Dans la forêt

Scénario : Lomig
Dessin : Lomig
Éditeur : Sarbacane
Date de sortie : 21 août 2019
160 pages
Genre : Roman graphique

« C’était comme si la forêt m’enlaçait telle une mère avec son enfant. »

Présentation de l’éditeur

Deux sœurs apprennent à survivre au cœur de la forêt, dans un monde privé de ressources. Pour mieux le réinventer ?

Rien n’est plus comme avant. Le monde tel qu’on le connaît semble avoir basculé : plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt.

Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, les deux sœurs demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leur passion de la danse et de la lecture. Mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisable richesses.

Mon avis

Parler de la lecture de Dans la Forêt c’est avant tout parler de l’objet. L’album est très beau, la reliure soignée, la couverture fixe le regard vers Nell et Eva qui semblent nous inviter à les rejoindre dans cette forêt percée de rais de lumière. Mais c’est à la lecture de la quatrième de couverture («Une civilisation qui s’effondre. Une maison au cœur de la forêt. Deux sœurs. Un monde à réinventer.»), l’œil attiré par une lune pleine et brillante dans une nuit noire, que cette forêt apparaît plus mystérieuse, moins accueillante.

Deux sœurs vivent seules au milieu de la forêt alors que la civilisation telle que nous la connaissons a disparu. Nous suivons leur quotidien qui tourne autour de leur survie dans une maison où surgissent des souvenirs d’enfance heureux et les images douloureuses de leurs parents décédés. Le contexte post-apocalyptique les entraîne dans un parcours initiatique dans lequel elles doivent apprendre, alors qu’elles ne sont pas encore adultes, à affronter un avenir qui apparaît comme incertain, hostile…comme cette forêt omniprésente. Le temps semble suspendu jusqu’à ce que la réalité de ce monde qui s’effondre les rattrape. Le récit basculera en même temps que leurs existences. Paradoxalement, la mélancolie, la peur du lendemain vont peu à peu s’effacer au moment même où la forêt nous apparaît comme nourricière et protectrice.

Féministe, écologique, cette lecture surprend par sa richesse, le tout sans artifice, avec un trait sobre et juste. Une véritable réussite en tout point .

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Petitgolem13

7 commentaires sur “Dans la forêt

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  1. Bienvenue à notre nouveau collègue. Superbe chronique et ça me donne vraiment envie de lire ce roman graphique. La thématique, les personnages et les dessins me tentent… L’atmosphère et les émotions sont bien présentes à travers tes lignes. Excellent début ^^

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  2. A mon tour de te souhaiter la bienvenue au club à l’occasion de ta première (excellente) chronique.
    Ayant pour mission de jouer le Maître Cape et l’eau des chroniques, je suis frustré de ne pas avoir eu de fôtes à corriger !😜👍
    J’ai vu que tu as des goûts éclectiques dans tous les domaines et même en foot !… j’espère que tu supportes le PSG qui a eu quelques problèmes ce W-E.🙁

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  3. Merci beaucoup pour ce chaleureux accueil et ce retour flatteur pour cette première chronique qui est un vrai exercice de style.
    dgege je suis effectivement supporter du PSG depuis ma jeunesse 🙂

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  4. Eh oui ! Bienvenue à Petitgolem13 dans la SambaTeam. En plus, contrairement à vous, j’ai la chance et la joie de connaître en vrai de dedans la vraie vie le très drôle et sympathique bonhomme qui se cache derrière ce pseudo japono-marseillais un peu suspect pour un parisien…

    Aimé par 1 personne

    1. J’espère qu’on aura un jour le plaisir et le privilège de rencontrer cet oiseau rare dont je partage ta suspicion sur la cohabitation parigot/marseillais difficile à imaginer… même si JH Eyraud le parisien a prouvé que… Ah ben non, les marseillais n’en veulent plus !🤣

      Aimé par 1 personne

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