Tout sur Barnabé

Un ours peut en cacher un autre

Auteur : Jean-Luc Coudray
au sujet de l’œuvre de Philippe Coudray
Éditeur : PLG éditions
Date de sortie : avril 2021
Genre : documentaire, culture.

Lapin : « Le dessin d’humour a été remplacé par du dessin de presse ou de la pub ! »
Barnabé : « C’est-à-dire : par l’actualité ! »

Présentation de l’éditeur :

35e titre Collection Mémoire Vive. Éditions PLG.

« L’ours Barnabé de Philippe Coudray » fête ses quarante ans et son millième gag. Diffusé en Chine, aux États-Unis, au Japon, en Suède, en Allemagne, cette série à l’exceptionnelle longévité est un succès éditorial. Cette bande dessinée éditée en collection jeunesse a conquis un lectorat adulte et mondial, séduit par l’universalité de ses gags.

À cette occasion, son frère Jean-Luc, qui assiste depuis le début aux coulisses de cette création singulière, en dévoile les secrets.

Il tente de montrer la place originale de « L’ours Barnabé » dans le champ de la création humoristique, de spécifier les caractéristiques de ce personnage non-violent, dont la force provient d’une apparente passivité, et qui, contrairement aux ressorts habituels de l’humour, fait rire de son intelligence.

En analysant les liens avec la science, la poésie et le rêve, il montre que cette création pourrait être la représentation d’une nouvelle utopie.

Il révèle également les ressemblances entre l’ours et son auteur, tout en laissant de temps en temps la parole à son frère.

Philippe Coudray, quant à lui, a laissé s’exprimer Barnabé en illustrant ce texte de la présence de l’ours et de ses réflexions inédites.

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Mon avis :

Quand on vous dit que « un ours peut en cacher un autre », on peut aussi déclarer qu’un Coudray en révèle un autre. Frères jumeaux, ces deux là se connaissent donc depuis toujours, tant et si bien qu’à l’occasion des 40 ans de « L’ours Barnabé » (dont je vous présentais brièvement le 1000e gag pour le tome 21), Jean-Luc a décidé de mettre Philippe – et Barnabé – à l’honneur !

Par contre, accrochez-vous à vos baskets, vos escarpins ou vos chaussons car ça envoie du lourd – entendez par là : beaucoup de théorie. J’en ai eu les neurones tous retournés et une vision nouvelle de cette BD adulée de par le monde. Jean-Luc Coudray s’est fait fort de présenter, le plus objectivement possible – du moins « autant que faire se peut » quand on parle de l’œuvre d’une vie… de la vie de son frère – les liens qui unissent ce personnage pour le moins simple en apparence avec différents pôles d’expertises.

Il débute d’emblée avec le paradoxe même de l’œuvre qui est immanquablement classée au rayon jeunesse alors que son humour, sa logique, … sont intemporels, universels et pour tout public ! Pourtant, comme sa verve n’est pas cinglante, que son dessin est enfantin : on lui refuse le statut de « dessin d’humour » qu’il est à plus d’un égard.

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Mais le frangin va plus loin encore… il revisite la création de Philippe Coudray dans le microscope de la poésie, de la philosophie, de psychologie, de la science (même la physique quantique !) et bien d’autres prismes encore. Un florilège de textes plutôt académiques pour présenter ce nounours débonnaire, bien ancré dans le présent tout en étant intemporel et universel (on ne le dira jamais assez). Alors on souffle un peu, l’espace de quelques pages reprenant des clichés de l’ours Barnabé… des exemples qui justifient ce pseudo syllabus en faisant l’objet d’une étude minutieuse bien des chapitres plus tard.

Au final, on aurait presque envie de faire comme ce héros des temps modernes en allant s’asseoir sur une colline, regarder le ciel et profiter de l’instant présent. « Tout sur Barnabé » c’est, comme je le disais en début de chronique, « du lourd », ça reste sur l’estomac mais pour les docteurs en littérature & bande dessinée : pourquoi pas ? Pour le lecteur lambda, ne pas lire cet ouvrage ne changera pas leur vie, tout au plus leur perception de Barnabé, bien qu’au final, comme il est fait mention à quelques reprises : la relation avec l’art – dans ce cas-ci « l’ours Barnabé » – est purement intuitive et ne demande que de la sensibilité.

Dans tous les cas : bon anniversaire Barnabé et encore longue vie !
ShayHlyn.

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