Airborne 44 T9 : Black Boys


Auteur : Philippe Jarbinet.
Editeur : Casterman.
Sortie : 7 avril 2021
64 pages.
Genre : guerre.

« Il n’y a qu’ici que c’est légal, voire encouragé. Tu butes un gars, on te donne l’absolution. Tu en butes dix, on te file une médaille.»

Le résumé éditeur.

Alors que Nice est libérée en août 1944 et que la fête bat son plein dans la ville du sud de la France, deux soldats sont amenés à se rencontrer. La liesse conduit Virgil, un jeune afro américain, vers les bras d’une jeune infirmière blanche. Ceci n’est pas pour plaire à un autre soldat Jared, qui ne voit pas d’un bon œil ce rapprochement entre un noir et une blanche. Passé à tabac, le jeune homme devra pourtant dans le futur se battre au côté de Jared.
Ainsi, deux mondes se confrontent et ne sont pas aussi manichéens qu’ils en avaient l’air à l’origine.

Mon avis.

Ne faisons pas durer le suspense, cet album est tout simplement admirable. Déjà, le duo (très antagoniste) que l’on suit dans ce tome 9 fonctionne parfaitement. D’un côté, un soldat noir servant dans l’artillerie sur les traces de son paternel et de l’autre, un sudiste red neck clairement raciste. Il faut dire que la ségrégation dans l’armée de l’oncle Sam était bien ancrée dans les mœurs. Il n’empêche que via un scénario très bien amené, on s’attache à ces deux bougres pris dans la tempête de la bataille des Ardennes. L’histoire est bien entendu romancée avec comme à son habitude des faits bien réels comme le massacre des onze soldats noirs américains du 333th Field Artillery Battalion qui ont été exécutés après avoir été torturés par des soldats allemands. Si vous vous baladez du coté d’Amel, n’hésitez pas à visiter le monument qui rend hommage à ces hommes venus défendre notre liberté.
Ce qui m’a le plus frappé dans cet album, c’est la justesse des paysages des Ardennes en période hivernale. De grandes forêts d’épicéas entrecoupées de routes forestières débouchant sur une vallée escarpée ou sur une plaine avec un petit hameau au bout. On ressent bien que Jarbinet est du coin car ça ne s’invente pas ce genre de décor. Une mention spéciale à la colorisation, du grand art. Un auteur qui s’explique en fin d’album avec une postface très intéressante, qui explique sa démarche presque depuis ses débuts. Je serai presque partant pour généraliser cette démarche car on regarde d’un autre œil l’ouvrage qu’on vient de lire.
Voilà donc un album des plus aboutis de la série par sa structure, son sujet et ses propos. On touche à l’excellence !

Sambalabris.
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3 commentaires sur “Airborne 44 T9 : Black Boys

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  1. C’est vrai que graphiquement, c’est superbe !😍
    Je me suis permis de corriger une faute d’accord au pluriel de l’éditeur (manichéens).🙄

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    1. Mais tu as oublié « un petit hameaux » !!!
      Sinon, très bel album sur un sujet qui me passionne.

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  2. Ce nouveau cycle commence bien. Mon intérêt pour cette histoire a davantage été piqué que sur les précédents albums de la série. Et c’est vrai, qu’au niveau du décor, c’est très fort. ♥♥♥♥

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