Scénario : Jean-Charles Gaudin
Dessin : Steven Lejeune
Éditeur : Glénat
Pages: 56
Date de sortie : 06/09/23
Genre : 2ème guerre mondiale, Alimentation, Résistance, Saga Familiale
« Au nom du pain, le passé finirait par nous rattraper. »
Résumé de l’éditeur:
La recette de la résistance.
Durant la Seconde Guerre mondiale, deux familles de boulangers se sont installées dans un même village occupé par les soldats allemands : les Martineau et les Durand. Depuis que son mari a disparu au combat, Marguerite Martineau continue de s’occuper de la boulangerie avec ses deux enfants, Marcelin et Monique. Prête à tout pour faire fuir l’ennemi et venger son mari, elle a mis en place avec son fils Marcelin, un système ingénieux pour faciliter le réseau de communication de la Résistance : cacher des messages dans le pain ! Mais quand le corps du lieutenant Feldberg est retrouvé sans vie par les Allemands, la tension monte d’un cran au village. En représailles, l’ennemi redouble de vigilance et instaure un climat de terreur en traquant le moindre mouvement suspect dans l’espoir de découvrir ce qui se trame juste sous ses yeux. Pour soutirer des informations, les soldats multiplient les interrogatoires et se rapprochent des Durand. Peut-être que la concurrence pourrait leur être utile… Marguerite sent bien qu’elle et sa famille courent un grand danger. Cette situation insoutenable ne peut plus durer… à l’approche des alliés, la peur va changer de camp !
La trilogie Au nom du pain intensifie sa dramaturgie autour d’un aliment simple et essentiel : le pain. Ce deuxième tome clôt le premier cycle qui raconte les années de guerre, l’occupation Allemande et l’organisation de la Résistance. Une forte tension rythme ce récit prenant et surprenant. Une saga familiale historique documentée qui amène un vent de fraîcheur au genre, notamment grâce à l’influence du cinéma de Tarantino, Hitchcock et De Palma.

Mon avis:
Si vous voulez relire le résumé ou mon avis du premier tome je vous invite à cliquer sur ce lien : Au Nom Du Pain – T.1 Marcelin
Le récit s’intensifie dans ce tome 2 ainsi que la peur et la haine. Le lieutenant Feldberg était un enfant de cœur comparé au lieutenant Haurmann, un nazi pur et dur à la recherche des résistants. Il n’hésite pas à tuer, torturer des innocents de tous âges pour les débusquer. Bien entendu, il s’intéresse à la famille Martineau que l’ancien lieutenant fréquentait. Il est persuadé que l’attachement du lieutenant pour Marguerite n’est pas à l’origine de son meurtre.
Ce tome deux est aussi axé sur la famille Durand et plus particulièrement Marie, la fille de Mme Durand qui fréquente Marcelin, le fils de la rivale. Les deux familles vont-elles s’unir pour affronter l’adversité ? Vont-elles mettre leurs rancunes et rivalités de côté ? Rien n’est moins sûr… Par contre, ce qui est sûr, c’est que l’étau se resserre et que très bientôt il va falloir faire des choix. Les Alliés sont proches et vont débarquer, il faudra se serrer les coudes pour échapper aux nazis.
Cet album est angoissant, le danger est proche si proche, les événements se bousculent et créent une tension latente. On sent que le dénouement de la guerre est proche sans vraiment savoir si nos protagonistes s’en sortiront indemnes. Le graphisme est toujours aussi surprenant avec ces jeux d’ombres et bien entendu le pain reste au centre du récit et relie le tout. C’est vraiment une belle découverte dont j’attends le final avec beaucoup de curiosité.
Sandra/ Ithilwen







On attend donc la prochaine fournée. Prévu en 3 tomes ?
En effet, il y aura un tome 3.