Memento mori

Scénario : Tiitu Takalo
Dessin : Tiitu Takalo
Éditeur : Sarbacane
230 pages
Date de sortie :  mars 2021
Genre : autobiographie


Un récit à la force vitale immense, sur l’espoir et la résilience.

 

Présentation de l’éditeur

Le 4 décembre 2015 avait tout d’une belle soirée. Un projet d’exposition sur le point d’être finalisé, un bon film entre amis, quelques mots doux échangés avec son amoureux… Quand Tiitu s’endort paisiblement dans son appartement de Tampere, elle est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer, qu’une hémorragie cérébrale va la conduire, à 37 ans et en l’espace d’une nuit, au bord du précipice.
Et pourtant, tout ne fait que commencer. Tiitu a survécu et elle doit désormais réapprendre à vivre, pas à pas, au rythme des soins infirmiers et d’opérations lourdes, grâce aux deux amours de sa vie, Mikko et le dessin…

 

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Mon avis

« Souviens-toi de la mort ». C’est le titre de ce livre, mais en latin ça fait moins peur… La Finlandaise Tiiku Takalo est reconnue dans son pays grâce à l’album Moi, Mikko et Anikki qui a reçu le prix Finlandia en 2015 et en France le prix Artemisia en 2020.

Dans ce nouvel ouvrage, elle se raconte et se met à nu en évoquant cette expérience d’avoir frôlé la mort. La vie ne tient vraiment qu’a un fil et jamais on ne peut être sûr de vivre la minute, la seconde qui suit. Comme tous les soirs Tiiku se couche et d’un coup, sans que rien ne prévienne elle est victime d’une rupture d’anévrisme.

Avec simplicité et sans fausse pudeur, elle nous raconte dans une première partie sa douleur sur le moment, ses angoisses pendant l’hospitalisation et les diagnostics, et le calvaire des opérations. En second lieu, nous suivons son parcours de rééducation et la vie après l’AVC. Les batailles avec les services sociaux, la longue rééducation, et cette immense fatigue accompagnée d’angoisses terribles l’empêchant de travailler. Le doute l’assaille et son passé ressurgit. En proie à des dépressions chroniques depuis l’adolescence, elle pense à une rechute, tout comme certains médecins. Pourtant elle se sent heureuse. Alors pourquoi n’arrive-t-elle à rien faire ? La réponse est simple : un AVC, même petit, ça épuise littéralement et il faut plus d’un an pour s’en remettre.

Ce récit intime qui a sans doute eu un rôle cathartique pour l’auteure, prend une tournure très introspective et nous emmène assez loin dans la réflexion sur la psychologie de l’auteure mais aussi sur la vie en général.

Dessiné au lavis en deux teintes principales rouges et bleues, le style semi-réaliste est comme la narration, simple, allant à l’essentiel avec quelques bonnes trouvailles pour mettre en avant certaines situations ou émotions.

Un témoignage émouvant qui nous rend petit et humble face à la vie et nous rappelle que nous redeviendrons tous poussière.

Loubrun

 

Un commentaire sur “Memento mori

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  1. J’ai une amie qui a été confronté également à une rupture d’anévrisme sévère….plus d’un an de revalidation avec une très bonne équipe médicale. Bravo à elle et à son compagnon et à tout ce personnelle hospitalier . Comme l’héroïne, elle a une autre façon d’aborder la vie maintenant.

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