Timothée Octave Wang – T1 – Le tibétain

Scénario : Luc Warnant
Dessin : Luc Warnant
Éditeur : Editions du tiroir
32 pages
Date de sortie : 11 septembre 2020
Genre : Policier

Il faut dire que ce dernier possède tellement de cordes à son arc que ça en deviendrait presque une harpe.

Présentation de l’éditeur

Timothée O. Wang est un petit chef d’œuvre de la parodie. Les enquêtes de Timothée O. Wang ont fait les belles heures du journal Spirou, dès 1981. Cette première histoire de Timothée intitulée « Le Tibétain », est suivie d’un conte de Noël, Le miroir aux Arlouettes, lui aussi prépublié dans Spirou et dans L’AVENTURE. Les deux récits sont présentés dans une version restaurée sur base des originaux et remis en couleur selon les indications d’époque de l’auteur, Luc Warnant, le créateur graphique de la série à succès Soda.

Mon avis

Contrairement à certains de mes collègues de la SambaTeam, je ne suis pas spécialement belge… Résultat, mes connaissances de la BD franco-belge, comme on dit (enfin, si nous étions moins « français » et nos amis Belges moins « belges », selon toute logique, on devrait quand même appeler ça la belgo-française…), sont finalement assez restreintes… J’aime beaucoup des maisons d’éditions comme Dupuis, Le Lombard ou encore Casterman, mais je ne suis clairement pas un spécialiste de leurs catalogues des glorieuses années 60, 70 et 80… C’est la raison pour laquelle, même si son nom et son dessin me disent vaguement quelque chose, je ne connais pas du tout l’œuvre de Luc Warnant.

Je vous avouerais que si je devais m’en tenir aux scénarios des deux aventures proposées dans cet album, je n’en éprouverais a priori aucun regret. En effet, pour la première en tout cas, l’histoire est un peu plate et les gags ne sont pas drôles. En outre, le contraste supposément humoristique entre la tension de certaines situations et le flegme asiatique du héros ne fonctionne pas. Il faut dire que ce dernier possède tellement de cordes à son arc que ça en deviendrait presque une harpe… Il a en quelque sorte « réponse » à toutes les épreuves qui le séparent d’une résolution complète et honorable du problème… Et ça, c’est un peu un tue l’amour… La deuxième histoire est une sorte de conte de Noël sans prétentions, pas vraiment drôle non plus, et qui nous explique les origines ogresques du Père Noël. Mouais… toujours pas inoubliable…

En revanche, et comme cela semble être généralement admis chez les amateurs de belgo-française, pour le dessin, c’est une autre histoire… Luc Warnant se situe clairement dans le haut du panier des dessinateurs qui ont fait la renommée de Marcinelle et de la BD belge en général. Le trait est précis et caricatural à souhait… Parfois peut-être un peu trop – parenthèse – j’en veux pour preuve le serviteur noir affublé non seulement de lèvres plus que proéminentes mais, en plus, d’un accent que n’aurait pas renié Michel Leeb à la même époque… Après, ce n’est pas une critique en soi… Il faut recontextualiser… et c’est vrai qu’à l’époque (début des années 80) on en était encore malheureusement là : le noir est un serviteur, il a des grosses lèvres et parle petit nègre. L’asiatique, quant à lui fait des courbettes en permanence et se veut d’une politesse excessive… Autre époque, autre mœurs… – fin de la parenthèse. En tout cas, le dessin de Warnant n’a pas beaucoup à envier aux grands noms de son temps que furent Franquin, Roba ou Gotlib, et ça, dans ma bouche… sous ma plume…. euh… sous mon clavier plutôt, c’est un très gros compliment.

Il n’empêche qu’un très bon coup de crayon ne suffit malheureusement pas à faire une bonne BD et, pour ma part du moins, je n’ai pas du tout accroché aux aventures de notre ami tibétain. Les fans seront surement contents, les autres, c’est moins sûr…

ScénarioDessinico_Album
coeur_deuxcoeur_quatre_et_demicoeur_deux_et_demi

Odradek

4 commentaires sur “Timothée Octave Wang – T1 – Le tibétain

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  1. Le graphisme humoristique est maîtrisé (bien inspiré par Franquin), mais de là, à lui accorder 4,5/5, c’est bien généreux !
    Je n’avais jamais entendu parler de ce héros (en dehors de Planante😉), mais de Soda qu’il a créé avec Tome pour 2,25 tomes seulement !… bref, ce n’est pas un dessinateur de BD très motivé !🙄
    Par contre, je suis d’accord avec toi pour l’âge d’or de la BD Belgo-française !😜

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  2. Timothée O. Wang, je connais . J’étais heureuse de voir cette édition de sa première aventure. Mais effectivement à la lecture, j’ai été moi aussi déçu par le scénario. J’avais beaucoup plus apprécié le tome 2 sorti en 1989. Mais comme je ne l’ai pas relu depuis cette époque, il est bien possible qu’une relecture se révèle finalement aussi décevante. Va falloir que je vérifie ça…. Et bien qu’ayant atteint la soixantaine, je ne suis pas non plus une spécialiste de la BD traditionnelle FB surtout d’origine Dupuis. J’ai découvert Spirou et ses acolytes du journal du même nom que très très tardivement. De Franquin, je connaissais Gaston, mais pas son Spirou que je n’ai lu qu’à 48 ans. ☺

    Aimé par 1 personne

    1. « … Spirou que je n’ai lu qu’à 48 ans »… c’est sûr que je l’ai découvert bien avant toi en 54 dans le journal de Spirou… j’avais 7 ans.👦
      C’est là que j’ai plongé dans la BD FB !👶😅

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