Kessel La naissance du Lion.

Scénario: Cyrille Charpentier.
Dessin : Jörg Mailliet.
Éditeur : Les arènes BD.
Sortie : 28 avril 2022.
208 pages
Genre : guerre, aventure, biographie.

«Sous le vernis de l’aventure, j’ai vu les gosses qui grouillaient de vers, les mères syphilitiques et les rues jonchées de merde. »

Le résumé éditeur.
Juif d’origine russe, Kessel s’engage à 18 ans dans l’aviation française pour combattre l’armée allemande. En 1918, il part en mission à Vladivostock pour former l’armée blanche. Cette première aventure va créer la légende Kessel. Dans le froid sibérien, il croise la Légion tchèque, des bandits cosaques, la mafia chinoise esclavagiste, le frisson du danger… mais aussi de nombreuses bouteilles de vodka, la musique tzigane et l’amour.
De cette expérience, il tirera l’un de ses romans les plus forts : Les Temps sauvages. Un voyage initiatique où la guerre est un personnage à part entière. Ce récit hallucinant est à l’image de la vie de Joseph Kessel. Kessel a laissé une trace inouïe avec Le Lion, L’Equipage, Fortune carrée, L’Armée des ombres… Il participa à la création de Détective tout en étant proche de Gaston Gallimard. Il co-écrit « Le Chant des partisans » avec son neveu Maurice Druon.
Lui, l’immigré russe, juif de surcroît, entrera même à l’Académie française.

Mon avis.
Je dois l’avouer, je ne connaissais pas le gaillard ! Je ne m’explique d’ailleurs pas ce manque à ma culture car il a marqué le monde de la littérature avec de nombreux titres. Je ferai 5 Pater et 10 Avé pour me faire pardonner !
A la lecture du synopsis, je pars sur un avis très favorable concernant cette biographie en BD divisée en plusieurs chapitres sur sa vie trépidante. La partie sur son périple à Vladivostock en 1919 me faisait déjà saliver d’avance.
Au début de chaque chapitre, on a droit à un texte explicatif qui raconte ce qui sera narré en BD… ouille, l’effet de la découverte en prend un coup, je décide vite de bypasser ces textes.
Ensuite, je trouve que les dialogues manquent vraiment de mordant pour un personnage si haut en couleur. Bref, je décroche et je me retrouve comme simple spectateur de multiples beuveries et de situations vite expédiées. La narration est trop rapide, on n’a pas le temps de s’attacher à un protagoniste qu’on passe déjà au suivant. On sent bien l’admiration des auteurs pour Kessel mais ça n’a pas fonctionné chez moi. Le trait de Maillliet très « Hugo Praatien » colle parfaitement à ce genre d’aventurier. On pourrait presque deviner un « Corto » surgir d’ un recoin de cette BD. Une mention spéciale pour la partie que se déroule autour de la gare de Vladivostock qui est très bien rendue, un vrai cauchemar !
Sur le dossier de presse , on peut y lire que Kessel a laissé une trace immense dans l’histoire de la littérature, cette BD qui suit ses pas en laissera nettement moins.

Samba.

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