Le Dalida Noir

Auteur : Tra’b
Éditeur : éditions Lapin
112 pages
Date de sortie : 25 juin 2021
Genre : humour noir, crime.

« Ça a fait SPLASSH !!! »

Présentation de l’éditeur :

Attention. Ce livre est une retranscription des enregistrements audio de Jean-Jacques Bichon, détective privé qui mena l’enquête sur le meurtre de -confidentiel- autrement appelé « Le Dalida noir ». Le document que vous allez découvrir n’a en aucun cas été modifié, censuré ou romancé par -confidentiel-. Le procès étant en cours, merci de ne pas le divulgâcher à votre entourage, notamment à votre -confidentiel-.

Le Dalida Noir_editions Lapin_Tra-B_extrait

Mon avis :

J’avais un vague, pas trop mauvais, souvenir d’une précédente publication de Tra’b : « Le petit livre rose d’un serial-killer », une idée un peu loufoque de vouloir devenir tueur en série tout en retranscrivant ses exploits dans un journal. Ici, l’idée est la même, sauf que le héros veut devenir détective privé.

Ce que j’avais oublié, par contre, c’était la propension de l’auteur à user et abuser des grossièretés. Mes pauvres yeux… J’ai compté pas moins de 45x l’insulte « putain » (sauf erreur de calcul) sans compter les autres mots du même acabit, soit une moyenne de 1 toutes les 3 pages, rien que pour celui-là… ça fait beaucoup. Voire même beaucoup trop quand on se retrouve à lire les comptes-rendus d’enregistrements de notre apprenti détective privé.

On peut aisément comprendre l’envie non dissimulée de ses parents de le voir enfin quitter le nid. Il faut dire qu’à 45 ans, ça ne serait pas trop tôt… Mais reprenons : J.J. Bichon a décidé, à force d’être un chômeur endurci squattant sa chambre d’adolescent malgré les provocations acerbes de ses parents pour qu’il parte, de devenir détective à son compte. Un métier qui nécessite rigueur et… un dictaphone.  Celui-là même qui aurait servi à réaliser ce petit livre noir qui donne relativement mal à la tête…

Le Dalida Noir_editions Lapin_Tra-B_extrait2

Bien que l’idée soit intéressante de prime abord, le déroulement des faits, quant à lui, relève d’un humour hautement personnel de Tra’b qui ne fera rire qu’une poignée de personnes, je le crains. Des gens qui, à l’instar de Phiip « qui est juste le seul capable d’éditer un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) comme celui-ci » (Tra’b dans ses remerciements), gravitent dans le même univers psychédélique.

Bichon, après quelques tentatives rocambolesques de percer dans le métier, se retrouve non seulement le seul témoin – complètement ivre – d’un meurtre sanglant avec une victime coupée en deux comme le célèbre Dalhia noir dont cet album est la parodie, et en même temps le seul enquêteur pour retrouver le meurtrier du sosie noir de Dalida. Une enquête qui aurait pu être rapidement élucidée, mais qui nécessitera l’aide d’une adolescente rebelle qui relève un peu le niveau d’intelligence des protagonistes lubriques rencontrés au fil des pages.

Autant dire que je compte bien me rincer les yeux à l’eau de javel (ça faisait longtemps, ça) et tenter d’oublier cet album dont l’humour me passe au-dessus de la tête, mais vraiment très haut… à des millions d’années lumières par-dessus mes cheveux hérissés par tant d’absurdité qui trouvera, peut-être, allez savoir, un public.

ShayHlyn.

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