judicieux pour qui cherche la dérision face au pavé d’Homère, mais il ne faut pas s’empêcher de lire les textes de base, afin que les mythes conservent leur rôle d’explication du monde, remplis de symboles et de morale.

 

ma note : 7/10

 

Sophie

JEAN VAN HAMME – Mémoires d’écriture.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015 Ecrit par Jean Van Hamme

Editions Grand Angle (Bamboo)

Sortie le 27 mai 2015.

112 pages – Cartonné

Scénariste, auto-bibliographie, Van Hamme

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) « Pourquoi vouloir écrire ? Qui ou quoi peut bien vous en donner l’envie ? Pour un certain nombre d’auteurs, ce peut être le désir de raconter un pan de leur vie. Pour d’autres, il s’agit de partir d’un sujet fictif et d’en tirer une histoire à tendance philosophique, sociale, humaniste, sanglante ou tout simplement distrayante. Qu’est-ce qui m’a incité à vouloir vivre de ma plume ? Je dirais que c’était la vaste bibliothèque de mon père. Mon père, ce héros… »

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 

« Jean Van Hamme : Les mémoires d’écriture d’un des plus grands scénaristes du milieu de la BD. »

 

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015 Mon avis : Qui ne connait pas Jean Van Hamme dans le milieu de la BD ? Pas grand monde ou alors, il faut avoir vécu pendant 40 ans sur une île déserte sans communication avec le monde extérieur ! C’est donc un événement de voir sortir un livre consacré exclusivement à Jean Van Hamme, un des plus grands scénaristes de BD. Le dernier remarquable livre en date qui lui était consacré, c’était le livre d’entretiens avec Frédéric Niffle intitulé : « Van Hamme, itinéraire d’un enfant doué », sorti en 2002. Il s’agissait à l’époque de faire la biographie de Jean Van Hamme via des entretiens. Depuis lors 13 ans sont passés et sa production a continué à agrandir l’Oeuvre. C’est Jean Van Hamme lui-même qui a pris l’initiative de faire son propre bilan, une « auto-bibliographie », selon ses propres termes. Il aborde en priorité sa propre bibliographie et parle peu de sa vie privée. Il l’aborde de façon homéopathique, juste pour que le lecteur comprenne ses choix et les événements qui ont jalonné sa carrière de scénariste jusqu’à l’heure actuelle.

 

Pour rappel, Jean Van Hamme est né à Bruxelles en 1939 et est diplômé ingénieur commercial agrégé d’économie politique. Il a un haut poste dans une multinationale lorsqu’il abandonne son job pour se lancer dans l’écriture scénaristique, le cinéma, le roman et la BD. Après quelques années de vaches maigres, il devient le scénariste de best-sellers tels que Thorgal, XIII ou Largo Winch pour ne citer que les plus connus. Il fait également des « one-shot » tels qu’Epoxy, Histoire sans Héros, SOS Bonheur ou Le Grand Pouvoir du Chninkel. Il s’est fait une réputation de scénariste qui dévoile les faces cachées du pouvoir qu’il soit politique ou industriel. C’est enfin un grand voyageur. Il sillonne le monde avec son épouse pour repérer les décors des prochaines aventures de ses héros.

La préface est de sa chère Huguette, son épouse et probablement sa première lectrice. Démarre ensuite son récit via ses différentes œuvres. Il plante d’abord le décor de sa jeunesse. Sa mère décède alors que Jean Van Hamme est encore tout jeune, il a 2 ans. Il ne se souvient pas de sa maman. C’est son père qui va l’élever seul car il ne se remariera pas. Jean Van Hamme va cependant vivre une enfance heureuse. Il va surtout profiter de l’immense  bibliothèque de son père. Il va lire, beaucoup, et acquérir ainsi un goût immodéré pour la lecture. Il apprend à lire avec Tintin puis découvre Perrault et Grimm, Jules Verne, Alexandre Dumas,  Fenimore Cooper, Jack London, Maurice Leblanc et bien d’autres…Plus tard, lui viendra l’envie de raconter des histoires.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

Copyright Dany.

 

Vient ensuite sa période professionnelle en tant qu’ingénieur commercial. Il grimpe rapidement dans la hiérarchie, il est doué. En même temps, il commence ses premières expériences en tant que scénariste. Jusqu’au jour où il décide de tout plaquer et de se lancer dans une carrière de scénariste.

Jean Van Hamme prend sa biographie dans sa chronologie historique. Au début, les fins de mois sont difficiles. Quelques séries s’arrêtent car elles ne marchent pas fort. D’autres projets tardent à se mettre en route. Jean Van Hamme insiste ainsi auprès de son lectorat pour faire remarquer qu’il n’a pas connu que des succès, loin de là. Il a connu aussi, surtout au départ de sa carrière, de sérieux revers. C’est cela aussi qui forme l’homme. Il développe ainsi toutes les séries et les « one-shot » qui ont construit pas à pas sa carrière et son succès.

Je ne vais pas aller dans le détail, c’est maintenant aux lecteurs de découvrir l’homme à travers son œuvre, via sa bibliographie. L’angle d’attaque est radicalement différent de l’album de Niffle. Il donne cependant encore un éclairage différent de ce qu’on a pu lire sur Jean van Hamme précédemment. J’ai bien aimé cet ouvrage que je vous recommande surtout si vous êtes ouvert à la BD et que vous désirez en savoir plus sur un monument du scénario.

A noter que le Musée de la bande dessinée à Bruxelles a mis sur pied une rétrospective consacrée à Jean Van Hamme qui a lieu du 16 juin au 29 novembre 2015.

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 Photo de Daniel Fouss-CBBD.

 

 

a08-3e78906.gifMa cote.

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Grand Angle : ICI.

Liens vers le site internet du Musée de la Bande Dessinée à Bruxelles : ICI.

 

 

Capitol.

 

Jean Van Hamme, Mémoires d'écriture, Van Hamme, Grand Agle, 8/10, scénariste, auto-bibliographie, bibliographie,05/2015

 

 

Wake up America – tome 2 – 1960-1963

wake up america,lewis,aydin,powell,rue de sèvres,histoire,droits civiques,racisme,ségrégation,martin luther king,810,052015wake up america,lewis,aydin,powell,rue de sèvres,histoire,droits civiques,racisme,ségrégation,martin luther king,810,052015Scénario : Andrew Aydin, John Lewis

Dessin : Nate Powell

Éditeur :  Rue de Sèvres

189 pages

date de sortie : mai 2015

genre : biographie, Histoire, politique, roman graphique

 

 

 

Wake up America raconte le combat non violent qu’une poignée d’hommes et de femmes déterminés ont initiés à la fin des années 50, pour lutter contre l’infamie ségrégationniste qui avait cours dans les états du sud des États-Unis. C’est John Lewis qui nous raconte l’histoire, alors qu’il s’apprête à participer à la cérémonie d’investiture de Barack Obama en 2009. John Lewis n’est pas n’importe qui ! Né en 1940 dans l’état de l’Alabama, il s’engage très tôt pour le mouvement afro américain des droits civiques et devient rapidement responsable d’un groupe d’étudiants activistes non-violents (le SNCC). Il participe aux sit-in dans les bars des grands magasins pour réclamer l’égalité de traitement avec les blancs, et finira sur la tribune de la Marche sur Washington en 1963, aux côtés de Martin Luther King. Il est aujourd’hui le dernier survivant du « big six », nom donné aux 6 leader des groupes qui ont organisé cette marche historique.

 

« Je soutiens que quiconque enfreint la loi parce que sa conscience la tient pour injuste, puis accepte volontairement une peine de prison afin de soulever la conscience sociale contre cette injustice, affiche en réalité un respect supérieur pour le droit … « 

 

Ce deuxième tome suit la chronologie des évènements de 1960 à 1963. Les sit-in non violents que l’on voit dans le tome 1 ont eu pour effet de révéler à l’Amérique entière la violence des lois ségrégationnistes et de faire évoluer un peu les choses, rendant notamment illégale la ségrégation dans les transports. Cette évolution aussi mince soit-elle est alors testée par les groupes défenseurs des droits civiques qui envoient leurs membres prendre les bus inter-états afin de vérifier l’application de l’arrêt de la cour suprême. Arrivés dans les états du sud, il seront au mieux arrêtés, au pire tabassés par des hordes racistes déchainées refusant l’abolition des lois ségrégationnistes. Orchestrés par le ku klux klan avec bien souvent l’appui de la police, les coups furent extrêmes et animés d’une volonté meurtrière. Mais jamais John Lewis ne renoncera à ses principes de non violence. Ce courage et cette force ont portés tous ces groupes militants vers Washington dans la marche pour les droits civiques de l’été 1963 ayant pour effet un an plus tard l’interdiction de la discrimination et l’abolition de la ségrégation raciale dans les états du sud.

 

Cet album est un véritable livre d’Histoire et nous révèle le pire visage de l’Amérique : celui de la bêtise et de la haine. Avec l’aide de Andrew Aydin qui n’est autre que son attaché parlementaire, John Lewis raconte sans retenue tous ses souvenirs, sans oublier les dissensions et divergences d’opinions qui sont apparues entre les différents groupes.  Il nous fait vivre côté coulisses cet évènement historique ou Martin Luther King prononça son célèbre discours. Il nous fait vivre de l’intérieur les violences que les Noirs ont enduré, ne pouvant nous faire qu’admirer encore un peu plus leur courage à ne pas répondre par la violence. Nate Powell met ce récit en image de manière très dynamique et sa mise en scène très immersive plonge vraiment le lecteur au cœur des évènements. C’est un récit dense et profond qui secouera assurément le lecteur.

 

Malheureusement, 50 ans après, la violence et la haine raciale ne sont pas abolies et la tuerie raciste de Charleston entre tristement en résonance avec cet album.

Aussi, plus qu’un témoignage à caractère historique, ce livre doit faire œuvre de mémoire et le récit de John Lewis est là pour montrer que même devant la résurgence de la crétinerie la plus abjecte, il convient de ne jamais céder à la peur et de ne jamais perdre espoir.

 

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Loubrun

 

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Les Chroniques Courtes (76): Tales from the crypt V3,Vertical T9.

Tales from the crypt  3

tales of crypt v3.jpgRegroupe les tomes 29 à 34 des années 1952/1953

Scénario : Bill Gaines et Al Feldstein

Dessinateurs : Jack Davis, Jack Kamen, Joe Orlando, Graham Ingels, Al Williamson, George Evans, Fred Peters.

Dépôt légal : mars 2015

Edition : Akiléos

 

sciences-4b9ea98.pngJe suis un peu déçue par cet opus de « tales from the Crypt », je n’ai pas ressenti le petit « quelque chose » comme à la lecture de Crime Suspenstories ou de Weird Science.

Ce je ne sais quoi d’excitant à l’idée de re-découvrir les lectures de mon enfance ! une impression de déjà lu, et le souvenir de certains dessins.

La crypte et le caveau m’attirent moins que le suspense et les chutes extra terrestres ! Je devais déjà moins les lire dans ma jeunesse. 

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Je laisse donc la sorcière et son chaudron aux amateurs du genre, tout en conseillant les dessinateurs qui ne sont pas des billes ! Et quelques scènes d’horreur dégoulinante aux fanas de moisissures et d’enfermement !

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a06-3e788fc.gifMa note

Sophie

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Vertical T9

vertical.jpgDessin & scénario: Schinichi Ishizuka

Sortie : 27/05/2015

Editions Glénat – collection Seinen

224 pages – Cartonné

Alpinisme, montagne, secourisme.

 

Mon avis : Cette série manga « seinen » (plutôt pour les grands adolescents et les adultes), est une des très bonnes séries actuelles. Nous sommes déjà au tome 9, ce qui est un indice de qualité dans le cas présent. Elle nous parle d’amour de la montagne avec toutes ses joies, ses beautés, ses bonheurs mais aussi ses dangers, ses tragédies. La pratique de la montagne, c’est comme la pratique de la navigation sur les mers, il faut rester humble devant la nature, se renseigner sur la météo et bien appliquer des règles, au minimum, de comportement et de sécurité. Sanpo Shimazaki, le personnage central de la série, est alpiniste mais aussi secouriste en montagne bénévole. Il veut tout faire en son pouvoir pour protéger les alpinistes. Une série très positive qui donne un sens à la vie…

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a08-3e78906.gifMoyenne 

 

 Capitol.

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