Le Ciel pour Conquête

Autrice : Yudori
Éditeur : Delcourt
336 pages
Date de sortie : 5 octobre 2022
Genre : tranche de vie, contexte historique

« Elle avait regardé la terre. Les hommes s’en étaient emparés. Elle avait regardé la mer. Les hommes l’avaient prise aussi. Alors, Amélie avait levé son regard vers le ciel. »

Présentation de l’éditeur :

Deux jeunes femmes que tout oppose partent ensemble à l’assaut des cieux. Premier roman graphique bouleversant de la coréenne Yudori.

Amélie est une jeune catholique mariée à Hans, marchand de la bonne société hollandaise de ce milieu de seizième siècle. Une vie d’humilité qui ne sied guère à son caractère rebelle et fantasque, et qui bascule quand Hans rapporte une jeune esclave venue des pays lointains. Lentement, les deux femmes vont nouer une relation fusionnelle qui va toutes les deux les libérer…

Le ciel pour conquete_Yudori_Delcourt_extrait

Mon avis :

Voilà un ouvrage engageant d’entrée de jeu. À l’instar des romans reliés, la couverture est cartonnée, épaisse avec du tissu sur la tranche. Même une ficelle marque page intensifie l’aspect roman de collection. En couverture : deux femmes au graphisme asiatique… C’est que l’autrice est Coréenne. Yudori a voulu, avec « Le Ciel pour Conquête », dépeindre la vie des femmes au XVIe siècle en Europe, plus précisément en Hollande.

À cette époque, les épouses doivent juste entretenir la maison, chérir leurs époux, les satisfaire et leurs faire des enfants… des mââââles de préférence. C’est donc le sort réservé à Amélie. Une existence qui ne lui plait absolument pas, elle qui aime lire, les sciences et même s’adonner à quelques expériences en secret… Parce que quand un homme fait des expériences, c’est pour la science. Si une femme en fait, c’est de la sorcellerie !

Si déjà la jeune femme vivait bon an, mal an avec un mari qu’elle subissait plus qu’elle n’aimait, le voir arriver avec une maîtresse venue des terres inconnues de l’ouest n’a fait qu’attiser la rage en elle, au point de persévérer dans ses entreprises pour créer une machine volante, quitte à contrarier ce mari sans gêne.

C’est dans ce contexte que les deux jeunes femmes vont étrangement se rapprocher et se lier d’amitié malgré la barrière de la langue et de la culture, sans compter ce mari entre les deux qui n’arrange en rien la situation. Une histoire qui aurait pu être vraie, une aventure qui aurait pu être attribuée à de grands noms féminins de la science et de la culture. Des femmes réduites au silence, parfois même spoliées et enfermées à demeure pour se cantonner à leur rôle et rien de plus…

Un univers que Yudori a su magistralement bien mettre en avant avec l’histoire d’Amélie et de son étrange amitié avec la maîtresse de son époux. Un dessin classique, dans le style manga, qui ne manque pas de détails et de précision, notamment dans les objets mécaniques comme le moulin du village ou le mécanisme d’une montre de l’époque. Très intéressant à lire !

ShayHlyn.

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