Mes ruptures avec Laura Dean

Scénario : Mariko Tamaki
Dessin : 
Rosemary Valero-O’Connell
Éditeur :
Rue de Sèvres
304 pages
Date de sortie : 27 mai 2020
Genre : tranche de vie, introspection, amour.

Mariko Tamaki nous prend par la main, avec le dessin agréable à mi-chemin entre le comic et le manga de sa complice Rosemary Valero-O’Connell, comme elle prendrait la main de son héroïne un peu paumée au point de chercher des réponses n’importe où.

 

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Frederica Riley (Freddy) est sortie avec Laura Dean, la plus populaire, drôle et attirante fille du lycée, ce fût l’un des plus beaux jours de sa vie. Depuis, tout a changé…Laura est devenue autocentrée et manipulatrice. Elle ne cesse de quitter Freddy, qui finalement revient toujours vers elle. Cette relation toxique basée sur le « je t’aime, moi non plus » est malsaine, mais c’est plus fort qu’elle, Freddy ne sait pas lutter contre l’attraction magnétique et l’emprise que Laura exerce sur elle. Pour garder un minimum de dignité et ne pas perdre son amie, Doodle, qu’elle délaisse, Freddy cherchera de l’aide auprès de ses proches, d’une chroniqueuse du courrier du cœur et même d’un médium. Frederica saura-t-elle se sortir de cette histoire passionnelle qui la rend aussi malheureuse que dépendante ?

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Mon avis :

Les premiers amours sont souvent chaotiques, beaux pour la plupart, donnant lieu à de tendres souvenirs, … mais toujours un peu brouillons car ce sont les premières fois, on se teste, on se découvre : que ce soit l’autre ou soi-même. Alors tenter de s’épanouir dans une relation homosexuelle avec une partenaire toxique : c’est encore plus difficile !

Freddy est ce qu’on peut qualifier de gentille fille : un peu timide, quelques rondeurs par-ci, par-là, un charme eurasien non négligeable et assez bien entourée pour s’épanouir dans son homosexualité. C’est d’ailleurs un des points appréciables de cette BD : la bienveillance envers les attirances sexuelles ; même la bloggeuse contactée par notre héroïne passe outre pour parler des relations amoureuses complexes pour chaque adolescent.

Parce que l’amour, c’est un partage, ça se réalise à deux (voir à plusieurs, en atteste l’évocation d’une émission tv parlant d’une famille polygame) pour s’épanouir avec l’autre. Avec Laura Dean, Freddy se sent mal, perdue et elle culpabilise de céder si facilement face à la fille la plus populaire de l’école tout en se dévalorisant continuellement. Tellement obnubilée par cet amour à sens unique, partagé uniquement lors du bon vouloir de Laura, qu’elle en néglige ses amis qui traversent pourtant, eux aussi, des problèmes dans leurs vies personnelles.

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Cet ouvrage permet de mettre en avant la toxicité de certaines personnes qui se pensent être le centre du monde comme Laura Dean. Elle a une telle estime d’elle-même qu’elle se permet de tromper Freddy, de la jeter pour mieux la reprendre ensuite sans craindre les refus… jusqu’au jour où.

Mariko Tamaki nous prend par la main, avec le dessin agréable à mi-chemin entre le comic et le manga de sa complice Rosemary Valero-O’Connell, comme elle prendrait la main de son héroïne un peu paumée au point de chercher des réponses n’importe où. Ensemble, elles nous ouvrent les yeux non pas tant sur l’homosexualité que sur la complexité des relations amoureuses avec des personnes toxiques, ces gens qui nous attirent mais qui, pourtant, ne sont pas faits pour nous, comme Laura n’apportera jamais le bonheur à Freddy.

Une histoire qui se lit aisément, avec un dessin presque asiatique avec quelques pointes de couleur rose et un style américain bien ancré. Une histoire d’amour qui tourne mal tout en espérant une happy-end pour les personnages principaux qui font face à Laura Dean… à lire quand on se cherche en amour, ou dans l’adolescence.

ShayHlyn

 

 

4 commentaires sur “Mes ruptures avec Laura Dean

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  1. Nettement moins enthousiaste que toi, il faut dire que je ne dois pas être la public cible. J’ai eu vraiment du mal avec la structure de ce récit et sa lenteur.

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  2. Je pense que ça parle aux jeunes, peut-être davantage à la gent féminine et la communauté lgbtq+ donc tu n’entres pas vraiment dans tous ces critères 😁 j’ai adoré le dessin et le rose utilisé avec parsimonie, tout en me retrouvant quand j’avais l’âge de Freddy. Mais le public cible devrait aimer autant que moi 😉

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  3. « … à lire quand on se cherche en amour, ou dans l’adolescence. » Apparemment je ne fais pas vraiment partie de ces cas de figure, donc pas trop ciblé par cette lecture.
    Cependant, bien que le graphisme soit propre, net et élégant, je te trouve un peu trop généreuse sur la note (4 aurait été honnête😉).

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