Wild West – tome 1 – Calamity Jane

Scénario : Thierry Gloris
Dessin : Jacques Lamontagne
Éditeur : Dupuis
56 pages
Date de sortie :  24 janvier 2020
Genre : western


« Dans les bordels de l’ouest, toutes les gagneuses se nomment Jane. Ainsi, elles sont interchangeables et immédiatement disponibles pour les plaisirs des clients.

Mon nom est Martha Cannary. Je ne suis pas une de ces filles. »

 

Présentation de l’éditeur

Avec la conquête de l’Ouest, le rêve américain vient se briser sur la majestueuse Monument Valley des indiens navajos. Dans un monde de violence, sans foi ni loi, ce western puissamment incarné par le dessin réaliste de Jacques Lamontagne retrace la destinée de Martha Cannary avant qu’elle ne devienne Calamity Jane. À partir de la légende, Thierry Gloris au scénario s’empare de la trajectoire d’une femme en lutte pour sa liberté. Le premier tome d’une épopée à couper le souffle dans l’Ouest sauvage.

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Mon avis

Le far-ouest regorge de légendes et figures devenues mythiques que l’on connait tous plus ou moins. Plutôt moins sans doute, tant il devait être tentant dans cet ouest violent d’enjoliver ou écorner la réalité alors que ce nouveau monde se construisait et se cherchait des repères.

Ici les auteurs prennent une autre piste que celle de la légendaire Calamity Jane. Ils s’intéressent à ce qui a conduit le personnage à devenir ce que l’on sait d’elle. Martha Cannary n’est pas née Calamity Jane, ni fine gâchette. Elle l’est devenue au fil de son histoire parsemée de misère et de violence. C’est une partie de cette histoire que nous racontent Thierry Gloris et Jacques Lamontagne dans ce western rude, violent et réaliste. Un western où les plus bas instincts de certains hommes font loi et où les femmes ne sont réduites qu’à l’état d’objet sexuel. Une violence qui fera passer la jeune Martha de serveuse – ou bonne à tout faire – dans un bordel, à pute à deux dollars dans le même bordel. Une violence qui va transformer cette femme en lui faisant porter pantalons et flingues, et l’entrainant elle-même dans cette infernale spirale de la violence.

Voilà un scénario bien huilé qui se contente de dérouler cette tranche de vie de la future Calamity Jane sans concessions et sans retenues.

Jacques Lamontagne nous livre un dessin réaliste magnifique avec une mise en couleurs qui renvoie merveilleusement bien les ambiances : le froid, la crasse, la peur et la misère.

Un album qui ajoute une couche de plus à l’histoire du Far West et dont on ne sait finalement pas trop quelle est la part entre réalité et fiction. Mais peu importe, car l’album est bien écrit, bien dessiné, plaisant à lire et puis comme le dit un journaliste dans le film de John Ford L’homme qui tua Liberty Valence : « On est dans l’Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on écrit la légende ».

Loubrun

 

 

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