Sleeping Charon T.1/3

Auteur : Mogi Sayaka
Éditeur : Komikku
Date de sortie : 28 novembre 2018 
Genre : Fantastique, horreur, thriller

Les dessins et l’univers créés par la mangaka sont magnifiques de noirceur et le côté mignon de la jeune Charon cache quelque chose de très sombre… Un récit haletant, des dessins sublimes et un univers où la peur et la surprise jouent avec le lecteur vous feront passer un moment délicieusement terrifiant

Présentation de l’éditeur :

SLEEPING CHARON est le nouveau chef d’œuvre de Sayaka Mogi, à qui l’on doit la série PUPA ! Véritable orfèvre de l’horreur et des récits enivrants, la mangaka nous a ici concocté une toute autre histoire avec un conte macabre à la Tim Burton ! Un jeune héros qui a perdu la mémoire se retrouve plongé dans un cauchemar éveillé. Perdu dans une immense demeure, il n’a d’autres choix que de suivre la pétillante Charon qui paraît un peu trop joyeuse pour être vraie. Pourquoi ne se souvent-il plus de son passé et que fait-il ici ? Il va le découvrir petit à petit en même temps que le lecteur et les révélations qui vont lui être faites sont effrayantes !

46494560_10155710118526746_6692520308093485056_n

On se délecte des surprises du scénario de Sayaka Mogi qui nous mène en bateau jusqu’à la terrible révélation qui en cache elle-même d’autres ! Les dessins et l’univers créés par la mangaka sont magnifiques de noirceur et le côté mignon de la jeune Charon cache quelque chose de très sombre… Un récit haletant, des dessins sublimes et un univers où la peur et la surprise jouent avec le lecteur vous feront passer un moment délicieusement terrifiant pendant la lecture de SLEEPING CHARON !

Mon avis :

Comment ça « Charon dort » ? Et qui va faire traverser le Styx aux âmes des défunts ? Connaissant l’auteure de « Pupa » également paru chez Komikku, tout est possible. D’autant plus quand on retrouve Mogi Sayaka et ses traditionnelles couvertures aux couleurs psychédéliques. On peut s’attendre à de l’horreur mêlée à la candeur de quelques enfants.

Sans titre 3

De fait, les deux protagonistes principaux ne doivent pas avoir plus de 10 ans. L’un est un garçon provenant de la masse grouillante et gluante des morts marchant tous en direction d’une gigantesque bâtisse de style colonial ; l’autre est une fillette joyeuse et pleine de vie : Charon ! Loin d’être endormie, l’enfant sautille dans chaque pièce du manoir, entraînant à sa suite le gamin amnésique et quelques ombres noires lui servant de camarades de jeux.

Si jusque-là, le lecteur doutait encore du lien à faire avec la mythologie grecque, il lui suffira de savoir qu’une des âmes noires côtoyant Charon n’est autre que Cerbère, le chien des Enfers, pour enfin comprendre… et en même temps commencer à se poser mille et une questions : qui est le garçonnet sauvé de la masse grouillante au dehors ? Quels secrets se cachent dans la cave ou encore dans la bibliothèque ? Et pourquoi la mort, sous l’apparence d’une gelée visqueuse noire s’emparant des défunts, disparaît-elle au contact de la lampe dont Charon ne se sépare jamais ?

Sans titre 1

Autant dire qu’il s’agit ici d’un premier tome aussi intriguant que perturbant… voire perturbé. Ce n’est pas tous les jours qu’on croise le nocher de la mort sous les traits d’une petite fille – quoique, dans « La fille des Enfers », la grande faucheuse ne devait pas être beaucoup plus âgée. Difficile donc de se mettre dans le bain de ce manga qui s’annonce pourtant aussi glauque que son prédécesseur « Pupa » susmentionné.

En découvrant les noms de quelques-uns et en lisant le passé de quelques autres, il y a fort à parier que l’intrigue se veut tonitruante, mais comment imaginer de telles personnalités de la mythologie avec des volants et des nœuds papillons dans les cheveux ? La candeur émanant des protagonistes principaux et le style de dessin proche des personnages « chibi » caractéristiques de l’infantilisation des héros aussi sombres soient-ils, ont de quoi laisser perplexe… mais également curieux.

Sans titre 4

En une série de trois tomes, Mogi Sayaka a bien réussi à bluffer son lectorat, alors pourquoi pas nous surprendre ici en mêlant mythologie, horreur et enfantillage ?!

Affaire à suivre…
ShayHlyn.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :