Nos vies prisonnières.

Scénario : Parno
Dessin : Phil Castaza.
Éditeur : Grand Angle.
120 pages.
Sortie : 30 janvier 2019.
Genre : tranche de vie.

« Comme le dit le sage : ce n’est pas le but qui compte, mais le chemin qu’on emprunte pour l’atteindre »
nos vies prisonnières1

Le résumé.

C’est l’histoire de gens ordinaires, piégés dans des vies subies… les rêves détruits, les projets auxquels on renonce.
C’est l’histoire d’un père qui craque et abandonne femme et enfant.
C’est l’histoire d’un médecin désabusé qui se retrouve à la croisée de tous ces destins. Qui recueille les dernières volontés du père mourant et promet de retrouver le fils.
C’est l’histoire de l’enquête menée par le médecin pour retrouver ce fils, près de 20 ans après la trahison.
C’est aussi l’histoire d’une réparation qui rayonne sur tous les protagonistes et les libèrent de leurs vies prisonnières.
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Mon avis.
Déjà le titre incite à la réflexion. Je suis sûr que la plupart d’entre vous s’interrogeront sur leurs propres chaînes (souvent invisibles mais bien réelles) et j’envie ceux qui ne se poseront pas la question. Le travail, la famille, la religion, les enfants, notre éducation, la société et j’en passe, elles peuvent être très diversifiées nos prisons modernes !
Bref, c’est avec un esprit affûté que je commence cette lecture. Le ton est juste, sans mièvrerie, on n’essaye pas de nous vendre du « feel good book » utopiste mais plutôt du « real book ». On suit plusieurs tranches de vie qui vont se rejoindre au fil des pages. Ma lecture se fait dans une drôle d’atmosphère, à la fois studieuse et apaisée. J’ai l’impression que le monde s’arrête sur cette parenthèse remplie d’émotions et de réflexions bien senties sur notre drôle de société. J’ai presque fulminé rien qu’à l’annonce de cette connerie « d’entretien d’évaluation ». Mais deux pages plus loin, je retrouve une sérénité ou une réelle empathie pour un des personnages. L’air de rien, tout est habilement amené par le dessin de Castaza (les contes des hautes terres, on achève bien les cons ! les teigneux). Franchement, c’est une réussite. Les émotions y sont bien perçues, la mise en page entre les différentes époques sont d’une fluidité remarquable. Le rythme est bien pensé, que du bon en somme.
J’ai un petit doute que cette BD fasse un énorme succès commercial mais ce n’est pas une raison pour ne pas se procurer ce petit bijou écrit et dessiné avec le cœur.
En tout cas, je connais l’ambition des auteurs, celle de nous offrir de belles histoires émouvantes.
PS : je verrai bien cette histoire transposée sur grand écran.

 

Samba.

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