Tristan et Iseult T01

Le château de Tintagel

Scénario : Clotilde Bruneau
Conçu et écrit par Luc Ferry
Dessin et storyboard : Giuseppe Baiguera
Colorisation : Scarlett Smulkowski
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 4 septembre 2024
Genre : docufiction, histoire

« Ce nom évoque la tristesse de sa naissance, pas de son avenir. Tristan portera en lui l’amour de sa mère, mais aussi la souffrance de sa perte.  »

Présentation de l’éditeur :

Aux origines de l’amour courtois.

Orphelin, Tristan de Loonois, fils de Blanchefleur, porte un nom empreint de tristesse. Élevé par des servantes au château, il est initié très tôt à tous les arts de la guerre. Mais sous la menace du duc Morgan, le jeune Tristan est contraint de fuir ses terres. Il trouvera refuge au sud de l’Angleterre, au château de Tintagel où son oncle le roi Marc l’accueille. Une fois à la cour, Tristan va montrer ses nombreux talents et devenir rapidement le favori du roi. Quand l’heure vient pour ce dernier de s’acquitter d’une terrible donation au roi d’Irlande, Tristan s’interpose. Continuer à livrer des jeunes gens comme tribut au seigneur irlandais est un prix trop élevé ! Pour mettre fin à ce calvaire, le jeune homme devra se montrer vaillant en affrontant le monstrueux Morholt, frère d’Iseut, la reine d’Irlande. Élevé au rang de chevalier pour l’occasion, il va par ce biais accomplir son premier exploit. Grâce à cet acte héroïque, le destin va bientôt mettre sur sa route la belle Iseult… Après Lancelot, cette nouvelle épopée médiévale nous invite à redécouvrir le mythe fondateur de l’amour courtois. Une aventure extraordinaire pour une saga en cinq volumes. Ce premier album nous invite à explorer l’enfance du héros et ses origines avant la rencontre avec Iseult.

Mon avis :

Encore un récit moult fois adapté, dont un film avec James Franco et Sophia Myles (et même Henry Cavill, pour vous mesdames… même si je ne me souviens plus de son rôle dans l’histoire). Une romance tragique qui n’a rien à envier à Roméo et Juliette, mais dont la narration reste trouble et incertaine. De quoi se dire que même si on pense connaître quelque-chose, ses origines sont parfois bien mystérieuses. Ce qui est le cas de cette légende si on se fie à l’analyse de Luc Ferry dans sa partie documentaire en fin d’album.

Premier tome d’une saga en cinq volumes, “Le château de Tintagel” reprend l’enfance de Tristan, de sa naissance à son exil en passant par son lien de parenté avec le roi Marc. Clotilde Bruneau, ayant de la marge avec quatre autres titres à venir, peut s’attarder sur les valeurs et l’éducation de l’époque. Tristan est fils de grand seigneur, c’est donc tout naturellement qu’il doit apprendre les rudiments de la guerre et de la gestion d’un domaine.

Nous sommes encore bien loin de rencontrer Iseult qui n’apparaît à aucun moment dans cet album. Le symbole de l’amour revient aux parents de notre héros, avec une belle romance et une fugue nuptiale. Tandis que notre expatrié joue la carte de la valeur et du mérite sans dévoiler à son oncle son identité, afin de se hisser comme chevalier grâce à sa personnalité et ses atouts que par sa lignée. Ce qui lui vaut de belles éloges !

Louanges qu’on peut également transmettre à Giuseppe Baiguera dont le style classique rend hommage à la période médiévale. Des scènes de vie riches en détails, des visages expressifs, avec des traits fins, sans surcharges de rides d’expression, ni de fadeur pour les femmes qui sont, chez d’autres artistes, trop lisses à tout moment. Vivement la suite du coup, avec un combat digne de David contre Goliath dans “Tristan et Iseult” tome 2 sur 5 !

ShayHlyn.

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