Malaurie – l’appel de Thulé

Scénario : Makyo
Dessin : Frédéric Bihel
Éditeur : Delcourt
121 pages
Date de sortie :  22 novembre 2019
Genre : documentaire


Héros contemporain, scientifique et aventurier, Jean Malaurie étudie l’Arctique et sa population depuis plus de 70 ans. Découvrez l’intensité de cette expérience humaine hors du commun et l’urgence de son enseignement…

 

Présentation de l’éditeur

Fin des années 40, la géomorphologie entraîne Jean Malaurie du désert saharien aux terres arctiques. De sa rencontre avec les Inuit naît un profond respect pour leur culture et leur approche de la spiritualité. Avec cette biographie dessinée, Makyo, Frédéric Bihel et lui-même, expriment avec force son plaidoyer pour la sauvegarde d’un peuple dont la disparition pourrait préfigurer la nôtre…

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Mon avis

Jean Malaurie est un ethno-historien, géographe spécialisé en géomorphologie, explorateur et écrivain français. Je ne vais pas détailler sa bio complète ici, ça serait bien trop long, mais il est important de signaler tout de même que depuis 1948 il a réalisé plus de 30 missions arctiques et écrit plusieurs études écologiques, géomorphologiques et paléoclimatiques. Il est aussi, avec l’Inuit Kutsikitsoq, le premier homme a atteindre en 1951 le pôle nord géomagnétique avec deux traineaux à chiens.

C’est cette expédition qui est racontée ici par Makyo et dessinée par Frédéric Bihel. L’histoire démarre en 1950 dans le désert du Hoggar alors que le jeune chercheur français est en mission pour le CNRS. Il apprend par télégramme que son projet de mission à Thulé au Groenland, la cité la plus septentrionale de la planète, est accepté. Il va donc quitter la chaleur et la lumière du Hoggar Algérien pour le froid glacial et la nuit interminable du grand nord, pour y étudier les éboulis, faire des prélèvements, dessiner la carte de ces territoires inconnus.

Par une narration dense et détaillée, Makyo envoie littéralement le lecteur aux côtés de l’explorateur. On partage alors le calvaire qu’il vécut dès son arrivée et la difficulté de se faire comprendre/accepter par les Inuits, peuple premier à la culture tellement éloignée de celle des explorateurs. Il aura fallu du temps pour que les liens se tissent, que les doutes s’envolent et que le jeune explorateur trouve la motivation et la force d’entamer son aventure aux côtés de son guide Kutsikitsoq.

Makyo et Bihel, avec l’aide des archives de Malaurie, nous livrent là un récit intéressant et instructif, mais peut-être un peu trop factuel. Le récit se lit comme un carnet de bord et la grandeur de l’aventure a du mal a transparaitre pleinement. Pourtant, le dessin jeté et rugueux de Bihel nous immerge bien dans l’enfer glacé de ces contrées inhospitalières et devrait nous aider à rester au cœur du récit. Pourtant, je m’en suis vite détaché et ai eu le sentiment en refermant le livre d’être passé à côté d’une grande histoire.

Loubrun

 

 

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