Jukebox MOTEL – La mauvaise fortune de Thomas Shaper

Scénario : Tom Graffin
Dessin : Marie Duvoisin
Éditeur : Grand Angle
56 pages
Date de sortie : 28 avril 2021
Genre : Roman graphique


« L’indamour, l’argent… Tout pour être libre… et heureux. Alors pourquoi cette impression d’être piégé ? »

Présentation de l’éditeur


1967. Thomas Shaper est sur le point d’abandonner la peinture quand une de ses toiles, remarquée par Andy Warhol, se vend une fortune. Devant ce succès démesuré, le peintre perd pied. Sur un coup de tête, il part pour la Californie où il rencontre Johnny Cash, lui aussi en plein doute. Écrasé par la gloire, le légen-daire artiste country confie au peintre qu’il n’aspire qu’à une chose : trouver un « diable d’endroit », comme il l’appelle, où il pourrait enfin trouver la paix intérieure. Dès lors, Thomas fait de la recherche de ce lieu sa propre quête…  

 

Mon avis

Si je vous dis que j’ai lu le premier tome de ce diptyque en pensant qu’il s’agissait d’un « one shot » (désolé pour l’anglicisme… ), vous allez sans doute vous moquer de moi, et vous aurez raison. En revanche, vous comprendrez mieux mon étonnement quand, au fil des pages d’un scénario plutôt bien ficelé, je me demandais comment les auteurs allaient pouvoir résoudre cette intrigue et refermer les nombreuses portes ouvertes avant que je ne referme la BD faute de pages supplémentaires… Notamment sur la fin, quand l’action semble prendre un tournant des plus surprenants…

Bon, je vous rassure, cela ne m’a pas gâché le plaisir tant cette adaptation d’un roman sorti en 2016 est captivante autant sur le fond que sur la forme.

La forme, d’abord. J’avais déjà beaucoup apprécié le travail de Marie Duvoisin sur Nos embellies et je suis à nouveau impressionné par la justesse de son trait, son sens du mouvement, des cadrages, ou encore de l’humanité qui se dégage de ses personnages. Les décors sont également d’excellente facture et je ne vous parle même pas du choix et du traitement des couleurs, toujours très à propos et techniquement parfaits.

Pour ce qui est du fond, cette histoire d’amour, car c’en est une c’est sûr, mon instinct ne me trompe pas, interrompue par la mauvaise fortune de Thomas Shaper, est pleine de facettes aussi différentes qu’intéressantes. Des sujets sensibles tels l’exode rurale, les relations à distance, la reconnaissance des artistes, la marchandisation de l’art ou encore la pression médiatique sont abordés de manière juste et nuancée pendant que notre protagoniste se débat à travers son existence chaotique.

Et comme le tout se termine sur un « cintre de falaise » pour le moins inattendu, je vous avoue que je vais surveiller de très près la sortie du second tome de cet excellente adaptation.

Vivement le deuxième tome !

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Odradek

2 commentaires sur “Jukebox MOTEL – La mauvaise fortune de Thomas Shaper

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  1. Très tentant 🙂 hésites pas à venir faire un tour sur mon site Intel-blog.fr et à t’abonner si ça te plaît 😀

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