Nous étions trois

Autrice : Naomi Reboul
Éditeur : La Boîte à Bulles
53 pages
Date de sortie : 19 avril 2022
Genre : biographie, drame, société, PMA, homoparentalité, LGBTQ+

« C’est comme couper une jambe à quelqu’un et lui interdire de boîter. »

Présentation de l’éditeur :

Séparée de sa compagne, Naomi Reboul est désormais sans nouvelles de sa fille. À travers une série d’extraits d’attestations de témoins, elle livre un témoignage poignant…

En 2018, désirant un enfant, Naomi et sa compagne Marie ont recours à la PMA. Marie portera l’enfant. Neuf mois plus tard, Coline verra le jour.

À mesure que la petite fille fait ses premiers pas dans le monde, Naomi découvre les joies d’être maman. Quelques années plus tard cependant, elle et Marie se séparent. Malgré tout, les deux femmes entretiennent des rapports cordiaux et partagent la garde de Coline.
L’attitude de Marie à l’égard de son ex-compagne va pourtant changer : le temps que Naomi passe avec Coline ne dépend plus que de son bon vouloir à elle, la mère biologique. Enfin, la décision est prise : Marie veut repenser les modalités de la garde.

S’il est alors de plus en plus difficile pour Naomi de voir sa fille, cela lui sera bientôt impossible. Sans même l’avoir concertée, Marie a radié Coline de l’école et déménagé… Le tout en l’espace de quelques jours.

Aujourd’hui, Marie vit à 250 kilomètres.

Depuis le mois de novembre 2021, Naomi est sans nouvelle de sa fille…
Par l’intermédiaire d’extraits d’attestation de témoins, Naomi Reboul livre un témoignage glaçant, le cri du cœur d’une mère face à l’insoutenable : l’amour d’un enfant refusé, une parentalité bafouée…

En lecture gratuite jusqu’au 19 juin 2022.

Mon avis :

Quand on lit le résumé de La Boîte à Bulles, tout est dit si ce n’est le sentiment d’inachèvement de l’ouvrage, à l’instar de cette vie gâchée. Sur fond de dessins réalistes, comme croqués sur des photos extraites d’un album souvenir, en noir et blanc, on lit des témoignages. Souvent brefs, quelques lignes, d’un ami, un proche, un voisin, … le corps enseignant également, des médecins. Tout pour attester que Naomi est une bonne mère pour la petite Coline. Hélas, elle est issue d’une PMA accordée à un couple de lesbiennes (Procréation Médicalement Assistée).

Dans le fond, permettre à deux femmes d’avoir leur enfant est un bienfait, mais tellement mal encadré. En effet, Naomi est l’autre, la compagne de la mère biologique. Génétiquement, elle n’a aucun lien avec l’enfant, seul l’amour et les liens tissés avec la petite Coline font foi. Ce qui n’est pas suffisant pour faire valoir ses droits une fois que Marie, son ex-compagne, décide de rompre tous liens avec Naomi. Elle part à 250km sans prévenir, juste un texto disant qu’elle est partie et ne veut plus d’elle dans leur vie, à elle et Coline.

Mais Naomi, Naomi Reboul l’autrice, est tout autant sa mère ! Elle ne lui a peut-être pas légué la couleur de ses yeux, ni tel ou tel grain de beauté, mais Naomi lui a donné l’amour, lui a appris à parler, à manger, … Elle lui a fait découvrir le monde, en promenades à pied ou en vélo, elle l’a accompagnée à l’école, chez le pédiatre, dans le monde !

Alors même si artistiquement, en tant que BD à proprement parlé, la mise en forme n’interpelle pas : le fond, accompagné d’un très agréable graphisme, vous happe dans l’espoir que mère et fille seront bientôt réunies malgré l’absence d’ADN en commun : une mère aimante reste une mère, envers et contre tout !

ShayHlyn.

PS : je ne peux noter cet ouvrage aux vues de son contexte. Je ne peux qu’envoyer toutes mes ondes positives à cette maman.

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