Dans mon village on mangeait des chats

Scénario : Philippe Pelaez
Dessin : Porcel
Éditeur : Bamboo
56 pages
Date de sortie : 10 juin 2020
Genre : polar


le parcours initiatique d’un jeune garçon dans le crime organisé.

 

Présentation de l’éditeur

Jacques et Lily surprennent Charon, le boucher-maire, dans le bois en train de capturer des chats, matière première de ses fameux pâtés que tout le monde s’arrache. Lorsque Charon s’aperçoit que sa recette est éventée, il décide tout simplement d’éliminer les enfants qui pourraient trahir son secret. Jacques se défend et tue le boucher. En rentrant chez lui, le garçon s’interpose entre son père ivre et sa petite sœur et tue le tyran. Devenu meurtrier pour sa survie, et parricide par accident, Jacques est envoyé cinq ans en institut d’éducation surveillée pour en sortir chef de bande.

dans mon village on mangeait des chats_pl

Mon avis

Difficile de se lancer dans cette chronique sans trop en dévoiler tant le parcours initiatique du jeune Jacques est surprenant. On ne nait pas criminel, on le devient, « aidé » en cela par de multiples événements dramatiques ou malheureux qui façonnent la vie et les êtres. Si la plupart prennent malgré tout le bon chemin, d’autres s’engagent sur celui des chimères de la vie facile et de l’argent qui coule à flot. Ça n’est d’ailleurs pas forcément une histoire de chance ou de hasard et cela peut relever du choix assumé.

Voilà en gros ce que nous racontent les auteurs en suivant le cheminement d’un jeune garçon qui sombre très tôt dans le crime jusqu’à en devenir un caïd. C’est sa revanche sur la vie que Jacques nous raconte – c’est lui le narrateur – en ne cachant rien de ses actes ni de ses pensées. Il a choisi cette voie et utilise tous ses talents pour réussir. Il est si doué et doté de bons sentiments, généreux, altruiste et fidèle, qu’on se dit qu’il aurait tout autant réussi, et même sans doute mieux, en utilisant ses talents autrement. Mais c’est son côté machiavélique, calculateur et froid qui dominent et l’animent.

Cette BD est encore plus sombre, froide et glaçante que son titre claquant qui fera frémir tous les amoureux des petits félidés. La violence autant physique que psychologique est omniprésente et peut parfois mettre mal à l’aise. Le dessin épais et gras de Porcel aux couleurs ternes renforce ce côté malsain qui plane sur cette histoire.

Voilà un bon polar à ne pas mettre entre toutes les mains, particulièrement entre celles de membres du CCC …

Loubun

 

 

 

4 commentaires sur “Dans mon village on mangeait des chats

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  1. Je pense qu’au contraire, les membre du CCC doivent se réjouir du traitement qui leur est réservé !
    Par contre, toi comme moi ne pouvons qu’être choqués et scandalisés par ces pratiques cruelles !😿🙀

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  2. Curieuse Bd qui parvient à nous rendre sympathique un voyou assassin de surcroit. C’est justement là, qu’on peut se sentir mal à l’aise.

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