Scénario : Maxime Schertenleib
Dessin : Maxime Schertenleib
Éditeur : La Boîte à Bulles
Date de sortie : 5 juin 2024
128 pages
Genre : Témoignage
« C’est particulier lorsqu’une chose que tu as aimée faire devient une contrainte. C’est insidieux parce que tu ne t’en rends pas compte toute de suite. »
Présentation de l’éditeur
À 25 ans, après avoir touché du bout des doigts une carrière de footballeur professionnel en Suisse, Maxime décide de raccrocher les crampons, écœuré…
Sur la pelouse avant même l’âge des premières dictées, Maxime se prend de passion pour le ballon rond. Au fil des saisons et des succès, il se rêve professionnel comme son père. Mais pointe rapidement en lui un malaise, une gêne qu’il lui faudra des années à identifier.
Si Maxime a désormais arrêté le football, ce n’est certainement pas par désintérêt pour ce sport qu’il chérit toujours, mais pour ses à-côtés pesants : comportements toxiques, culte de la masculinité guerrière et surmenage…
Dans « Arrêt de jeu », il nous livre son histoire d’amour contrariée avec le ballon rond, du city stade au haut niveau, avec tendresse, passion mais sans ménagement.

Mon avis.
Je n’ai pas fait carrière dans le football, je ne suis pas dessinateur. Et si Maxime Schertenleib me remercie, moi lecteur, je veux moi aussi le remercier car les idées qu’il porte dans cet album m’ont touchées.
Le dessin caricatural, sous fonds vert et blanc, porte un message qui résonne. Le footballeur du samedi après-midi ou du dimanche matin que j’étais s’est très bien reconnu dans cette auto-fiction. On voit bien qu’en plus de maîtriser le dessin, Maxime Schertenleib connait le foot. Il prend plaisir, et ça se voit, à dessiner le footballeur en action (contrôle de la poitrine, crochet, frappe) qu’à représenter la ville dans un style un peu biscornu, un peu hors-cadre.
Il donne sa vision du foot : un jeu collectif, sans enjeu ni compétition. Si on ne se retrouve pas noyé dans une naïveté romantique niaise totale, la démarche apparaît davantage comme une remise à plat motivée par une passion évidente et communicative. Et c’est par le dessin que Maxime fait un travail personnel et cathartique. La violence, le sexisme, le masculinisme, l’homophobie sont ici pointés du doigt et désignés comme composants d’un football, qu’il soit professionnel ou amateur
Alors oui, talentueux ou non on devrait pouvoir pratiquer le football sans se faire engueuler par son coach, moquer par ses coéquipiers, humilier par ses adversaires, huer par ses supporters (s’il y en a). La postface de Cherif Guemmour adoube l’auteur de BD. Le tampon So Foot peut y être apposé, la culture, la réflexion sociétale et le ballon rond ne sont pas incompatibles.
Arrêt de jeu, comme une grande inspiration, remet le plaisir, le ludique et la passion au centre de la réflexion. Un regard critique, sincère et authentique.
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Petitgolem13




Je ne peux parler du scénario, mais je suis un peu repoussé par le graphisme pas très attractif et le choix bicolore terne ! Dommage car c’est peut-être intéressant mais je ne suis déjà pas convaincu par l’attitude caricaturale du coach sur l’extrait !