L’été à Kingdom Fields

Auteur : Jon Mc Naught
Éditeur : Dargaud
107 pages.
Sortie : 31 janvier 2020.
Genre : contemplatif

« Tu préférais manger tous ces asticots ou gober son œil ?»

l'été à kingdom fields

Le résumé

Une famille part pour un séjour dans un camp de bungalows sur la côte britannique. Les décors familiers à tout un chacun défilent : autoroute, stations-services, falaises sur la mer, musées décrépits, boutiques pour touristes, absence de réseau, visite à la lointaine famille, amitiés estivales.

l' été à kingdom fields

Mon avis.

Ah là, je commence très fort mon année de lecture 2020 avec ce titre. Une lecture dont je me souviendrai, ça c’est sûr mais peut-être pas pour de bonnes raisons.
Pour le dessin, je vous laisse regarder les extraits mais ça risque de passer au feu rouge pour beaucoup d’entre vous. Mais si vous aimez les gaufriers bien rectilignes et un style moderne, pourquoi ne pas sortir des sentiers battus ? Je prends mon courage à deux mains et je me lance dans cet OVNI et je constate un joli sens de l’observation, les petits détails sont indéniablement bien retranscrits. Profitez bien de ce compliment car ce sera le dernier. Ma première impression me fait penser à un journal de vacances mais bordel que c’est lent, d’un ennui abyssal. Vous trouverez seulement un intérêt si vous êtes un ornithologue car il y a des oiseaux partout ! J’ai cru qu’on allait basculer dans le célèbre film d’Hitchcock à un moment mais non, là encore un faible espoir déçu. On continue avec un long plan séquence sur un camping sous la pluie. Oui, il pleut, autant plomber l’ambiance complètement. Allo SOS suicide ! Je me dis qu’il va bien se passer quelque chose à un moment mais non, on joue sur son smartphone, on se promène sur la plage, on rend visite à sa tante. Bref, on s’emmerde ferme. Page 70, je sens que je vais frôler l’extase avec ce nouveau chapitre : les vagues. Punaise, on va se baigner. Woaw, j’ai eu mon cœur qui a failli palpiter. Là, j’en suis à me fixer comme défi ultime de terminer ce chef d’œuvre du RIEN. Je parie que certains crieront au génie, un artiste qui a su sublimer l’ennui et le contemplatif. Certes mais perso je cherche à m’évader dans une lecture BD, pas à me retrouver englué dans nos vies modernes de M.
Un ouvrage qui aurait pu se retrouver sans soucis dans la sélection d’Angougou.
Finalement, cette BD me fait penser à une banane accrochée avec de l’adhésif, allez savoir pourquoi ! Une sorte de Pauline à la plage puissance 10.
PS : toujours se méfier des titres avec le mot été ( cfr le dernier des étés).

 

Samba.

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