Le Livre des Sorcières T01&T02

Autrice : Ebishi Maki
Éditeur : Glénat
242 pages
Date de sortie : 2 mars 2022
Genre : Seinen, ésotérisme, Histoire, bio-fiction, aventure.

« As-tu déjà chuté en trébuchant sur un caillou ?
Oui… plusieurs fois.
Si je te dis qu’à chaque fois, c’est moi qui t’ai jeté un sort… que penseras-tu la prochaine fois que tu te casseras la figure ? »

Présentation de l’éditeur :

Seul le bûcher attend les possédées.

Jean Wier est un personnage historique, médecin et opposant à la chasse aux sorcières. C’est son histoire que nous suivrons dans ce très beau seinen en 3 tomes, pour explorer le Moyen Âge avec ses sorcières, ses loups-garous, la peste et le combat sans fin contre l’obscurantisme. Ebishi Maki retranscrit avec élégance cette période historique à travers des épisodes qui ont marqué la vie de son personnage principal. Entre récit historique, conte horrifique et enquête policière, vous serez vite happés par la vie passionnante de Jean Wier !

Le livre des sorcieres_T01_T02_Ebishi Maki_Glenat Manga_extrait

Mon avis :

Voilà un ouvrage qui a fait son effet en arrivant chez moi. Imaginez : une boîte cartonnée dont l’impression imite un coffret en bois ancien. En l’ouvrant, des feuilles promotionnelles ressemblant à des parchemins et les deux premiers tomes de ce triptyque. Ouvrages au papier fin, délicat… on en serait presque triste que les pages soient dans un blanc immaculé tant on a l’impression d’être face à un récit d’époque. Et quelle époque ! La première date qui apparaît est l’année 1551, au Moyen-Âge, au cœur de l’Europe en proie avec les chasses aux sorcières…

De son aveu, Ebishi Maki voulait au départ écrire une fiction de Fantasy inspirée, comme beaucoup, du vieux continent. Mais à force de faire des recherches, des lectures diverses et variées : voilà que la fiction s’est mêlée à la réalité… à l’Histoire ! C’est ainsi que, tout naturellement, l’autrice a pris Jean Wier comme héros. Médecin ambitieux, formé par une non moins grande célébrité en la personne Heinrich Cornelius Agrippa : ils furent, à eux deux, les plus fervent défenseurs des sorcières en prônant qu’une partie des accusées étaient en vérité malades. C’est d’ailleurs pourquoi, contrairement à son mentor dont la foi était souvent à la limite de l’hérésie, Jean Wier fut reconnu, plus tard, comme le père de la psychiatrie !

Mais revenons-en à nos moutons sorcières. Si le premier tome commence en 1551, on finit rapidement par remonter le temps, à l’enfance de Jean et sa rencontre avec la sorcellerie comme source de maladie. Ce dont il sera témoin aura un tel impact – la mise à mort d’une amie accusée de sorcellerie – qu’il traînera ses cauchemars et sa culpabilité tout au long du récit. Un trouble qui l’emmènera auprès d’Agrippa pour en devenir son élève. Avec lui, il découvrira les ravages de la peste, l’hypocrisie académique des médecins ayant fuit le danger et l’obscurantisme infligé par l’Église et l’Inquisition.

De quoi remettre en question toutes les croyances, de tous lieux et de toutes les époques ! Un scénario rondement mené et un graphisme… aussi délicat que le papier sur lequel il est imprimé. Des traits fins, des visages expressifs, des tenues et décors sortis de l’Allemagne du Moyen-Âge et des représentations de gravures d’époques pour authentifier encore davantage les propos de l’autrice. Les loups-garous, les sorcières et autres croyances n’ont qu’à bien se tenir face à Jean Wier dans le troisième et dernier tome !

ShayHlyn.

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