Silence Radio

36 mois pour me relever d’un AVC

Scénario : Xavier Bétaucourt & Bruno Cadène
Dessin : Olivier Perret
Éditeur : Delcourt
120 pages
Date de sortie : 23 mars 2022
Genre : biographie, société, santé, médecine.

« Je ne regarde pas vers le passé en pleurant, il ne m’intéresse pas et je n’ai pas que ça à faire. Il faut que j’apprenne à vivre et il faut que j’apprenne avec un corps au ralenti. Ça prend du temps, cette connerie ! »

Présentation de l’éditeur :

Comment reprendre une vie normale après un AVC ? Suite à son accident, Bruno Cadène se bat au jour le jour, mû par un désir puissant : retrouver sa place au sein de la rédaction de France Culture…

Un soir de février, la vie de Bruno Cadène bascule : il est victime d’un AVC. À 54 ans, le journaliste doit réapprendre à marcher, à parler… Kinés, orthophonistes, neurologues et spécialistes se succèdent. Galina, son épouse, semble parfois découragée par la faiblesse de ses progrès. 36 mois d’acharnement, jusqu’à la victoire : son retour au travail.

Silence Radio_36 mois pour me relever d-un avc_Xavier Betaucourt_Bruno Cadene_Olivier Perret_Delcourt_extrait

Mon avis :

Difficile d’imaginer ce qu’on ressent quand on fait un AVC. Certes, on a les témoignages d’une connaissance qui connait quelqu’un, qui connait quelqu’un… ou encore dans les séries médicales à la TV, mais en vrai : si on ne l’expérimente pas – et je ne le souhaite à personne – on ne peut pas vraiment comprendre. C’est pourtant ce que cherche à exprimer Xavier Bétaucourt en retraçant le parcourt de Bruno Cadène.

Survivre à un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), c’est un véritable parcours du combattant ! Les auteurs, dont le héros de cette biographie, avec le dessin réaliste (simpliste ?!), aux teintes légères, pastellisées et un peu glauques sur du papier mat d’Olivier Perret, parviennent à inclure le lecteur dans ce combat de tous les jours. Les pensées de Bruno Cadène touchent la corde sensible en révélant combien des choses normales deviennent des épreuves qui ressemblent au Mont Everest. Parler, ne fusse que dire « bonjour », lever le petit doigt, marcher… Imaginez faire une promenade de 3 heures là où le même trajet vous prenait 20 minutes avant le drame !

Puis, il y a l’entourage… Si c’est déjà pénible pour la victime de ce coup du sort, les proches en pâtissent également. Se sentir impuissant face à la détresse de l’être cher, vouloir aider mais ne pas voir les progrès tant ils sont petits. Galina a connu son mari prolixe en paroles – normal pour un journaliste – et du jour au lendemain : plus un mot. Au bout de plusieurs mois d’acharnement, à peine quelques bégaiements. Et ce fichu bras droit qui ne bouge pas d’un iota ! Ces peurs incontrôlées de Bruno qui refuse d’être enfermé – dans les toilettes par exemple – ou dans le noir. Parce qu’il aurait pu y rester à cause du verrou de sa porte fermée. Parce qu’il a vécu l’obscurité comme une prison.

Alors on se dit « merde » et si ça m’arrivait. Et si ça arrivait à quelqu’un que j’aime… et on se dit que « Silence Radio », c’est quand même une belle preuve d’espoir, de combativité et de détermination. Ce fut pénible, mais Bruno Cadène a réussi à retrouver une place à la radio, sa passion. Il marche. Ce n’est pas un marathonien, mais il se déplace seul. Il parle, il communique. Il vit !

ShayHlyn.

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