Homicide, une année dans les rues de Baltimore – tome 5

22 juillet – 31 décembre 1988

Scénario : Philippe Squarzoni
Dessin : Philippe Squarzoni
Éditeur : Delcourt
156 pages
Date de sortie :  octobre 2020
Genre : documentaire, reportage, policier


« il est comme ça Waltemeyer. Un inspecteur toujours offensif et intelligent. Et deux jours sur cinq, c’est un vrai malade mental. »

 

Présentation de l’éditeur

Alors que Pellegrini n’en finit pas de compulser les éléments du dossier Latonya Wallace à la recherche du détail que personne n’a vu, le détective Donald Waltemeyer est mis sur la piste de la plus incroyable affaire de meurtres en série de sa carrière par l’incompréhensible acharnement d’un tueur à éliminer Dollie Brown, une camée sans importance qui refuse obstinément de mourir…

homicide une annee dans les rues de baltimore_t5_pl

 

Mon avis

Voici donc le dernier volume de l’adaptation par Philippe Squarzoni du livre de David Simon à l’origine de la série HBO The Wire. On est loin, très loin des clichés hollywoodiens et des images lissées des séries policières. Ici, c’est le monde réel qui est décrit. La violence est prégnante dans ce documentaire. Celle des meurtres que l’on découvre en même temps que les inspecteurs chargés de résoudre ces affaires, mais aussi la violence psychologique que subissent les policiers.
C’est là aussi l’intérêt de ce livre que de mettre à nu l’âme et le psychisme des inspecteurs confrontés quasiment 24h/24 à de sordides affaires, fruit bien souvent d’une misère sociale extrême.

Squarzoni décrit tout cela avec une précision chirurgicale étonnante. C’est froid et factuel mais il se dégage une forme d’empathie pour tous ces inspecteurs qui ne sont pourtant pas tous des saints, mais qui vont tous au charbon et sacrifient quasiment leur vie pour la justice. On veut alors suivre toute l’enquête à leur côtés, et on ressent la même frustration qu’eux quand une affaire n’aboutit pas.

Le dessin lui aussi est froid et austère. Avec une mise en couleur assez neutre jouant de bichromies aux tonalités ocres, bleues, marrons, et quelques taches rouges pour le sang des victimes, l’ambiance est posée et l’immersion dans le quotidien de la police de Baltimore est totale.
Une série aussi intéressante qu’elle est exigeante. On se prend en pleine face toute cette misère crasse qui mène aux pires violences, et l’on se demande comment est-il possible de la côtoyer aussi longtemps en restant sain d’esprit.

Loubrun

 

3 commentaires sur “Homicide, une année dans les rues de Baltimore – tome 5

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  1. Belle chronique, mais j’avais commencé à lire le T1, et abandonné en cours car le côté documentaire (voix off) avait dû me dissuader d’aller au bout.
    J’ai toujours préféré le côté romancé ou fictionnel des histoires.
    J’avais donc laissé cette série de côté… et puis j’ai un tel retard avec les séries C+, Netflix ou Prime !🙄

    Aimé par 1 personne

    1. oui, comme je le dit, c’est une lecture exigeante. c’est sûr que sin on accroche au style docu/BD, c’est plus difficile. Moi j’aime bien ce genre, quand il est bien fait et bien écrit, ce qui est le cas ici. la lecture est longue mais jamais fastidieuse.

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