Bons baisers de Limón  

Auteur : Edo Brenes
Éditeur : Casterman
280 pages
Date de sortie : 8 septembre 2021
Genre : Roman graphique, tranche de vie, intimiste, famille.

« VIRGILIO ? VIRGILIO ET TOI, VOUS … ?
– Je suis désolée… Je suis tellement désolée.
DÉSOLÉE, C’EST TOUT CE QUE TU TROUVES À DIRE ? Tu viens de m’arracher le cœur et tu es… désolée ? Eh bien, merci pour ta sollicitude ! »

Présentation de l’éditeur :

Un premier roman graphique à la fois mémoriel et universel !

De retour chez sa mère, au Costa Rica, un jeune étudiant s’empare d’une boîte de photos anciennes. En fouillant dans les clichés des années 1940, 1950 et 1960, et en interrogeant les témoins de ce passé, il retrace une histoire familiale secrète, nouée autour d’un triangle amoureux entre une jeune fille et deux frères. Les zones d’ombre se combinent avec les lumières de la ville portuaire de Limón sur la côte caraïbe, la nostalgie avec la violence.

Dans ce premier roman graphique inspiré par sa propre histoire familiale, Edo Brenes construit un récit d’une grande maîtrise, dans lequel les dialogues et les dessins des photos originales se combinent pour tisser une habile narration entre passé et présent.

Bons baisers de limon_Casterman_Edo Brenes_extrait

Mon avis :

Tout commence avec un arbre généalogique sur le rabat de la couverture. Ramiro, alias Edo Brenes l’auteur, nous entraîne dans un défilé d’histoires remontant parfois jusqu’à la base de cet arbre avec son arrière-grand-mère Virginia. Mais les véritables héros de son récit familial : c’est surtout son grand-père Virgilio, son oncle Osvaldo et sa grand-mère Rosario.

Virgilio fut longtemps la coqueluche de Limón grâce au football. Mais ce qui sera le fil conducteur des souvenirs rédigés par Edo Brenes, ce sont les liens forts entre ces trois protagonistes. Comment le couple idyllique qu’auraient pu former Osvaldo et Rosario a échoué ; comment Virgilio, tombeur de ses dames, a fini par épouser Rosario alors enceinte ; comment le cadet des deux frères a perdu sa main… Et surtout : comment tout ça était perçu dans la ville et au sein de la famille.

Bons baisers de limon_Casterman_Edo Brenes_extrait2

Les photos qui parsèment cet ouvrage, permettent non seulement d’imaginer ce passé révolu, mais également d’élargir les horizons du lecteur en s’attardant sur d’autres événements, d’autres personnes que la famille de l’auteur. On découvre ainsi un groupe de jeunes filles flânant à bicyclette ou au bord de la mer, l’évolution de la vie au Costa Rica de l’après-guerre à ce jour, tout en restant concentré sur ce petit coin de paradis qu’est Limón.

Edo Brenes nous emmène donc non seulement dans les souvenirs intimistes de sa famille, mais aussi vers un dépaysement total sur ce sable fin, ces jeunes femmes en maillot de bain, ces vélos, ces gamins qui jouent au ballon dans les rues, ces palmiers et ces petites bicoques où résident encore des personnes âgées.

Le dessin est également intime, à la fois simple mais malgré tout étudié. Des planches découpées de façon aléatoire pour quitter les sentiers battus des bandes-dessinées traditionnelles pour en faire une sorte de scrapbooking à la sauce Brenes. Avec une colorisation tout aussi variable que le découpage. Tantôt chaleureuse, tantôt terne ; monochrome ou avec des touches de couleurs entre le noir et le blanc… une approche donc personnelle sur un thème qui l’est tout autant.

ShayHlyn.

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