Marilyn’s blues – tome 1

Scénario : Antonio Cossu
Dessin : Antonio Cossu
Éditeur : Éditions du Tiroir
66 pages
Date de sortie :  novembre 2019
Genre : autobiographie


« Mais de quel droit prend-on les lecteurs pour des cons ?! … Si ça continue, on va nous vendre comme des petits pois … »

 

Présentation de l’éditeur

L’histoire est sombre. Antô, le protagoniste, est tiraillé entre Lisa, sa conscience, bonne ou mauvaise, son éditeur auprès duquel ses planches ne trouvent pas grâce et le Vinho Verde qu’il consomme sans modération au « Marilyn’s Blues» avec son pote « le général » à qui il confie ses états d’âme.
Si le talent d’Antonio Cossu n’est plus à démontrer, le personnage d’Antô est un dessinateur qui refuse de croire en sa médiocrité.

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Mon avis

Cossu fait partie de ces auteurs de BD dont on connait le nom sans vraiment bien connaitre l’œuvre. Antonio Cossu est pourtant reconnu par ses pairs et vénéré par certains dont Philippe Foerster qui se fend d’une longue préface à cet ouvrage.

Le Marilyn’s blues, c’est un bar dans lequel Cossu et Foerster ont vidés quelques godets en faisant et défaisant le monde et en parlant de leur quotidien. Le quotidien, c’est là le sujet de ce livre qui raconte celui d’Anton, un dessinateur de BD débutant en proie aux turpitudes de la création, du milieu de l’édition et de ses propres démons. Tiraillé entre sa propre vision créatrice et les volontés des éditeurs en fonction des goûts des lecteurs, Anton erre entre ses planches à dessin et le comptoir du Marilyn’s blues à la recherche du meilleur chemin à suivre.

Cossu y met un peu de lui même dans ce personnage, ce qui explique sans doute les 30 années d’errements éditorial. La publication de cette histoire a été plusieurs fois repoussée pour finalement être abandonnée par son auteur, puis sortie des limbes 30 ans plus tard.

C’est assez spécial, je dois bien l’avouer. Ce qui est relaté là relève d’une autre époque, celle ou la presse BD existait encore et ou les méthodes de publications étaient un peu différentes. Cette mise en abîme relève autant de la psychanalyse que du documentaire sur le quotidien d’un auteur de BD et de sa relation à la création artistique.

C’est spécial aussi côté dessin dont il est quasiment impossible de définir le style. En noir et blanc dans la veine des grands du genre que sont Tardi, Munoz ou Bernet, le mélange d’aplats noirs sur des dessins au style humoristique déroute mais marque le propre style de Cossu sur cette œuvre très personnelle.

Un album assez élitiste, à ranger au rayon « patrimoine BD ».

Loubrun

 

2 commentaires sur “Marilyn’s blues – tome 1

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