Histoire et destins T1: Le garde du corps de Massoud

Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessin : Renato Arlem
Éditeur : Delcourt
xx pages
Date de sortie :  2 juin 2021
Genre : histoire contemporaine

 


« J’atteste qu’il n’y a de Dieu que Dieu et que Mahomet est son prophète. »

le garde du corps de Massoud-delcourt

Présentation de l’éditeur

Nikolaï Bystrov, soldat de l’armée soviétique, arrive en Afghanistan en 1983. Il n’a alors que 19 ans. Quelques mois plus tard, il est fait prisonnier par les rebelles afghans et persuadé que son sort est scellé. Mais par un extraordinaire coup du destin, Bystrov va gagner la confiance indéfectible du commandant Massoud, allant jusqu’à devenir son garde du corps personnel. Commence alors pour le jeune russe une incroyable mais tragique odyssée qui bouleversera ses convictions, ses croyances et son existence à tout jamais.

Mon avis

A travers l’histoire de ce soldat soviétique, enrôlé presque de force pour combattre dans une contrée lointaine et pour des raisons futiles, le récit nous fait revivre ou connaître la tragédie de l’Afghanistan, pays toujours en guerre aujourd’hui, souvent dominé par des imbéciles à la botte des russes, puis des occidentaux ou par des fous homicides talibans. 

Massoud - delcourt

En même temps que le destin du soldat Nikolaï Bystrov, nous faisons mieux connaissance avec le commandant Massoud, un homme pur aux croyances simples qui se battit contre l’invasion soviétique, contre d’autres factions armées afghanes et contre l’islamisme taliban afin de défendre l’intégrité de son pays. Massoud finira assassiné par des kamikazes talibans, deux jours avant l’attentat du World Trade Center qui mit fin aux faux rêves de toute puissance américains. Le récit est basé sur une interview de Lasha Otkhmezuri, ancien diplomate, journaliste et spécialiste de l’armée rouge et ses actions (en fin d’album, un dossier de 4 pages de cet auteur nous explique le bourbier afghan des soviétiques). Pécau, à travers le vécu du jeune soldat soviétique et son attachement à son géôlier dont il deviendra – par conviction – le garde du corps, brosse un portrait parfait de la situation de l’époque. Le dessinateur Renato Arlem, dont l’art réaliste est proche du reportage photographique, apporte la touche finale à cet album, premier d’une série consacrée au destin de personnes ayant vécu un conflit. A suivre donc et avec plaisir !

JR

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