Luminary – tome 1 – canicule

Scénario : Luc Brunschwig
Dessin : Stéphane Perger
Éditeur : Glénat
116 pages
Date de sortie :  mai 2019
Genre : fantastique


Sa part d’ombre : être un homme de lumière.

Présentation de l’éditeur

Pitsboro, sud des États-Unis, juillet 1977. Une journée d’été pas tout à fait comme les autres. Les infos annoncent un pic de chaleur jamais atteint depuis plus de trente ans. Billy, jeune employé noir d’un cirque, assiste une tigresse de la troupe mettant bas. Tout le monde assiste, ébahi, au don qui lui permet de maîtriser la bête sauvage. De l’autre côté du pays, à New-York, une gigantesque explosion de lumière survient au cœur de la ville. Tout dans un rayon de plusieurs centaines de mètres a été littéralement anéanti. Tout, sauf un homme, indemne, au milieu des décombres. Cet homme, c’est Darby McKinley, admis quelques semaines plus tôt à la clinique d’où provient l’épicentre de l’explosion. Ce serait donc lui l’origine du phénomène. Reste à savoir d’où lui vient ce pouvoir. Et ce qu’il compte en faire…

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Mon avis

Du super héros à la sauce française, voilà ce que vous trouverez dans Luminary. Bon, c’est un peu plus subtil que cette accroche un peu laconique. Luc Brunschwig et Stéphane Perger rendent ici un hommage appuyé à la série Photonik créée dans les années 80 par Ciro Tota (Aquablue, Les conquérants de Troy) et publiée dans le magazine Mustang des Editions Lug.

Photonik, est un super héros créé sur le modèle des Marvel et autres DC : un personnage à la base faible et solitaire qui se retrouve accidentellement doté de supers pouvoirs et devient un « homme-lumière ».

Luc Brunschwig a grandi avec Photonik et avoue s’être identifié très vite au personnage principal de la série. C’est d’ailleurs vers le comics qu’en tant que lecteur adolescent il était attiré et c’est vers le comics qu’il voulait se diriger en tant qu’auteur. Le lien de Brunschwig à Photonik est très fort puisqu’il en a écrit quelques histoires pour Ciro Tota à un moment où ce dernier ne voulait plus se consacrer qu’au dessin. Malheureusement ses histoires n’ont jamais vu le jour pour cause de manque de financement des éditions Lug qui arrêtèrent toutes les séries publiées dans le magazine Mustang.

La frustration d’alors de Luc Brunschwig est aujourd’hui effacée avec cet hommage revendiqué et réussit, me semble-t-il. Je mets une réserve sur ce dernier point car je n’ai pas lu la série Photonik. Mais en lisant résumés et articles sur celle-ci, je m’aperçoit qu’il y a en effet beaucoup de similitudes et points communs entre Luminary et Photonik.

Il ne s’agit pas pour autant d’une pâle copie ou d’une nouvelle histoire de la série de Ciro Tota. Dans l’univers des Comics on parlerait d’un reboot ou d’un rebirth. Brunschwig ancre son récit dans une réalité plus politique et lui donne aussi une dimension plus sociale. Située à la fin des années 70, dans une Amérique en quête de puissance, de reconnaissance et encore malade d’un racisme primaire et meurtrier.

J’ai lu deux fois ce volume. La première lecture ne m’a pas franchement enthousiasmé. J’avoue que, n’ayant pas les codes des univers super héroïques, et encore moins ceux de la série dont s’inspire Luminary, j’étais un peu perdu dans cette histoire mêlant faits de sociétés, fantastique et supers pouvoirs … Mais après avoir lu le dossier final et la post face de Brunschwig je me suis dit que j’étais sans doute passé à côté de quelque chose. Je l’ai donc relu avec un autre regard et suis pour le coup complètement rentré dans l’histoire même si celle-ci n’est pas des plus simples à suivre. Les personnages avec leurs faiblesses et leurs doutes ont un côté humain très attachants qui donne envie de suivre leur destinée. L’aspect super-héros prend de l’ampleur au fil des pages et soulève son lot d’interrogations sur le devenir de Darby McKinley et de son pouvoir. Lui qui était rejeté de tous, que va-t-il faire de son pouvoir ?

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Superbement mis en images par Stéphane Perger (Brûlez Moscou, Les jours incandescents, Dark Museum), qui nous régale avec ses planches ultra dynamiques en couleurs directes vives et éclatantes, donnant une dimension particulière à ce récit, ce Luminary mérite à coup sûr d’être mis en lumière.

Loubrun

 

3 commentaires sur “Luminary – tome 1 – canicule

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  1. Je ne suis pas spécialement fan de super héros, mais je vais me laisser tenter par cet album.
    D’accord, je reconnais que je suis très influencé par le fait que ce soit un de mes scénaristes préférés qui attise ma curiosité… et la chronique de Loubrun m’a convaincu ! 😉
    Bref, je le lirai dès que j’en aurai l’occasion.

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    1. ça reste quand même du super-héros, hein ….. et il m’a fallu deux lectures pour apprécier. a tel point qu’après la première lecture je voulais le refourguer à JaXoM .

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      1. Oui, j’ai bien compris que c’est du super héros et qu’il faut être concentré pour bien suivre… je ferai l’effort et j’ai déjà apprécié des histoires de super héroïnes de Terry Moore (Julie Martin, Rachel Beck…), n’en déplaise à JR😜

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