Les amants d’Hérouville, une histoire vraie

Scénario : Yann Le Quellec
Dessin : Romain Ronzeau
Éditeur : Delcourt
264 pages
Date de sortie :  février 2021
Genre : biographie


Sex, drugs and Rock’n roll dans le Vexin

 

Présentation de l’éditeur

Le château d’Hérouville est un véritable condensé des années 70. En y créant  ses célèbres studios, Michel Magne découvre l’amour fou, rassemble les plus  grands créateurs de l’époque et révolutionne le sens de la fête. 
1970. Marie-Claude rencontre Michel Magne, génial compositeur de musiques de films. C’est le coup de foudre. Elle le rejoint dans son château d’Hérouville où Bowie,  Elton John et bien d’autres stars se rassemblent. Mais le succès attise les convoitises. Derrière le conte de fée, la tragédie se profile. Ce roman vrai révèle le destin inouï  de Michel Magne au cœur de la pop culture des années 50 à 80.

les amants d'hérouville_P18

 

Mon avis

Pink Floyd, Elton John, Grateful dead, David Bowie, Iggy Pop, et aussi Gene Kelly, Boris Vian, Jean Yanne, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday… la liste est encore longue des artistes qui ont trainé leurs guêtres dans les studios d’Hérouville, tout comme celle des films dont la bande son a été façonnée par Michel Magne.

Si les pierres pouvaient parler, celles du château d’Hérouville en auraient des choses à raconter !

C’est ce que font ici avec brio les auteurs de ce documentaire en retraçant la vie de ce musicien, compositeur de génie excentrique et visionnaire.

Cette histoire vraie commence ici par une tragédie qui marquera à jamais Michel Magne : l’incendie de son château et la perte de toutes ses bandes son originales. Mais tel un phénix, il se relève, comme il a toujours su le faire, et ce drame marque le début d’une grande histoire d’amour avec une auto stoppeuse qui deviendra sa femme, et le départ de la grande aventure des studios d’Hérouville, inaugurant en France le concept de studios résidentiels (un peu comme ceux de Rockfield au Pays de Galle) offrant gîte et couverts aux artistes qui pouvaient se consacrer exclusivement à la production. Et à la fête. Et des fêtes il y en eut à foison ! Des fastueuses, gargantuesques et orgiaques ! Michel Magne recevait sans compter et, aussi mauvais gestionnaire que bon musicien, il brûlait la chandelle par les deux bouts.

Si la trame principale démarre en 1969 pour se focaliser sur les années fastes puis sur la chute du génie jusqu’au drame fatal, les auteurs nous montrent toute la vie de l’artiste en mélangeant à la BD, photos, articles et textes illustrés. L’immersion et les voyages dans le temps fonctionnent, les ambiances festives tout comme les états d’âmes étant parfaitement bien rendus. C’est passionnant, amusant, émouvant et touchant. Surtout quand on voit cette photo du piano à queue, seul vestige de ces années folles, trônant tristement dans une grande pièce vide.

Une BD pleine d’émotions qui donne envie d’écouter de la bonne musique des années 70.

Loubrun

 

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